• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 10 mars 2012 17:54

    En lisant « L’étranger : un ami qui vous veut du bien » j’ai cru qu’on allait parler directement ce que dit un tel titre. 

    Car l’immigrant nous veut bien du bien.

    En tous cas, il immigre parce qu’il espère un mieux et parce qu’il imagine qu’ici il pourra vivre ce mieux. Il croit que la situation est meilleure ici que chez lui.
    Il a un a priori positif sur l’endroit où il se rend, au prix de sa vie parfois .
    Et il n’a aucune envie que ce mieux disparaisse à son arrivée ou après.
    Une détérioration de la situation en France serait pour tous les immigrants une catastrophe invalidant leurs sacrifices, ruinant leurs ultimes espoirs.

    Pour autant, chacun d’eux se doute bien que s’il se dirige vers un pays composé de souchiens et qu’il l’apprécie ainsi, il contribuera, par sa seule présence et quoi qu’il fasse, à altérer ce souchisme. Chaque immigrant sait qu’il modifie la donne dans un sens qui ne lui plaît pas mais il considère que la goutte qu’il représente n’aura qu’une incidence modificatrice minime.

    C’est la somme de ces immigrants dotés de cet état d’esprit qui finit par modifier significativement la donne de départ puis la réputation.


    Dans les tous premiers temps d’une vague immigratoire, les premiers arrivants se font invisibles pour ne surtout pas perturber les paramètres originels du pays d’accueil. Ils n’ont même pas lidée de réclamer des plats spéciaux et s’arrangent de tout.
    Mais au fur et à mesure qu’ils constatent des rejets ou qu’en raison de leur nombre élevé le pays d’accueil commence à prendre des mesures particulières, ils ont le réflexe de se protéger en fabriquant ce dont ils ne voulaient pas au départ, une communauté active prenant parfois forme de ghettoïsation.

    Et il est fréquent dans l’Histoire qu’une fois un ghetto formé, ses immigrants y vivent un idéal. Ils se retrouvent entre boudeurs de l’état d’où ils sont partis et se chamaillent donc peu politiquement. Ils ont tous le même amour pour le pays d’accueil, ils ont tous subi les mêmes rejets et ils s’arrangent pour vivre entre eux en profitant ainsi de la grande structure étatique qu’ils aiment tout en se protégeant des coups de griffes des xénophobes ou xénosaturés.

    De plus les barrières linguistiques favorisent toujours les communautarismes.

    Si jusqu’en 1970 nos immigrants avaient majoritairement instruits au nom de Ferry jusqu’à se croire des descendants de Gaulois, s’ils étaient nombreux à mieux connaître Montesquieu que des Parisiens, plus ça va plus les nouveaux immigrants sont des gens qui n’ont pas connu notre école coloniale et qui ne parlent donc pas le français. Les Chinois venant de Chine ne représentent qu’une très petite part des immigrants mais ils ne comprennent pas notre langue. Même les nouveaux immigrants de l’ex Indochine sont quasiment non francophones, contrairement à leurs parents et grands-parents.



    Les hasards de l’Histoire font qu’il arrive que plusieurs communautés immigrantes originellement ennemies se retrouvent en face à face dans le pays d’accueil qui se voit importer involontairement un affrontement qui ne le concernait pas et qui finit par l’impliquer.

    Il est impossible de recevoir deux communautés ennemies séculaires sans les voir chacune renforcer son communautarisme et sa radicalisation.


    Alors que la France n’est pas pour grand chose dans la création d’Israël, dès cet état formé, il y a eu une friction inédite entre Juifs et Palestiniens, friction étendue aux Arabes musulmans voire Chrétiens et c’était pile à ce moment là que la France s’est mise à inviter les Arabes nord Africains à venir côtoyer ici la diaspora juive qui s’y trouvait depuis plus longtemps.
    Ca ne pouvait pas plus mal tomber.




    Il y a indiscutablement un amour des immigrants pour le pays qu’ils intègrent, mais les hasards de l’Histoire rendent parfois cet amour jaloux et un basculement paradoxal à la haine peut en survenir.

    Une famille adopte un premier enfant qui met du temps à de faire une place à la mesure de ses ambitions affectives. Arrive un second enfant qui désire être autant considéré que le premier. Il suffit d’un rien d’étincelle pour que l’affrontement survienne et que la famille se retrouve cul par dessus tête.
    On observe également ça dans les familles recomposées et même au sein d’une fratrie.


    Toutefois, il s’agit là de principes généraux.
    Il faut considérer que s’y ajoutent toujours l’intelligence des parties qui sait éviter que d’une rixe, on en vienne à une guerre. C’est grâce à cette pondération que nous pouvons observer qu’il n’y a quasiment pas de bataille rangée entre nos communautés ennemies, quasiment pas d’attentats autres que des vandalismes de tombes, alors que techniquement des mises à feu seraient possibles.


    France, samedi 10 mars 2012, des centaines de milliers de Juifs partiellement sionistes, des centaines de milliers d’Arables musulmans partiellement antisionistes vivent côte à côte. Pas une seule bagarre de signalée. Dix jours, cent jours, sans un seul affrontement au sang. Deux ou trois injures, cinq ou six tombes renversées, quelques tags rageurs, rien de plus.
    Il suffit d’une poignée d’Anders Breivik ou de Youssouf Fofana pour faire ça.

    Nos immigrants, dans leur immense majorité, sont des gens courageux qui préfèrent clairement la paix afin de pouvoir profiter et contribuer à conserver la France qu’ils ont aimée au point de consentir à tout quitter pour elle.


    L’immigré ne peut que bénir les gens vers qui il émigre et s’il maudit quelqu’un c’est ceux qui l’ont obligé à cet exil à hauts risques. Il nous arrive toujours humilié et il a sa dignité à reconstruire. Il se sent très souvent porteur d’une responsabilité nationale et apprécie les discours qui transcendent les cas individuels.



  • easy easy 10 mars 2012 15:50

    «  »«  »" Nous avons lutté pour obtenir des droits et quelque égalité depuis des décennies. En voilà le constat.

    Nous avons le droit de vote depuis 1945, soit quelques milliers d’années après les hommes, mais nous l’avons. Tout comme nous avons le droit de travailler, droit qui est devenu une obligation par les temps qui courent «  »«  »



    Ca c’est le lieu commun.


    La réalité c’est que les hommes et les femmes ont acquis le droit de vote quasiment en même temps et très récemment.

    Je parle des hommes et des femmes ordinaires


    Laissons de côté les peuplades sans cités dans lesquelles il y a toujours eu un sens au moins implicite d’accord démocratiquement déterminé. Dans ces peuples, on décide des choses en se voyant les uns les autres et ce point est essentiel.
     
    En ne considérant que les peuples avec cités, donc très hiérarchisés et organisés, où les gens ne se voient plus les uns les autres, où il y a plein de recoins, on voit qu’aucun d’entre eux n’a offert aux hommes ordinaires la possibilité de voter.
    Il y a eu des reines, des rois, parfois très autoritaires, ça c’est vu un peu partout, en Chine comme en France, mais des hommes ordinaires qui votent, sans condition de cens, de rang ou de force, il n’y en a jamais eu nulle part. 


    Si donc, on laisse de côté le minuscule décalage entre le droit de vote universel réservé aux hommes de France (pourvu qu’ils aient 21 ans et ne soient pas militaires) acquis en 1848 et celui encore moins restrictif accordé aux femmes en 1944 (après qu’il y en eût tant dans la Résistance) on voit qu’à l’échelle de l’Histoire, hommes et femmes ont acquis le droit de vote quasiment en même temps. 

    Cette observation qui nivelle le cas des garçons au cas des filles, pose problème tant il prospère un discours selon lequel si les malfaçons de sont pas de la faute des filles, elles sont de la faute des garçons.




    Pendant des millénaires une poignée de personnes, des hommes, des femmes, ont décidé pour la masse. Il ne faut pas prétendre pour autant que ces masses étaient totalement silencieuses et soumises. Ce n’était pas du tout le cas. Mais disons que leurs doléances ne passaient pas par la voie des urnes. Leurs réclamations passaient mais par d’autres voies, dont celle des injures, des fourches et des pierres. Ce n’est pas parce qu’on ne vote pas qu’on ne se fait pas entendre.


    Une fois admis qu’hommes et femmes ordinaires ont acquis des droits et responsabilités en même temps, on peut analyser ce qui s’est passé depuis un siècle d’une toute autre manière. Non plus en projetant un sexe contre l’autre mais en découvrant que cet accès aux responsabilités nous aura valu à tous, aux hommes comme aux femmes, de nous retrouver avec d’énormes complexités à gérer.

    En effet, un homme moyen, une femme moyenne, de nos jours, doit travailler sur tous les plans, sur tous les sujets, de toutes les manières et ne jamais manquer d’ambition. Savoir aussi bien choisir une couche culotte en fonction de son degré d’hydroxyméthalase sublimée que pondre un logiciel de gestion des eaux de source peroxydiques de sa vallée. C’est aussi compliqué pour les hommes que pour les femmes. Ces dernières ayant la problématique de la maternité pré et post natale à gérer en plus.

    Notre droit de vote s’est transformé en une obligation au moins morale de voter à mille assemblées, syndic de copropriété, parents d’élève, communale, comité d’entreprise, syndicat, mutuelle d’assurance, comité de quartier, comité des chiens et des chiennes de garde, prud’hommes, assises, comité des fêtes, de la chasse, de la pêche, du fleurissement de la ville, des restos du coeur, de Greenpeace, de l’association de la boule, élections communales, cantonales, européennes, législatives, présidentielles, comité pour la libération de Betancourt, comité pour la condamnation de DSK, sondages d’opinion...et de tout cela, il faudrait le faire consciencieusement et régulièrement.

    Il n’était pas possible d’offrir à tous le droit d’accéder aux responsabilités sans que ça devînt un devoir et que chacun, même le plus ordinaire, se retrouvât avec toutes les responsabilités qui étaient autrefois réparties entre les gens.

    Sauf à bâcler leurs devoirs devenus obligations, hommes et femmes d’aujourd’hui sont censés devoir tout faire, savoir gérer toutes choses et se retrouvent évidemments débordés.



  • easy easy 10 mars 2012 14:31

    Le sujet est au fond celui du narcissisme ordinaire qui est complexe et subtil à gérer en public.

    On veut bien se voir l’emporter, par exemple intellectuellement ou par la force musculaire ou par la beauté ou par le charisme et on peut apprécier de lire qu’on produit cet effet. Mais on vit mal le fait que chacun sache qu’on l’a lu et qu’on ne le consteste pas.

    On veut bien lire (en cachette) qu’on charme les gens mais comme il n’est pas correct d’user de charmes ou forces et même de talents ou dons, il est mal vu de se savoir informé de cette supériorité ou domination et de ne rien entreprendre pour soit le nier, soit dire qu’on n’en savait rien, soit dire que c’est très surévalué, soit promettre de réduire sa voilure.

    Des milliers de Marilyn ou de Brigitte lisent régulièrement qu’elles séduisent. Elles savent très bien qu’elles sont prises en photo pour être publiées. Mais aucune ne montre qu’elle l’a lu. Aucune star ne se montre en train de se voir déclarée dominante.
    (Et quand se produisent des remises de trophées, les lauréats sont tenus de jouer les surpris ou modestes ou embarrassés voire encombrés mais en tous cas jamais les coqs dominants)

    Ce point est capital pour conserver intacte dans sa manche la carte de « victime » ou au moins de « non bourreau » : « Quoi ? Moi je dominais ? N’importe quoi ! »


    Toute autre femme ainsi surexposée et aussi superbement surexposée aurait pu feindre n’avoir pas lu ce papier. « Ah bon ? On dit ça de moi dans Match ? Bah, ils disent n’importe quoi !  »

    Mais Trierweiler est coincée. Il lui est impossible de faire comme les autres starisées, de nier avoir lu cet article. Elle doit donc en protester d’une manière ou d’une autre mais de façon très visible. Elle doit dramatiser.

    Pire que tout.
    Etant donné sa position dans Match, elle peut être soupçonnée d’avoir été carrément à la manoeuve pour écrire « Je suis belle. Je domine lalalère ! » ce qui serait catastrophique.
    Quelle femme au monde peut dire publiquement « Je suis belle, je charme, je fais tomber tout le monde » sans se faire immédiatement lyncher ?

    Il était donc fatal qu’elle jouât la victime, qu’elle exprimât une protestation sous allure de colère et elle est sincère cette colère. 
    Le même papier publié dans un mensuel qu’elle n’est pas censée lire lui aurait parfaitement convenu. Mais publié là, dans son propre magazine, c’est extrêmement compromettant.

    Heureusement pour elle que toute l’équipe a confirmé qu’elle n’en avait rien su !



  • easy easy 10 mars 2012 13:51

    Toute ma considération à cet agent pour son geste.

    Ce qui m’étonne le plus c’est qu’il y en ait si peu de ces agents d’EDF frondeurs alors qu’ils ne paient leur propore consommation d’électricité qu’au dixième du prix public et qui constatent tous les jours les gaspillages énormes qui existent dans bien des bâtiments administratifs.

    Mais comme pour les mutineries dans l’armée, c’est leur caractère exceptionnel qui en fait toute la valeur à mes yeux.
    En somme, je n’envisage pas du tout que chacun de nous passe frondeur mais j’apprécie beaucoup qu’il y ait des évasions de prison, des désobéissances individuelles, ici ou là, de temps en temps et pour des motifs humanistes.


    Bien entendu que des juges sévères prétendront que si l’on ne punit pas les désobéissances exceptionnelles, ça incitera tout le monde à désobéir. D’un cas, il avanceront une généralisation pour pouvoir condamner.
    Se pose alors le débat de la généralisation ou du cas particulier et nous aurions bien tort de ne pas l’engager ce débat. Oui ou non faut-il toujours céder devant l’argument « Ah ban si tout le monde faisait pareil, ce serait le foutoir ».
    N’est-il pas possible de résister à cet argument et d’invoquer, en dépit des lois, un droit d’exception ?

    L’exception peut-elle être de droit et être située au-dessus du droit général ?
    Est-il possible de valider officiellement le droit d’exception sans saper le droit général ou doit-il préférentiellement lui rester subalterne et au mieux implicite ?



    Charles de Gaulle avait été condamné à mort par Pétain pour désobéissance ou trahison. 
    De Gaulle, se sachant désobéissant et condamné, pouvait-il à son tour condamner quelqu’un qui lui aurait désobéi ? Quelle est la validité absolue d’une nation, d’un Etat, d’un pays né d’une désobéissance majeure commise initialement par un seul trublion ?








  • easy easy 10 mars 2012 12:58

    Vous avez tiré dans tous les sens et vous voilà avec des contradicteurs débattant de gnose ou d’exégèse.

    Je me demande si cette histoire de côte vous intéresse vraiment. Si votre problème central ne se situerait pas bien plus autour de la garde de vos enfants.

    Si j’ai raison, vous feriez mieux, en tous cas dans un prochain papier, d’aborder plus directement ce sujet. Je vous suggère de poser une considération peu exprimée jusque là : « Bin voili voilo, parce que les femmes font les enfants, il est logique que la garde leur revienne en très forte priorité »
    Ca me semble être un discours débattable et méritant de l’être tant il est supplanté par la rhétorique beaucoup plus républicaine, administrative, jacobine, scientiste, comptable, chiffriste bilancarboniste, matérialiste, où un homme doit avoir autant de droit qu’une femme et réciproquement, ni plus, ni moins. 

    Ce discours est supplanté dans la rhétorique car dans la pratique, les juges profitent de leur marge de manoeuvre pour lui donner suite favorable et les pères s’en plaignent régulièrement.
    Parce qu’il règne une ambiguïté, un débat sourd entre « droit issu de maternité, privilègiant les femmes » et « droit issu de républicanisme ne privilégiant personne ».
    Parce que pour bien embrouiler la discussion vient se rajouter la problématique ultra matérialiste de la pension, il ne serait ni anachronique ni incongru d’en parler clairement.


    Mais autant prévenir qu’un tel débat, s’il est illustré par cette photo d’Himbas, verra surgir des questions du genre « Est-ce ce bébé a vraiment besoin que sa mère l’embrasse sur la bouche ? » ou « Pourquoi cette mère prend-elle cette initiative de l’embrasser sur la bouche ? » ou « Son père peut-il, doit-il, en faire autant ? » ou « Un tiers peut-il en faire autant ? » 
    D’où il ressortira que le prétexte du « C’est bon pour l’enfant, rien que pour l’enfant » ne résiste pas à toutes les inquisitions dont celles portant sur le devenir des parents quand ils deviennent vieux.

    Et s’y grefferont encore des questions liées au fait des couples de culture mixte où chaque parent, après le divorce, prétendra que l’autre avait autrefois accepté de tenir compte de ses spécificités culturelles.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv