Ouai, enfin, Cohen, depuis le début de la « crise grec », dit tout et son contraire. Il parle à la fois des dangers des politiques d’austérité et de la nécessité de réduire les dépenses publiques, et ne semble pas relever la contradiction.
Je n’ai pas vu l’émission et je ne sais pas ce qu’il y a dit, mais il est possible qu’il commence à mettre un peu d’ordre dans ses idées.
Mais bon, étant donné que c’est un des gars qui a organisé la privatisation de la Société Générale sous le règne de Sa courtoise Suffisance (les fameux « noyaux durs »), et qu’il y a gagné un jeton de présence à son conseil d’administration, j’ai des doutes sur la sincérité du bonhomme. Ça expliquerait son attitude ambiguë d’ailleurs : L’économiste compétant sait que l’austérité, c’est la quata, et le lobbyiste doit défendre l’idée du remboursement de la dette quel qu’en soit le coût social.
Il ne vous a jamais effleurer que si tout le monde en Europe faisait des efforts pour augmenter sa « compétitivité » par la baisse des salaires et ces fameuses réformes dont on nous rebat les oreilles depuis 30 ans, le gain de compétitivité relative pour chacun serait nulle ?
Et c’est bien pour ça que la « concurrence libre et non faussée » et l’absence de politique sociale à l’échelle européenne est une catastrophe : les revenus et le niveau de vie moyen de tout les pays chutent, générant une crise de la dette publique et privée, et personne n’en tire aucun bénéfice (à part les gros tunés qui s’aménagent des rentes confortables sans rien faire)... Le libéralisme et la déréglementation conduisent au désastre, comme ils l’ont toujours fait chaque fois qu’ils ont été appliqués depuis Turgot.
Arrogance française ? Ce que je constate surtout, c’est l’incroyable arrogance allemande ! Complètement bouchés à l’émeri les casques à pointe ! La politique qu’ils imposent à l’Europe depuis 3 ans de crise est un désastre évident, et ils continuent de vouloir l’imposer envers et contre tout ! C’est bien eux le problème en Europe, pas la Grèce ou le Portugal ! Sans eux, bien des aspects de la crise aurait été réglé depuis longtemps.
Le problème de l’Allemagne, c’est sa démographie catastrophique, qui l’a transformé en pays de rentiers qui tire sa rente du reste de l’Europe. Ils ne lâcheront rien là-dessus parce qu’ils ont besoin des rentes des retraites par capitalisation pour leurs vioques de plus en plus nombreux et qui vont être encore plus nombreux dans l’avenir. Rien à voir dans son attitude avec un prétendu blocage psychologique des Allemands dû à l’inflation catastrophique pendant la république de Weimar. C’est une politique délibérée, cynique et assumée d’un pays vieillissant, et ça va pas s’arranger de ce côté là. Je pleins les jeunes et les pauvres Allemands, déjà fortement sollicités eux aussi.
Quant à « C dans l’air », je ne regarde pas cette émission de propagande néolib depuis longtemps... mais si même eux, Elie Cohen et consort, commence à dire que le serrage de vis généralisé n’est pas la solution, c’est que la situation est vraiment préocupante !
« D’autre part, on doit dès maintenant chercher à concilier l’approche de la physique quantique et de la physique traditionnelle. »
Comprends pas... En quoi la physique quantique n’est pas traditionnelle, cad unanimement acceptée comme rendant compte des phénomènes observables (c’est ainsi il me semble que je devrais traduire votre approche), jusqu’à preuve du contraire ?
Maintenant, si vous faites allusion aux difficultés théoriques qui émergent aux points de contacts entre les théories quantiques et relativistes, je me permettrai de vous signaler que :
_La mécanique quantique à toujours eu raison de la relativité (tout en constatant que, évidemment, la relativité est dans ces cas très au delà de sa limite de validité, donc que, par exemple, le paradoxe EPR ne la remet pas formellement en cause). _Il est très étrange que vous écriviez ça, justement parce que, là où les « points de contacts » sont douloureux, expérimentalement, c’est la méca Q qui opère. On le sait depuis bien longtemps.
Bon, bien sûr, la remise en cause de la relativité si ces résultats sont confirmés, est absolument radicale, mais je trouve cette phrase étrange... Il n’y a pas une relativité « rigoureuse » et une physique quantique « non traditionnelle »...
Vous avez tord, dans le sens où le fait que de la défense d’Arno Klarsfeld au cours du procès Barbie a été reconnu et dénoncée comme ridicule et grotesque par les victimes elles mêmes. L’avocat à roulette qui n’alignait pas deux mots sans bafouiller, et n’apportait aucun élément concret. J’ai entendu récemment sur France Q une émission qui en parlait. Les braves gens qui attaquaient Barbie en étaient au point de clamer haut et fort : « Faites le taire ».
C’est curieux quand même, tous ces avocats qui ne savent pas s’exprimer (tout comme notre bon maître), alors que c’est quand même la base de leur métier.
Personne n’a jamais mis en cause les théories élaborées depuis 1920 parce que personne n’a eu d’élément empirique pour le faire. C’était difficile d’élaborer des théories qui permettent de rendre compte des découvertes de ce temps là, ça a été fait, et les résultats expérimentaux collaient jusqu’à aujourd’hui.
Ce résultat sur les neutrinos (s’il est confirmé, encore une fois), remet complètement en cause ces théories... donc, si c’est confirmé (et seulement si), tout le monde (des physiciens) va tomber à pieds joins dans le plat !
Les équations qui décrivent les trous noirs sont compliquées, elles sont justement contestées par beaucoup parce que personne n’a jamais vu de trous noirs (et pour cause...). Il y a des observations indirectes contestées légitimement par certains, pas de preuves directes (même si le consensus scientifique est plutôt en faveur de leur existence, puisque c’est conforme aux théories qui sont vérifiées par l’expérience chaque jour que Dieu fait).
Mais ça n’a rien de débilitant, et ce n’est pas le pire de la physique mathématique, loin de là.
Si vous voulez parler de physique mathématique sans lien avec la réalité empirique, parlez des théories des cordes (il y a autant de théories des cordes que de matheux qui bossent la dessus). Il est possible que certains des mathématiciens qui bossent la-dessus aient raison, mais il faudra qu’ils le prouve expérimentalement. Les maths ne suffisent pas.