@olivier cabanel toujours est-il que, depuis l’apparition du nucléaire,
la prolifération de cette chimie a suivi la même courbe que la
prolifération des cancers... merci qui ?
Elle est concomitante avec le développement des dispositifs de diagnostic, classant comme cancer à la fois les nodules nocifs et bénins. Il s’agit du « screening effect »lisez le rapport de Jaworowski, page 39.
La hausse des cancers a été observée dix ans avant Tcherno à l’ouest, puis après Tcherno à l’Est, le temps qu’ils s’équipent eux aussi, alors qu’ils avaient des centrales depuis aussi longtemps que nous.
Cela devrait titiller votre sagacité.
Le nucléaire est bien évidemment dangereux à contrôler et il faut le craindre, mais dans la mesure du raisonnable. Il nous impose d’être humbles à son égard, exactement comme le feu (Sainte Barbe est le patron des pompiers et des ingénieurs atomistes).
Voyez les Russes qui ont maîtrisé la génération IV, suite à notre forfait (politique) de 98 malgré notre avance considérable dans le domaine. Je suis jaloux des gouvernements audacieux.
@Julien S Merci pour m’avoir fait découvrir Eddington !
C’est la raison pour laquelle je lis les publications scientifiques car, comme toute autre lecture, c’est se hisser sur les épaules de ceux qui se sont grandis par leur travail.
Vous savez, j’ai toujours été un écologiste passionné et convaincu, antinucléaire, proéolien etc...Puis j’ai intégré le monde du travail, lu les travaux de confrères, compris et comparé les technologies...et c’est en regardant le tableau de prés que l’on se rend compte de ses imperfections voire de sa véritable laideur.
La vérité sur le nucléaire est extrêmement dérangeante, tant au niveau de sa dangerosité, les études ci-dessus me rendent moi-même perplexe, que des motivations primordiales des gens qui le combattent (Albert Wohlstetter, le véritable « docteur folamour » stratège de la RAND excusez du peu, opposé à une énergie aussi abondante car elle entraînerait bien être et développement de la population...les gluants Paul Emerich, Margaret Mead ou Maurice Strong...de l’écologie sur laquelle personne n’ose faire de dossier fouillé).
Au bout du bout, quand vous accolez « l’urgence climatique », le rejet de l’atome et le gloubiboulga new age du village global cher au coeur de nos amis libéraux (pas de frontières, pas de cultures, nature divinisée), vous obtenez un discours très simple : l’énergie est rare, chère et hors de portée du bas peuple, donc pour sauver la planète, vous devez être stérilisés.
Pour exemple, si le sinistre Gauchet a pu tenir un discours entièrement malthusien et totalitaire sur la stérilisation des français (« de souche », c’était le petit plus) au nom de l’écologie, ça n’a ému personne. Ca en dit long sur la dissonance cognitive et la docilité de la population.
Le problème déborde bien évidemment de la sphère énergétique. Lorsque certains condamnent mes commentaires plus haut qui ne sont que des publications scientifiques officielles, relues et approuvées par des pairs, ça signifie finalement que le fond du problème, ils s’en fichent.
Du début du nucléaire jusqu’aux années 2000, nos seules connaissances sur l’impact des radiations sur les organismes étaient les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki. En sont nées les CIPR qui ont fixé les normes permettant de calculer les doses équivalentes (qui sont fonctions du type de rayonnement et de l’organe touché).
Or, on sait aujourd’hui qu’il n’y a aucun rapport entre une irradiation brutale et une irradiation lente et continue. La radiophobie née de la culture populaire de ces cinquante dernières années a fait le reste.
Il faudra beaucoup de temps pour que les mentalités évoluent.
Nous avons totalement surévalué l’impact des radiations nucléaires sur la santé, la CIPR de 1959 basée sur la LNT (linear no threshold) est complètement fausse. Les milliers de cancers attendus en Europe de l’est N’ONT PAS EU LIEU.
Les travaux du Dr Zbigniew Jaworowski, responsable de la gestion du désastre par le gouvernement Polonais en 86 a effectué un travail sans appel :
Les travailleurs du nucléaire et victimes d’expositions (naturelles ou non) ont en moyenne 30% de cancer en moins que le reste de la population, en vertu du phénomène de renforcement cellulaire d’hormésys.
La peur du nucléaire civil est au mieux un fantasme, au pire une manipulation.