Ah, je viens d’entendre ce crétin de Tronchet sur France Infox dire ce que vous avez écrit, je vois quelles sont vos sources empoisonnées.
Poutine a nié tous liens avec Wagner lorsque Wagner opérait en Afrique payé par des gouvernements africains. Wagner, c’est des mercenaires payés par des gouvernements, comme tous les mercenaires de toute éternité. On peut tout à fait imaginer sans grands efforts que Wagner en opère Afrique sans lien avec le Kremlin.
Maintenant, j’attends de vous (ou du crétin Troncher) que vous me renseigniez sur le moment ou Poutine a déclaré que les mercenaires de Wagner opérait bénévolement en Ukraine sans lien avec le gouvernement russe.
Nie tout lien avec Wagner alors que c’est l’état russe qui le payait ? Vous êtes vraiment sûr de vos sources d’information ?
Qu’est-ce que c’est Wagner à vos yeux ? Un mouvement politique qui opérait librement sur le front ?
J’ai vraiment l’impression en vous lisant qu’en avalant toute la propagande néocone sans esprit critique, vous ne vous rendez pas compte que ladite propagande n’a ni queue ni tête.
C’était ce qui se faisait dans la très communiste URSS pendant la deuxième guerre mondiale.
Un pilote recevait, si mes souvenirs sont bons, environ 2000 roubles pour un chasseur, plus pour un bombardier. De même, les fantassins et tankistes percevaient des primes s’ils apportaient la preuve de la destruction d’un char démocrate. Pardon, nazi. C’est dur de s’y retrouver avec les mots aujourd’hui...
En fait, il s’agit d’un gros trollage à la russe. Lorsque les Chleuhs ont fini par faire les carpettes après moult pressions pour envoyer leur chars Léopards, certains mécènes russes ont offert des primes pour leur destruction en référence à ce qui se faisait avec la quincaillerie tudesque qui s’aventurait dans les steppes pendant la Grande guerre Patriotique.
Ça a commencé avec un milliardaire qui offrait une prime pour le premier Léopard équarrit, puis d’autres ont pris la suite. Je n’ai jamais lu que l’État russe lui même proposait ces primes et j’en doute fortement. L’argent vient de milliardaires et autres compagnies privées.
La Russie se constitue un « prés carré » en réaction à l’expansion de l’OTAN, et le moins qu’on puisse dire est qu’elle le fait sans enthousiasme... Je parlerai plutôt de « cordon sanitaire » plutôt que de prés carré d’ailleurs : étendre les frontières un peu à l’ouest pour rendre la Russie d’Europe moins vulnérable.
Sans les néocons qui ont poussé l’Ukraine dans la voie funeste de la confrontation avec la Russie, l’Ukraine serait en paix et la Crimée serait toujours ukrainienne. On a connu des « impérialismes » plus exigeants.
Et évidemment, à moins de suivre la voie ukrainienne, ni la Pologne, ni la Finlande, ni les nains baltes n’ont quoi que ce soit à craindre de la Russie. Le problème c’est qu’ils semblent bien emprunter cette voie. Bonne chance à eux...
Non, le gouvernement russe n’est pas monolithique, ni autocratique. Autoritaire, peut-être, mais il faut aussi bien comprendre à quel point le pouvoir craint les « révolutions de couleurs » (surtout depuis 2014), ce qui tend évidemment à le rendre moins tolérant vis a vis des oppositions pro-occidentales.
Le pouvoir russe actuel est issu d’un compromis entre les libéraux (la bande à Gaïdar) et les nationalistes (j’inclus le Parti Communiste dans les nationalistes), Ce compromis tient toujours : politique économique relativement libéral, et défense des intérêt du pays. C’est toujours d’actualité, et ça n’est ni monolithique, ni autocratique. Il y a des élections libres qui déterminent le degré d’influence des différentes factions, factions présentes y compris au sein de Russie Unie, le parti de Poutine. C’est ce solide consensus, et la relative prospérité économique, qui maintient la popularité du pouvoir. Pas la soit disant propagande ou la terrible répression politique (quasi inexistante, à part pour les pro-occidents néoconisés, et très minoritaires, voir plus haut) décrites par nos médias.
La Russie moderne renoue avec ses traditions. Elle vient de vivre une mini révolte de Pougatchev. C’est amusant de constater les similitudes entre ces évènements à 3 siècles d’écart.
Je me marre en écoutant les « spécialistes de la Russie » commenter dans nos médias et manifestement ne rien y comprendre.
Le gouvernement russe a toujours eu du mal à contrôler son immense territoire, que ce soit les Tsars, le régime soviétique ou aujourd’hui celui de Poutine. Penser que la Russie a des ambitions de conquêtes territoriales, alors que le gouvernement russe lui même considère son territoire trop grand et difficile à administrer est délirant. On peut constater les réticences suscitées par l’intégration des territoires de l’Est de l’Ukraine à la fédération. Si la Russie avait nourri des ambitions territoriales, ça aurait été plié dans la foulée du rattachement de la Crimée, décidé pour conserver le port de Sébastopol. De même, le gouvernement russe, de son point de vue, se retrouve contraint d’intégrer le Donbass et probablement d’autres régions par l’expansion de l’OTAN, et cela malgré sa crainte de la sur-expansion (spéciale dédicace à EricF à qui je n’ai pas eu le temps de répondre la semaine dernière sur ce sujet).
De même, le pouvoir russe actuel et le fruit d’une multitude de compromis entre les différentes forces politiques. Ça a été souvent le cas dans l’histoire russe, la Russie a reçu une partie de l’héritage byzantin, il ne faut pas l’oublier. La propagande néocone qui nous présente Poutine comme un dictateur qui règne sans partage est comique.
Donc non, le pouvoir autocratique de Poutine n’est pas affaibli par cette péripétie, contrairement à ce qu’e j’entends en boucle dans les merdias occidentaux, parce que cette autocratie n’existe pas, et parce que trouver des compromis est la façon de faire depuis l’arriver de Poutine au pouvoir, et que ça lui a plutôt pas mal réussi.
Il y a effectivement des forces politiques (très minoritaires) avec lesquels le pouvoir russe refuse tout compromis, ce sont celle qui refusent les compromis, c’est à dire celles qui réclament l’alignement de la Russie sur Washington.