Je fais partie des « vieux d’’aujourd’hui », et donc de ceux que vous appelé la « génération 68 ».
Voyez-vous, je ne me sens en rien responsable de tous les méfait que vous attribuez à toute une génération.
- Je n’ai jamais rien fait qui contribue à détruire l’environnement, issue d’une longue lignée de tous petits paysans, je l’ai toujours respectée et admirée.
- Je n’ai pas participé à la destruction de l’école, bien au contraire, j’ai toujours pensé qu’il était plus important de savoir lire, écrire et comprendre que de faire du patin à roulettes ou des jeux de société.
- Je crois qu’il y a toujours eu une immigration et qu’elle n’est devenue problématique que parce qu’elle n’a jamais été organisée intelligemment. Par ailleurs, la Xénophobie est le degré zéro de l’intelligence.
- Je n’ai pas délocalisé les industries, ni bâillonné les chercheurs.
- Je déteste les lotissements, les villes nouvelles qui disparaîtront sans laisser de traces au point que de lointains descendants se demanderont si nous ne vivions pas dans les arbres en 2000 ! - Personnellement, je n’ai rien emprunté que d’autres devront payer.
- Je parle français sans employer d’anglicismes, mais il y a peu d’auteurs français de valeur à notre époque et la plupart disparaîtront avant la fin de ce siècle.
Je suis donc de cette génération que vous maudissez mais je n’ai jamais eu le moindre pouvoir, je n’ai détruit ni la nature, ni l’école, ni l’industrie, ni la langue , ni la culture. Encore moins les jeunes pour de l’argent. J’ai travaillé comme beaucoup en tirant souvent le diable par la queue car mon salaire n’a jamais été mirobolant. Et ma retraite encore moins !
Parler de la « génération 68 », en mettant tout le monde dans le même panier, pour lui reprocher tous les malheurs que vous pensez subir de leur fait est pure stupidité.
Prenez-vous en au politiques qui ont été au pouvoir depuis 1968 et vous constaterez que vous trouvez pratiquement personne de cette génération au pouvoir. Pompidou, Giscard, étaient-ils des gens de 68 ? Je ne me rappelle pas avoir vu Mitterrand ou Chirac sur les barricades. Conh Bendit, Sauvageot et Krivine ont-ils été présidents ?
Je vous remercie donc de me souhaiter de crevez parce que vous manquez considérablement de réflexion.
Quel est l’avantage de vivre vieux si c’est pour vivre dans la misère ?
Les économistes nous disent sans rire que les retraités sont riches parce que leur pension est passée de 380 € à 480 € !
La démographie a bon dos. Si tous les jeunes qui cherchent du travail et tous les + de 50 ans qu’on met à la retraite d’office avaient un emploi, les cotisations seraient assurées et le problème des retraites ne se poserait pas. Mais que les patrons seraient gênés !
Le sport est devenu la panacée sensée résoudre pratiquement tous les problèmes d’éducation et de société.
Dans la politique de la ville, on vous dira qu’il faut construire des ensembles sportifs qui empêcheront les jeunes sans travail des cités de traîner en bandes.
Et, oui ! Tous ces jeunes oisifs contraints remplaceront 8 heurs de travail par du sport ,et leurs loisirs devront être encore sportifs. Le seul problème, c’est que faire du sport ne remplace pas un métier et ne rapporte pas un centime sauf si l’on est un athlète de haut niveau. Pourquoi dès lors ne penserait-on pas que le sport intensif à l’école peut remplacer toutes les autres acquisitions ?
Il est désolant d’entendre tous ces enfants et ces jeunes dire qu’ils s’ennuient à l’école. Personne ne semble prendre en compte ce qu’est l’enfance. Je ne connais aucun enfant qui de lui-même s’inflige ce que l’on peut considérer comme un travail ; son esprit est tourné naturellement vers le jeu, la distraction. Il est donc évident que la contrainte d’écouter un enseignant en classe est un facteur qui le pousse à ne pas s’intéresser à ce qui se passe en sa présence. La société, à travers des parents qui accèdent à tous les désirs des enfants, y est pour beaucoup. On nous rebat les oreilles du fait que les enfants et les jeunes d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes que ceux d’autrefois, qu’ils savent tellement plus de choses que ceux qui les ont précéder qu’ils ont pratiquement la science infuse. Alors pourquoi aller à l’école ? Le pire est qu’ils croient en savoir autan que les adultes, même si ce qu’ils pensent savoir est erroné ou fragmentaire.
En 40 ans le niveau a beaucoup baissé et ce n’est pas le sport qui le fera remonter !