A titre d’info, ils sont juifs et ils sont contre la proposition.
"Qui sommes nous : l’UJFP est née en 1994 de la volonté d’une paix
juste au Proche-Orient, c’est une association juive laïque rassemblant
des adhérents aux histoires et aux parcours divers et fermement attachés
au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes."
"La proposition de loi de la députée Caroline Yadan vise à criminaliser
les critiques de l’État israélien et sa politique en instrumentalisant
la lutte contre l’antisémitisme. Elle entend forcer les milieux
académiques, médiatiques et citoyens à l’autocensure alors même que la
survie du peuple palestinien n’a jamais été autant menacée."
Bonjour Fergus, sans entrer dans les détails juridiques qui varient selon les catégories de population et les zones, avant même cette décision, la justice appliquée aux Palestiniens n’est pas la même que pour les Israéliens, si ces derniers ont droit à une justice normale, les Palestiniens sont soumis à une justice administrative et militaire, c’est à dire qu’ils n’ont pas droit à des procès équitables, qu’ils peuvent être retenus indéfiniment sans connaitre ce qu’on leur reproche, soumis à des mauvais traitements, et que cela concerne également les enfants.
Dans le système juridique militaire il n’y a pas de séparation des pouvoirs, législatif, juridique et politique sont concentrés entre les mains du commandant militaire de la région.
Pour exemple en Cisjordanie les colons ont affaire à la justice civile, les Palestiniens à la justice militaire.
Certes la religion est une affaire intérieure, mais dès qu’il y a une collectivité l’aspect organisationnel, disciplinaire, puis politique intervient.
Cependant il y a plusieurs modes d’organisation, on peut dire que le christianisme en a trois, centralisme avec le catholicisme, multipolaire avec l’orthodoxie (qui correspond au stade des grands patriarcats) puis plus décentralisé et « démocratique », mais allant vers l’éclatement, encore l’évangélisme, éclatement c’est à la fois éclat lumineux et dispersion, perte.
Dans l’islam la centralité est exprimée par trois concepts différents, l’unité divine, al ahad, l’un , qui serait celle du point, et qui a un centre de gravité unique, correspondant bien à une organisation extérieure de type hiérarchique, et l’unicité, al wahîd, qui est la présence divine dans la multiplicité, qui n’a pas besoin d’un centre unique, on peut dire aussi que chaque individu dans sa singularité est aussi un reflet de l’unité divine, ici il y a un troisième nom divin, al fard, qui est la singularité, singularité des êtres, des événements, aucun n’étant strictement reproductible. et témoignant à sa façon du mystère.
Il y a un livre, il y en a d’autres, celui ci est célèbre, qui bien que romancé décrit très bien les deux périodes, celle de la Révolution Culturelle et celle de l’enrichissement capitaliste
"A travers ce couple de “faux” frères, c’est près d’un demi siècle
d’histoire chinoise qui défile sous nos yeux, des années 1960 et 1970,
marquées par la répression morale et les atrocités politiques, à
l’époque contemporaine, où les énergies individuelles se libèrent dans
un désordre épique. Le “loser” et le “battant” résument à eux seuls une transition vécue par des millions de Chinois dans la fièvre et le désarroi".
Des comme Brothers passent par une censure éditoriale en amont : l’éditeur doit obtenir une autorisation de publication. Certains passages jugés trop sensibles (violence politique, sexualité, satire trop explicite) peuvent être modifiés, atténués ou supprimés.
Ensuite, il y a une pression diffuse : les auteurs savent qu’ils ne doivent pas franchir certaines lignes (critique frontale du Parti, événements comme Tiananmen Square protests of 1989). Yu Hua joue souvent avec cette limite, en utilisant l’humour, l’exagération ou le grotesque pour contourner les interdits.
Il peut aussi y avoir des restrictions de diffusion : tirages limités, promotion discrète, ou absence dans certains circuits officiels si une œuvre dérange.
Enfin, la réception en Chine peut être encadrée : critiques prudentes, débats limités. Mais contrairement à des auteurs plus directement politiques, Yu Hua reste publié, lu et relativement toléré, car sa critique passe par la fiction et la satire sociale plutôt que par un discours explicitement dissident.