Ras le bol des repentances tous azimuts. Nous y sommes devenus des champions. Bientôt la France devra se repentir d’exister encore.
On supprime même notre Histoire par repentance : on ne parlera plus de Louis XIV qui a rédigé le Code Noir et guerroyé dans toute l’Europe. On oublie un peu trop facilement que l’Europe a fait aussi la guerre et que l’esclavage pour l’époque était chose naturelle même si c’est choquant de nos jours. On ne parlera pas non plus de Napoléon. A-t-on demandé au Portugal de se repentir pour avoir transporté des esclaves au Brésil après avoir plus ou moins exterminé les peuples autochtones ; aux Hollandais pour le Surinam ; aux Espagnols pour le Pérou,etc. N’aurait-il pas mieux valu promettre que les descendants d’esclaves seraient traités avec plus d’équité dans notre pays ?
Un génocide est une triste chose, mais pourquoi continuer à se repentir 66ans après alors qu’on ne parle pas du génocide de 1994 ? Celui-la ne doit pas mériter qu’on s’y attarde même si on ne s’y est pas opposé semble-t-il..
Je suis née juste après la guerre. Lycéenne, mon prof d’Histoire nous avait passé le documentaire « Nuit et Brouillard », nous avions tous pleuré. Aujourd’hui , grâce à la repentance, il ne se passe pas une semaine sans qu’on ait à la TV un sujet sur l’holocauste. Je dois dire que ça m’énerve grandement. Qu’on se souvienne périodiquement, oui ; qu’on nous farcisse le crâne toute l’année, non. La victimisation à outrance 66 ans après nous rapproche de la détestation de ce sujet.
De plus des descendants de la 3° ou4° génération qui interviennent sans arrêt auprès des institutions pour faire interdire la parole de nos citoyens m’insupporte encore plus.
Pourquoi Papon n’a-t-il eu qu’une condamnation de pure forme si on voulait vraiment que des responsables se repentent ?
Je suis retraitée, mais j’ai été enseignante jusqu’en 2006. Ce n’est pas la première fois qu’on essaie de faire passer la rétribution au mérite des enseignants. Cette prise de position date des années 80 pendant la cohabitation.
Je me pose la question depuis lors, où va-t-on trouver du mérite aux enseignants ?
Votre histoire de trains n’est pas un bon exemple : le cheminot ,heureux ou non, travaille sur des machines. Son travail consiste à partir à l’heure et à arriver à l ’heure en respectant la réglementation.
Les enseignants travaillent sur de l’humain et les petits humains ne sont pas tous prêts à partir au même moment et l’arrivée risque d’être dispersée quelque soit l’enseignant !
Vous semblez faire partie de cette catégorie de personnes qui pense que la réussite scolaire d’un enfant ne dépend que de l’enseignant, mais qui d’un autre côté, pense aussi que si l’enfant réussi c’est uniquement grâce à son intelligence, mais que si il échoue la faute en revient à l’enseignant qui n’est pas à la hauteur. Vu ainsi, dans les 2 cas l’enseignant n’a aucun mérite.
Le seul mérite de l’enseignant est de transmettre un savoir. Vous ignorez ce qu’est une classe où 30 enfants ne sont pas 30 machines semblables et réceptives.
Le problème des « usagers » de l’enseignement est que le dit « usager voit dans l’école un produit de consommation, ou une garderie gratuite. Quand on vient en classe en »usager", il est évident qu’on attend un service clé en main et sans avoir d’effort à faire par soi-même, comme l’usager de la SNCF ! En tant qu’usager vous ne poussez pas le train, vous vous asseyez et attendez l’arrivée à destination, mais un élève doit faire des efforts pour comprendre et assimiler et il n’y arrive pas en attendant que ça passe.
La réussite scolaire ne dépend pas que de l’enseignant, les enfants y sont pour beaucoup à condition qu’ils en aient l’envie et la possibilité.
Va-t-on donner une prime à un enseignant parce qu’il aura la chance d’avoir une classe d’enfants doués ou lui sucrer une partie de son salaire parce qu’une année il aura une classe d’enfants en difficultés ?
Le monde y perdra certainement si on raisonne comme vous !