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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 10 septembre 2013 20:37

    J’ajouterai qu’il n’est strictement question que d’Athènes, et qu’aucune tentative de comparaison n’est faite avec les régimes actuels.
    Que d’autre part il n’est nullement question des esclaves... ni des femmes.
    Il n’est donc pas scandaleux de rappeler que ce qui vient spontanément à l’esprit quand on évoque Athènes aujourd’hui c’est : Ah ! oui, la démocratie... Euh ? et le Parthénon et les Propylées ... Et que bien peu savent que ces chefs-d’oeuvre furent financés sur le dos des cités bernées par le coup de la ligue de Délos.
    Enfin, si chaque époque a son caractère propre, et s’il est vain de vouloir la décalquer sur une autre, il n’en reste pas moins qu’il existe des constantes dans l’histoire, la preuve en est qu’il n’y a sans doute eu pas de grand homme qui ne soit allé à son enseignement et à sa méditation.



  • Dwaabala Dwaabala 10 septembre 2013 17:29

    Après les guerres médiques, l’Aréopage et son pouvoir de sanction joue un rôle prépondérant qui est progressivement réduit jusqu’à lui enlever tout pouvoir politique.
    A l’époque de Périclès et après, celle à laquelle s’intéresse l’article, l’Ecclesia a tous les pouvoirs. Jusqu’à son renversement provoqué par l’occupation des troupes spartiates, à la fin de la guerre.
    Au IVe siècle, si la cité peut encore briller intellectuellement, elle est déchue.
    La démocratie connaît cependant un sursaut à l’époque de Démosthène... qui se suicide à la suite de la conquête macédonienne.
    Je ne comprends pas votre objection : c’est bien sous Périclès que la démocratie connut son plus vif éclat.
     D’ailleurs l’article ne traite ni de la démocratie ni de l’art athéniens, mais de l’impérialisme d’Athènes, qui a permis incontestablement leur épanouissement par l’aisance qu’il a procuré à la cité. 



  • Dwaabala Dwaabala 10 septembre 2013 09:27

    Bien d’accord avec l’auteur, qui ne lit pas dans le marc de café. Trois remarques.
    - Il ne serait pas bon pour les administrés que les villes gérées par des élus du PS et la gauche passent à droite.
    - Une vraie conquête par les listes PS de nouvelles villes importantes paraît improbable.
    - Il n’est pas bon non plus pour le FdG que le PCF fasse liste commune dès le premier tour avec le PS, ce qui entraîne un fléchissement de son jugement sur les social-libéraux, même si cela devait assurer la réélection de ses élus qui est souhaitable, toujours pour les administrés dont il défend mieux les intérêts populaires que l’UMP ou le FN.



  • Dwaabala Dwaabala 10 septembre 2013 09:08

    Une bonne analyse socio-politique. Cette nouvelle gauche n’a plus que l’oreille qu’elle mérite.



  • Dwaabala Dwaabala 9 septembre 2013 14:08

    Merci à l’auteur d’avoir su exprimer ce que je ressens.

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