Non, les locuteurs authentiques, qui ont appris le breton à la maison, ne comprennent rien au « breton unifié ».
Je mes souvient très bien d’une émission de Mermet, « Las bas si j’y suis » sur la question.
Une jeune bretonne était interviewée. elle avait écrit un livre de contes en breton d’après ceux que lui racontait sa grand mère, et bien sûr dans la langue que lui parlait sa grand mère. Les « régionalistes » lui étaient tombé dessus, de façon très véhémente, l’accusant de ne pas écrire en « vrai » breton, de mettre plein de mots « français » dans son recueil de contes. Et pour cause.
S’en était suivi une émission sur la véritable origine du régionalisme breton et de sa prétendu langue, origines très peu recommandables, et toutes les manipulations historiques (et linguistiques) pour bâtir une espèce de roman national breton. Tout a été inventé de toutes pièces dans les années 1920 par des monarchistes pour contester la « Gueuse », puis repris par des fascistes qui considéraient la « race celtiques » comme une race supérieure cousine de la race arienne. Rien d’étonnant que les « régionalistes » de cette époque soient devenu d’ardant collaborationnistes.
Pas étonnant non plus que le gallo, pourtant majoritairement parlé en Bretagne, n’ait pas bénéficié de la même promotion que le Breton celtique... Il n’était pas parlé par la « race supérieure ».
Et ce drapeau décalqué du drapeau étasunien a été inventé à cette époque.
En fait, ce drapeau est parfaitement grotesque. Je peux comprendre que des Bretons soient fiers de leur région, mais de grâce, s’ils veulent l’afficher, qu’il trouve un autre emblème que ce torchon ridicule inspiré de la « bannière étoilée ».
Le « kh » est la transcription en français de la lettre X de l’alphabet cyrillique. Ça se prononce comme le ch allemand, comme dans « Nacht », la nuit, ou Bach (le ruisseau ou le compositeur).
Ce n’est pas un H. D’ailleurs, les slaves considèrent comme imprononçable le « h » aspiré, qu’ils remplacent par un G. Par exemple, le nom du grand héro des nationaliste ukrainien s’écrit en Russe « Guitler », Гитлер.
Sans compter la « langue » bretonne inventée dans les années1920.
Lorsque les régionalistes (proche de la mouvance raciste et fasciste de cette époque, comme vous l’avez souligné) ont voulu formaliser une « langue » bretonne, ils se sont heurté à un problème en compilant les différents dialectes celtiques parlés en Bretagne : il y avait plus de 50% de mots d’origine latine dedans ! Drame !
Ils ont du aller chercher en Galicie espagnole, en Irlande, en Écosse, au Pays de Galles et autres pour trouver des tas de mots pour remplacer ces mots latins...
Voilà pourquoi les personnes âgées ou les gens élevés par des personnes parlant vraiment les dialectes celtiques ne comprennent presque rien au « breton » moderne. Les gens qui envoient leurs enfants apprendre le « Breton » dans les écoles diwan les envoient en fait apprendre une espèce de langue fictive, comme celles inventées dans les romans d’« héroic fantiasy »...
Et puis il y a les pleurnicheries sur l’« annexion » de la Bretagne :
1) La Bretagne a toujours eu un statut de vassal des rois de France. Que ce liens de vassalité se soit plus ou moins distendu suivant les époques n’empêche pas le fait que la Bretagne n’a jamais été indépendante.
2) Le rattachement de la Bretagne au domaine royal (l’« annexion »), dans un contexte féodal, signifiait simplement que les nobles bretons changeaient de suzerain. Pour le Breton ordinaire, ou les nobles subalternes, ça ne changeait rien. Mais alors rien de rien. Le mythe du fier Breton indépendant asservi par la méchante France colonialiste est simplement grotesque. Le Breton de l’ancien régime était noble, clerc, serf ou bourgeois comme tout le monde.
Ce régionalisme breton est une escroquerie de bout en bout, inventée dans les années 20 et 30 par la mouvance fasciste pour contester la République. Beaucoup de régionaliste d’aujourd’hui ne sont bien sûr pas des fascistes, mais il se racontent un histoire fictive, une espèce de jeu de rôle grandeur nature.
D’accord avec vous. Rien à f... des « faits divers ». La justice s’en occupe, c’est son travail, il n’y a rien à en dire de plus.
Il fut un temps où les journalistes s’occupant des faits divers étaient considérés comme mauvais ou placardisés. Ces faits divers étaient traités dans les dernières pages des journaux sérieux en quelques lignes. On appelait les faits divers les « chiens écrasés ».
Aujourd’hui on est saturé de ces non évènements répétés en boucle sur tous les médias, l’un chassant l’autre, parce que dans un pays de 70 millions d’habitant, statistiquement, il se passe toujours quelque chose.
Alors que concrètement, tout ça ne signifie absolument rien et n’informe de rien.