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Dudule

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  • Dudule 6 février 2025 18:57

    @Eric F

    Les troubles en Ukraine en général et dans le Donbass en particulier ont été générés par les gentils néoconservateurs, épris de paix et d’amour, pour em.erder la Russie, qui s’en serait bien passer. En fait, la Russie d’avant 2014 (et même encore longtemps après) était très occupé à se rapprocher de l’Occident, grande lubie de Poutine qui ne lui a passé que très récemment.

    De fait, le statu quo issu du démantèlement de l’URSS convenait parfaitement à la Russie, qui ne voyait aucun inconvénient à le voir perdurer. La Russie dans son ensemble, et Poutine non plus, ne voyait absolument rien de positif à créer des désordres à sa frontière. Vous avez trop regarder LCI pour écrire le contraire.

    D’ailleurs, la position de Yanoukovitch, qui ne voulait s’allier définitivement ni à la Russie, ni à l’Occident, était aussi vue d’un bon œil par Moscou. C’est l’occident qui le sommait de choisir un camp, le sien.

    En ce sens, les atermoiements et la volonté de conciliation de Moscou avant février 2022, qui énervaient tant l’opinion publique russe, s’explique très bien. Le bond de la côte de popularité de Poutine après le déclenchement des opérations militaires aussi. C’est que les Russes, l’opinion publique, n’appréciaient pas du tout ce qui se passait dans le sud de l’Ukraine, et que là résidait la principale raison d’agir (mollement) de Moscou avant 2022. Le gouvernement russe s’en serait bien passé, tout ça était vraiment le caillou dans la chaussure que les néocons avaient si bien choisi.



  • Dudule 6 février 2025 18:33

    Je me demande si, en ce qui concerne gaza, les déclarations de Trump ne sont pas en fait une espèce de baisé de la mort des US aux Israéliens, et s’il ne s’agit pas du prélude à un lâchage du boulet que cette ethnocratie religieuse bizarre fait peser sur la pseudo-démocratie étasunienne. C’est que le soutient à Israël se fait de plus en plus discret chez les sympathisants du Parti Républicain, en témoigne l’accueil du public plus que froid des discours sionistes lors des primaires républicaines.

    Un politicien retors, à la Louis XI par exemple, ne lâche un allié qu’après lui avoir promis monts et merveilles et l’avoir flatté au point que ledit allié ne se sente plus de joie... comme Netanyahou hier soir... La sidération de la douche froide qui suit le prend ainsi complètement de court, et le laisse désemparé et sans réaction (du moins sans réactions effectives), rien n’ayant été préparé.

    Si j’étais israélien, je m’inquièterai des déclarations de Trump.

    Pour le Groenland et autres, il s’agit probablement de créer beaucoup de bruit pour masquer autre chose. Quoi d’autre ? Les semaines qui viennent nous le diront.

    Je suis totalement opposé à Trump, et cet homme a bien des défauts, mais il n’est ni un fou, ni un imbécile, donc tout ça cache quelque chose, il me semble.



  • Dudule 28 janvier 2025 17:57

    Bof, y a pire.

    Le RN par exemple.



  • Dudule 25 janvier 2025 22:26

    @titi

    Vous écrivez n’importe quoi...

    Tous les pays, absolument tous, ont joué ce jeu des retournement d’alliance et déchiré des traités. Je vous parle de la Russie contemporaine, pas d’un obscure Tsar éphémère que les Russes et l’Histoire méprise qui changea d’alliance après la mort de l’impératrice Elisabteth, au XVIII ème siècle. Ni d’un autre Tsar, plus respecté, qui changea d’alliance parce que les traités signés (blocus continental) asphyxiaient son économie. Mais ce n’est pas lui qui envoya ses armées sur Paris, c’est Napoléon qui envoya sa Grande Armée sur Moscou. Vous avez une bien étrange vision de l’Histoire...

    De même, l’abandon de l’alliance de 1917 n’est pas le fait de la Russie, mais de la nouvelle Union Soviétique.

    De fait, la politique russe dans l’ensemble, et particulièrement aujourd’hui, a plutôt généralement honorée sa parole et le droit.

    Pour ce qui concerne l’époque contemporaine, les occidentaux ont avancé l’argument de la « responsabilité de protéger » lors des guerres de Yougoslavie et notamment de la séparation du Kosovo de la Serbie. Il s’agissait bien de modifications de frontières, que l’on nous présente aujourd’hui comme intangibles. Les Russes ont fait savoir à l’époque qu’ils se souviendraient de cette nouvelle jurisprudence. Et c’est exactement ce qu’ils ont fait avec leur intervention dans le Donbass, bien plus justifiée que dans le cas du Kosovo, psy op montée de toutes pièces par les Occidentaux (plan « Fer à Cheval »).

    Désotaniser : franchement, il faut être soit naïf, soit de mauvaise foi pour penser une seconde que le plan des néocons n’était pas de faire rentrer l’Ukraine dans l’OTAN. L’Allemagne est un pays sous occupation étrangère, et fait de toute façon ce que son suzerain lui dit de faire, quoi qu’elle en dise. Et les pays européens de même, y compris la France depuis que le traitre Sarkosy a purgé son corps diplomatique et ses services secrets.

    Pas de réponse sur les nazis, qui pourtant m’avait valu le qualificatif de neuneu.



  • Dudule 25 janvier 2025 21:52

    @Luniterre

    Vous oubliez le lien évident entre les politiques des banques centrales et le néolibéralisme.

    De plus, je ne constate aucun changement fondamental des politiques économiques depuis 2008. Les crétins libéraux ont juste identifiés quelques bêtises à ne pas faire et introduit quelques micro-régulations insignifiantes, mais le Titanic n’a pas changé de cap. Les néolibs sont toujours fermement à la barre.

    De fait, la lutte acharnée, fanatique et imbécile des banques centrales, et en particulier de la BCE, contre l’inflation est un marqueur néolibéral chimiquement pur. L’inflation (une inflation modérée, je ne parle pas de Weimar) favorise les emprunteurs au détriment des détenteurs de capitaux : elle fait fondre les dettes et fait fondre les capitaux. C’est extrêmement bénéfique à l’économie, avec des salaires indexés évidemment, parce qu’elle favorise l’investissement par les deux bouts. Par le bout des riches feignasses, obligés d’investir leurs capitaux s’ils ne veulent pas les voir fondre, et par le bout des pauvres, qui peuvent emprunter en voyant leur dette fondre avec les années. Bref, une saine inflation favorise la circulation des capitaux, et donc la prospérité économique.

    Cela, évidemment, avec des mouvements de capitaux strictement réglementés.

    Et donc, les politiques déflationnistes et de dérégulation commencent avec la prise de pouvoir par les néolibs au milieu des années 70, avant même Thatcher et Reagan. En France, ça commence avec Raymond Barre, et même un peu avec Pompidou. Et, évidemment, ça continue, avec les néolibs dans la cabine de pilotage.

    La prise du pouvoir des néolibs passe évidemment par la prise de contrôle des banques centrales. Vous vous focalisez sur un détail sans voir le tableau d’ensemble.

    Et les dettes qui vous obsèdent tant fondraient avec un peu d’inflation, et une fiscalité qui cibles les riches parasites improductifs qui planquent le pognon qu’ils ont gagné avec le travail des Français dans les paradis fiscaux. Une vraie inflation, c’est à dire une perte de valeur de la monnaie, pas ce qu’on nous présente comme une inflation, qui est en fait une hausse de certains prix (la bouffe, l’énergie et le logement, pour faire raquer les gueux, mais pas le reste...).

    Vous écrivez que le néolibéralisme est passé de mode. Je suis extrêmement surpris de lire ça, alors que nous assistons manifestement à son triomphe. Et les banques centrales participent évidemment intégralement à ce triomphe, elles sont une des pièces de la machine. tout comme les dettes, et tout le reste. La machine qui fait ruisseler le pognon vers le haut, de la base des gueux vers le sommet des oligarques. Les dettes, « La Dette », est l’un de ces ruisseaux qui défient la gravité.

    Mais si vous voulez le fond de ma pensée, le triomphe néolib n’ira pas loin. C’est une théorie et une philosophie particulièrement indigente, qui ne peut mener qu’au Tchernobyl financier. Même le marxisme lui est nettement supérieur, beaucoup plus cohérent et sophistiqué ( mais erroné, comme tout les systèmes de pensé trop doctrinaires). Tchernobyl financier qui ne sera pas forcément un grand mal ni une catastrophe pour le gueux moyen. La destruction d’un système financier complètement débile, à part mettre les oligarques sur la paille (et effacer les dettes), n’empêchera pas l’économie réelle de fonctionner, bien au contraire.

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