Non. L’État contrôlait l’émission monétaire. Et la contrôle toujours d’ailleurs, même si c’est aujourd’hui par intermédiaire de la BCE.
Vous pouvez avoir des politiques monétaires expansives et inflationnistes (pour favoriser l’emploi, l’investissement et la croissance), par des taux d’intérêt faibles, ou des politiques monétaires restrictives en privilégiant uniquement la lutte contre l’inflation. Toutes ne font ni plus, ni moins que de faire tourner la planche à billets de façon plus ou moins rapide.
C’est un peu naïf de croire que parce que l’émission monétaire est, de façon assez formelle, passée du public (la banque centrale) au privé (les banques par l’intermédiaire des taux d’intérêt demandé par la BCE) que ça change quoi que ce soit dans le principe. C’est de l’émission monétaire, que ce soit par le public ou par le privé. Un sou est un sous, du point de vu macroéconomique, c’est pareil. Et c’est aujourd’hui entièrement contrôlé par les taux d’intérêt directeur de la BCE, BCE qui a pour principe fondamental de lutter contre l’inflation, donc de restreindre l’émission monétaire. Et de l’émission monétaire c’est de la « planche à billets ».
Et c’est bien normal : une économie a besoin d’avoir assez de liquidités pour les échanges de biens et de services. S’il y a de la croissance, on a besoin de plus de liquidités (plus d’échanges de biens et de services). Et ça va sortir d’où ce pognon ? On va creuser plus de mines d’or ? Non, on émet de la monnaie. C’est la « planche à billets », expression assez stupide, depuis que l’on a abandonné la « relique barbare », l’étalon or, bien avant Nixon, au XIXème siècle de fait. Puisque ça fait bien longtemps qu’il n’y a pas assez d’or et de métaux précieux pour assurer les échanges économique, il faut bien imprimer des billets pour assurer ces échanges. Sinon, c’est la crise de liquidités.
L’hyperinflation et le bordel économique qui l’accompagne survient lorsqu’une politique économique tante de résoudre des problèmes qui ne peuvent pas être résolus par émission monétaires en émettant de la monnaie.
Ou bien, comme l’Argentine des années 90, qui voit sa monnaie s’effondrer parce qu’elle a décidé une parité un Pesos = un Dollar. Qui veut encore des Pesos ? Personne... Et donc, le Pesos ne vaut plus rien.
Ou la fameuse République de Weimar (notez que ça, c’est l’hyperinflation : jusqu’à 1000% par jour !), qui fait délibérément tourner la planche à billets pour payer ses dommages de guerre en monnaie de singe.
Sinon, dans une économie normale, si on ne veut pas trop d’inflation, on émet de la monnaie, en gros, à hauteur du taux de croissance. Sinon, c’est la cata : la déflation, la crise de liquidité. Les gens n’ont pas assez d’argent pour les biens et services proposés. Ce qui s’est passé juste après la crise de 29 et les réponses (stupidement) déflationnistes qui lui ont été apportées (Laval en France, Hoover aux USA, Brüning en Allemagne).
Et, comme je l’ai signalé auparavant, l’émission monétaire (un peu) au dessus de l’inflation apure naturellement les dettes, et augmente la croissance, si on n’a pas de liberté de circulation des capitaux... Ce qui n’était pas le cas dans les année 50 à 70, et qui, grâce à ces gros débilos de libéraux, est le cas aujourd’hui.
Sauf que l’équilibre budgétaire était obtenu à cette époque grâce à la planche à billets...
Non, la planche à billet ne conduit pas toujours à l’hyperinflation, elle peut tout à fait conduire à une inflation raisonnable qui a fait la prospérité des classes populaires et moyennes des années 1950-1970 (les « Trente Glorieuses »).
Une inflation raisonnable, de l’ordre de 10% par an, avec des salaires indexés, ça veut dire que si vous vous endettez pour acheter une maison ou une voiture neuve, votre dette perd 10% par an, alors que votre salaire ne baisse pas... Demandez vous comment autant de personnes très modestes sont devenues propriétaires à cette époque ? Endettez vous dans ces circonstance sur 15 ans pour acheter une belle maison, et calculez vos mensualités en pourcentage de votre salaire au bout de 10 ans... vous ne payez presque plus rien ! A 10% d’inflation, au bout de 10 ans vos mensualités représentent 35% (0,9 à la puissance 10) de vos mensualités initiales !
Cette inflation, en créant ce que Keynes appelait une « monnaie fondante » force aussi l’investissement productif des détenteurs de capitaux. Sans quoi leur capital fond...
Le moteur économique des « Trentes Glorieuses » : un endettement des classes populaires et des classes moyennes bouffé par une inflation raisonnablement faible, et un investissement forcé par la même inflation des feignasses de capitalistes... Le tout grâce à une planche à billets imprimant délibérément à une cadence raisonnable.
Les libéraux ont foutu tout ça par terre en promouvant le libre échange et une monnaie forte. Là, on est au milieu des années 70...
La lutte antisoviétique qui a précisément été mené par l’OUN et personne d’autres. Et ce n’est pas un problème ? Et pourquoi donc cette « lutte » contre l’Union Soviétique serait aussi valorisée ? L’Ukraine a très largement profité de l’URSS après Staline, la plupart (pour ne pas écrire quasiment tous) les dirigeant de l’URSS étaient ukrainiens. L’Ukraine a bénéficié d’excellentes infrastructures et d’industries de pointe, et n’a pas plus souffert de l’URSS que la Russie ou d’autre républiques.
Les partis d’opposition ont été interdits bien avant 2022. En 2014.
Tragédie de rue bilatérale ? Vous vous moquez du monde ! Les manifestants à la maison des syndicats sont statiques, ils protestent depuis des jours SANS BOUGER contre l’interdiction de plusieurs partis politiques dont le parti communiste. Les attaquants viennent en bus de l’ouest du pays et attaquent des gens qui y sont depuis des jours et n’ont pas bougé ! Ils sont venus pour ça ! Les images que l’ont peu trouver sur YouTube et ailleurs sont édifiantes.
Il y a eu des bagarres de rue avant, parce que tous ces gens qui débarquaient de Lvov pour en découdre, ça n’a pas plus à beaucoup d’odessites, mais ça ne concernait pas les gens retranchés à la Maison des Syndicats qui ne savaient pas qu’ils étaient la cible.
La guerre du Donbass est déclenchée par les nationalistes au pouvoir. Les nationalistes ont le pouvoir et envoient l’armée contre les populations civiles de l’est et du sud du pays. Personne n’étaient armés dans le Donbass, dont les habitants protestaient en nombre contre le coup d’État et l’interdiction des partis pour lesquels il votaient en très grande majorité.
Votre façon de raconter les histoires qui vous arrangent comme elles vous arrangent, chacun a pu la constater dans vos compte rendu et commentaires, toujours, systématiquement, biaisés en faveur des néoconservateurs. Les histoires à dormir debout que l’on vous raconte, vous les croyez, que ce soit sur la Russie et l’Ukraine, sur la Palestine, etc.
Pourquoi Bandera et Choukhevitch ont chacun une avenue portant leurs noms à Kiev ?
Faible score des ultra-nationalistes aux élections, fort bien. Mais c’est oublié que tous les partis qui leur étaient hostiles ont été interdits. Une vingtaine de parti politiques interdits en Ukraine depuis 2014, tous les partis de gauches interdits.
Pourquoi les manifestations commémorant la victoire de 1945 sont interdites dans toute l’Ukraine ? Pourquoi des monuments commémorant les victoires de l’Armée Rouge ont-ils été démantelés dans tout le pays ?
Les Polonais s’énervent aujourd’hui, parce qu’il est question de créer à Kiev un panthéon à la française pour les « héros de l’indépendance ukrainiennes », c’est à dire les membres de l’OUN-UPA, qui, en plus d’avoir massacré des Juifs, des Roms, etc, ont massacré des dizaines de milliers de Polonais. Ultime provocation, Zelensky a décidé d’appeler une unité ukrainienne « Héros de l’UPA ».
Et que dire des multiples massacres et persécutions depuis 2014 ? A Odessa, Marioupol, dans le Donbass ?
Liste non exhaustive.
Vous allez me dire, comme d’habitude, que c’est de la propagande russe. Je me fous de la propagande russe. Est-ce que ce que je viens d’écrire est vrai ou faux, c’est tout. Et c’est facilement vérifiable.
Chargez simplement Google Map et cherchez l’avenue Choukhevitch, et allez chercher sa biographie, c’est édifiant. L’Avenue Stepan Bandera s’achève aux portes de Baby Yar... En plus, ces bâtards se foutent ouvertement de nous.
Montrez moi des images de commémoration du 9 mai en Ukraine après 2014. Vous n’en trouverez pas.