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docdory

docdory

Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

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  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 7 septembre 2012 21:56

    @ Luc-Laurent Salvador 

    Le monde des années 2000, tel qu’on l’imaginait en 1968, était un monde plein d’espoir, de découvertes , d’expansion de l’humanité dans le système solaire. 

    Une oeuvre cinématographique résume à elle seule l’idée qu’on se faisait en 1968 de l’an 2000, c’est le film « 2001 Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick.
    Les scènes de ce film dans lesquels on voit l’allignement lune ,Terre Soleil rappellent étrangement les célèbrissimes photos de la Terre se levant au dessus de la surface lunaire, prises par les astronautes Borman, Lovell et Anders lors du premier vol circumlnaire de la mission Apollo 8 de décembre 1968 ( le film était sorti un peu avant ). Quelques mois plus tard, c’était la première mission lunaire ( Apollo 11 ) avec Armstrong, Aldrin et Collins.

    En 1968, même les plus pessimistes des experts et des futurologues étaient certains que la première mission habitée vers Mars aurait eu lieu vers 1992 au plus tard ( beaucoup la pressentaient entre 1978 et 1985 ), et les premières missions vers les satellites de Jupiter en 2010 ou 2020.
     Evidemment, personne ne pensait malgré tout que des vaisseaux spatiaux aussi perfectionnés que le Discovery auraient été inventés. Tout le monde à l’époque pensait qu’une base lunaire permanente ( certes pas aussi sophistiquée que celle de Clavius ) aurait existé dès le milieu des années 80 ! Quant à la station spatiale circumterrestre du film 2001, elle paraissait à l’époque très plausible ( ça avait une autre gueule que la station spatiale internationale ! )

    Par contre , personne en 1968 n’aurait imaginé que le monde de l’an 2000 ( y compris,hélas les USA ) soit un monde ravagé par la crise économique, les guerres, la famine et les désastres écologiques, ni par le le fanatisme religieux comme l’est notre monde actuel. Personne ne doutait à ce sujet de la victoire par KO du rationalisme sur la superstition et l’obscurantisme. 

    Ayant vécu le début de mon adolescence à l’ époque du premier alunissage et voyant le monde tel qu’il est devenu, une question sombre me taraude depuis l’an 2000 : qu’est-ce qui a merdé , et comment ça a pu merder à ce point ???



  • docdory docdory 7 septembre 2012 19:46

    @ Calmos

    Je vais vous expliquer en revenant à l’échelle de ma bonne ville de Rouen.
    Ce palais des sports Kindarena qui fait l’objet de l’article a coûté 52,4 millions au contribuable. Or , l’agglomération de Rouen présente une caractéristique très désagréable, c’est d’avoir un réseau de pistes cyclables consternant : certes, il existe dans de nombreuses rues de l’agglomération des voies théoriquement réservées au cyclistes, mais qui ne sont nullement en site propre, ce qui fait que la ligne discontinue qui les délimite est à peine visible ( en particulier par temps de pluie ) et que les voitures et camions mordent allègrement sur la chaussée théoriquement réservée aux cyclistes. Il n’existe dans l’agglomération que deux zones cyclables dignes de ce nom , l’une entre le rond point des Bruyères et le Zénith, et l’autre dans la banlieue aisée de Mont Saint Aignan.
    Evidemment, ceci ne permet en aucun cas par exemple d’aller à son travail en vélo en toute sécurité.
    Or, pour 54 millions d’euros, il y aurait eu largement de quoi doter l’ensemble de l’agglomération d’un réseau de voies cyclables permettant aux gens d’aller travailler en vélo.
    Or, qu’est-ce qui favoriserait le plus la santé des citoyens rouennais : des déplacements quotidiens domicile travail en vélo, ou bien un palais des sports permettant aux rouennais de rester deux heures assis à regarder un match de tel ou tel sport ?
    Que fait le ministère des sports sinon de dépenser son considérable budget au profit exclusif ou presque du sport de haut niveau ? Si l’exercice quotidien est très bénéfique pour la santé, il n’en est certainement pas de même du sport de haut niveau. Il suffit pour s’en convaincre de regarder l’état actuel du boxeur Cassius Clay (a.k.a. Mohamed Ali ).
    Par ailleurs, le sport de haut niveau est le règne du dopage. Le dopage a toujours des longueurs d’avance sur la lutte anti-dopage, et donc il est fort possible que de nombreux médaillés des JO 2012 aient été dopés par des techniques actuellement indétectables.
    A mon avis, le budget du Ministère des sports devrait se résumer à celui de la lutte anti-dopage, le sport de haut niveau devant maintenant être considéré comme une entreprise privée et purement lucrative ( l’idéal d’amateurisme de Pierre de Coubertin a fait long feu depuis longtemps ).
    Par conséquent, pourquoi devrait il y avoir un ministère pour financer une activité à but purement lucratif comme le sport de haut niveau ? Laissons aux sponsors privés le soin de financer cette activité privée.



  • docdory docdory 7 septembre 2012 18:03

    @DenisSzalkowskiLa véritable question est la suivante : Rouen, modeste ville de 106 000 habitants au sein d’une agglomération de 450 000 habitants avait-elle besoin de dépenser 52,4 millions d’euros pour un palais des sports ?

    Ça fait quand même plus de 100 euros par habitant de l’agglomération pour cette coûteuse fantaisie.


    Il y avait déjà des équipements sportifs surabondants dans la ville et dans l’agglomération ( une piscine olympique à Rouen et plusieurs autres dans l’agglomération, une patinoire olympique, divers grands stades ( Robert Diochon, Mermoz, le stade Saint Exupéry, le grand stade de Sotteville-lès-Rouen, le Gymnase des Cotonniers et j’en passe ... ). On ne voit donc guère l’utilité de ce dispendieux palais, surtout dans une ville où l’intérêt pour le sport n’est peut-être pas la caractéristique principale des citoyens !


    Les 4,6 millions d’euros qui seront fournis par la société Ferrero ne sont qu’une goutte d’eau dans la mer du coût pharaonique de cet édifice et du coût astronomique de fonctionnement annuel de cette structure. Mais c’est quand même mieux que rien.


    Alors que ce palais des sports s’appelle « kindarena » au lieu de rejoindre la cohorte des stades « Pierre de Coubertin » « ou »Jacques Anquetil" , peu me chaut !


    Une question annexe mais qui mérite d’être posée : et si l’on supprimait le ministère des sports ? Il semblerait qu’il ait coûté 430 millions d’euros à l’état en 2011. Est-ce bien raisonnable ?





  • docdory docdory 7 septembre 2012 16:18

    @ Antoine Diederick

    Il y a quelque chose que je ne comprends pas chez les adeptes des religions circonciseuses.
    Pourquoi nombre d’entre eux tentent-ils de faire rembourser par la sécurité sociale, c’est à dire par les cotisations sociales des non-adeptes de leur religion, une coutume spécifique à leur religion ?
    A t-on déjà vue des catholiques tenter de se faire rembourser par la sécurité sociale les hosties et les aubes de communiants ? Non, bien sûr !
    A t-on également déjà vu des bouddhistes tenter de se faire rembourser par la sécurité sociale l’achat de moulins à prière, ou des adeptes du vaudou se faire rembourser les poulets à sacrifier ? Non, bien entendu ! Les raëliens ont-ils réclamés de faire rembourser par la sécu leurs tentatives de clonage humain ? Non, et pourtant ils pourraient alléguer d’avoir besoin de médecins pour mener à bien cette procédure, qui pour eux est un des fondements de leur religion.
    Donc, il faudra bien un jour que les adeptes des cultes circonciseurs se posent honnêtement la question : de quel droit s’autorisent-ils à magouiller pour faire rembourser par les autres assurés sociaux leurs cruelles pratiques cultuelles ?



  • docdory docdory 7 septembre 2012 14:51

    @ Antoine Diederick

    Merci du lien.
    Il y a chez certains urologues français une façon indirecte de contourner la législation sur la fraude à la sécurité sociale : ils demandent au parents d’amener une lettre du médecin traitant disant que leur enfant souffre de phimosis, et ensuite font rembourser l’opération par la sécurité sociale, en montrant la lettre au médecin conseil en cas de contestation.
    Autrement dit, ils refilent la patate chaude aux généralistes dont certains vont céder abusivement aux pressions familiales en attestant par lettre l’existence d’un phimosis imaginaire ( en particulier ceux qui ont une opinion religieuse en faveur de la circoncision ).
    Inutile de dire que j’ai toujours refusé d’entrer dans cette combine.
    Il conviendrait que l’Ordre des médecins tape du poing sur la table, comme il l’avait fait lorsqu’il avait pratiquement interdit aux médecins de rédiger des certificats de virginité.
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