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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 5 septembre 2013 21:00

    @ Christian Labrune
    Il n’est pas désagréable de vous lire.

    S’il y a un reproche que nul ne peut adresser à un scientifique quel qu’il soit, c’est de ne pas avoir eu connaissance des avancées ultérieures de la science. Sinon, à ce compte Galilée, Newton et beaucoup d’autres ne seraient que des faibles d’esprit de ne pas avoir eu vent de le relativité d’Einstein ou des quanta de Planck.
    De plus dans le domaine de la physique, K. Marx ne pouvait avancer qu’en philosophe et non en spécialiste.

    Il s’agit dans le présent article du matérialisme historique selon lequel, en dernière analyse, l’histoire est le moteur des idées et non pas l’inverse.

    Quant au matérialisme philosophique , il n’affirme que deux choses très simples : reconnaissance de l’existence objective de la matière (sans autre qualification) en dehors des idées que les hommes s’en font, et possibilité pour ces hommes de la connaître par leur activité pratique.

    C’est sans doute pour cette raison qu’ils sont l’un et l’autre, matérialisme historique et matérialisme philosophique, complètement dépassés et inacceptables.



  • Dwaabala Dwaabala 5 septembre 2013 16:03

    @ Alinea
    Au contraire, je vous remercie : vous n’êtes pas du tout visée par cet article dans lequel j’ai voulu aller voir de plus près la question qui me trottait depuis longtemps dans la tête et que Agoravox d’hier a mise au galop.
    Sur les Guerres de religion en France, dans la littérature actuelle il y a la trilogie policière de Jean d’Aillon, merveilleusement documentée La Guerre des trois Henri. (Le Livre de Poche).
    Enfin, il faut noter que la Révolution française a revêtu aussi par certains aspects celui de guerre de religion dans son coup de balai définitif à la féodalité.



  • Dwaabala Dwaabala 5 septembre 2013 13:03

    @ jack mandon
    Un mot sur la grande guerre des paysans en Allemagne, au début du XVIe siècle. Thomas Munzer, ancien disciple de M. Luther, fut son chef politique et spirituel, celui de l’hérésie qu’elle porta comme bannière.
    Cette hérésie contenait toutes les revendications de l’hérésie bourgeoise-luthérienne concernant les prêtres, la papauté et le rétablissement de la constitution de l’Église primitive, mais elle allait aussi infiniment plus loin. Elle voulait que les conditions du christianisme primitif soient rétablies entre les membres de la communauté et reconnues également comme norme pour la société civile.. . De « l’égalité des hommes devant Dieu », elle faisait découler l’égalité civile, et même, en partie déjà, l’égalité des fortunes.
    Ceci dit à cause de la question personnelle que vous abordez.



  • Dwaabala Dwaabala 5 septembre 2013 12:42

    Sympa, jack mandon. Merci.



  • Dwaabala Dwaabala 3 septembre 2013 21:37

     @ Par essai
    Il s’agit ici d’idées et non d’attaques personnelles : mettez-vous au niveau de la discussion.

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