Passionnant, merci !
Ce pays que j’aime beaucoup n’arrête pas de me surprendre. Mais heureusement qu’il y a encore des "coglioni" pour raser Berlusconi
Je signale aussi le cas de la LOGSE en Espagne, bien qu’elle présente une gravité moindre par rapport au cas que vous nous faites connaître.
Je taquine un peu Villach sur la pente trop facile du moralisme rétrospectif dans laquelle il se laisse aller. C’est mon principal reproche.
(pour le reste, comme ce n’est pas une analyse d’images, "l’intericonicité" sert juste de petite pique).
Sénèque était un homme richissime mais ça ne semble déranger personne de nos jours ; c’est même un fait trop souvent oublié. Et d’ailleurs, ça ne posait aucun problème à l’époque.
Paul Villach aurait pu se servir des analyses de Paul Veyne sur la pratique "énigmatique" qu’était l’évergétisme. Veyne adore pourtant suggérer des cas de figures possibles entre le monde antique et moderne ; et il le fait avec succès.
On aurait eu droit à un article au-delà du bien et du mal.
Avec un peu d’histoire et de sociologie, Paul Villach aurait pu (nous faire ) voir comment marchent les fondations et les organisations caritatives et philanthropiques aux Etats-Unis.
Je veux dire par là, toute la différence qui existe entre des organismes américains et des organismes européens, en y incluant le prisme déformant qu’un esprit "continental" peut induire et faire partager.
C’était pourtant le minimum que l’on peut attendre d’un article si l’on veut aller plus loin que la simple indignation vertueuse, ou une inutile variante de moralisme "fabuleux".
Bien que je n’apprécie Wiesel que moyennement (à cause du lien discutable entre sa stature morale et certaines de ses positions politiques), je trouve le titre racoleur.
Pour quelques dollars de plus, on aurait peut être eu : Elie Wiesel est-il Shylock ? (intericonicité non fournie)