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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 25 mars 2012 10:54

    Aucune remise en cause personnelle, ni d’un point de vue économique, ni d’un point de vue social, ni même philosophique.

    Harangue commune.





    « Je suis un pessimiste qui croit à l’action vouée à l’échec mais n’en suis pas heureux »

    La première partie de votre phrase est invalidée par la seconde.

    Il n’est pas vrai que vous croyez à l’action vouée à l’échec (ce qui serait une bonne chose d’un point de vue philosophique)
    Vous subissez un dépit.
    Il vous rend amer et vous tirez sur tout ce qui remue.

    Comme quoi, il est très difficile, vraiment très difficile de surmonter le dépit, le sentiment de son inutilité massive (car ponctuellement, on a souvent la preuve de son utilité)





    Concernant les pauvres-plasma, j’admets avoir vu des plasmas chez des pauvres quand j’effectuais des visites en tant que conseiller municipal. Oui il y en a dans les cités. M’enfin, je n’oserais jamais en faire un cas général. J’aurais l’impression de tomber dans la facilité (par dépit)
    Car par ailleurs, j’ai des amis pauvres qui ne tournent en rien à la carte Cetelem et qui se débrouillent sans plasmas.
    J’ai plusieurs amis divorcés, vivant seuls après avoir eu une vie de cadre toussa, qui n’ont comme seuls bidules qu’un ordinateur portable qui leur sert à tout et un téléphone GSM. Certains n’ont même ni l’un ni l’autre mais ils vivent alors en voisin-ami de personnes suffisamment équipées pour les dépanner.
    Aucun d’eux n’a de montre (le GSM en faisant office)
    Et comme ils vivent dans des endroits limites où il n’y a pas toujours de courant électrique. Ce petit monde se débrouille avec des bougies, du gaz en bouteille et recharge les batteries chez quelque voisin aimable.

    Etant dans le « Je tourne le dos à toussa ; je vais vivre sans toussa » ils ne sont pas dépités. Ca ne se ressent pas dans leurs expressions. Ils se montrent au contraire heureux et fiers de leur performance minimaliste. 


    Ne nous y trompons pas, ne le dénions pas, il existe de plus en plus de gens visant la performance minimaliste souvent après un divorce mais parfois carrément dès leurs 18 ans.

    Là-dessus, certains pourraient se dire « Oué mais tes minimalistes vivent d’allocs, à nos crochets ».
    Bin non.
    Il y en a bien un qui touche enfin 1100€ d’alloc invalidité après 7 ans de procès contre sa caisse d’assurance (non française) pour faire valoir son burn-out à la suite d’un surmenage professionnel. Mais jusque là il bossait et bosse toujours à la production de fleurs et légumes sur un hectare (archi bio, ça va de soi) ainsi qu’à la coupe de bois pour vendre des bûches.
    Les autres aussi ils bossent : Prof de piano se tapant 3 h de transport par jour ; musicien concertiste toujours en espérance de cachets ; homme à tout faire dans un centre touristique,....

    Ces pauvres que je connais et fréquente, qui ne sont en rien des exceptions, qui connaissent tout de l’humain, du Monde et des actualités et en tous cas pas moins que quiconque, il est impossible de raccorder à votre discours de dépité.

    Mes amis pauvres apprécient de se retrouver entre eux autour d’un saucisson et évitent comme la peste les gens qui ont encore besoin de toussa, mais aucun d’eux ne se réclame d’une quelconque communauté sinon celle des minimalistes ou authentiques dada (prenant toussa à la dérision).

    Pas de communauté mais un tri flagrant des fréquentations. Tant il est vrai qu’il est impossible de mettre autour d’une table des minimalistes et des maximalistes sans qu’il y ait des étincelles dès la troisième minute.

    Et croyez bien qu’un minimaliste a fait le deuil le plus absolu de son utilité massive ou sociale. Aucun d’eux ne caresse le moindre idéal de changer le Monde.

    Je suis interfacial, je reste passerelle. Alors je communique avec vous.
    Mais mes amis pauvres à chats et vieux livres n’auraient pas idée de vous adresser la parole. Pour eux, selon votre discours, vous seriez un toussa qui s’épuise.



  • easy easy 24 mars 2012 15:28

    Je n’ai rien compris au sens de ce papier.



  • easy easy 24 mars 2012 12:58

    Effectivement.

    Mais comprenons l’humain.

    Quand un drame ou même un grand évènement heureux du genre mariage princier, ceux qui en sont informés au loin ressentent une sorte de frustration ou d’impuissance à ne pas en être.
    Il faudrait être ataraxique pour ne pas ressentir la moindre frustration devant un feu d’artifice ou un opéra qu’on n’a pas vu mais dont on sait que plein d’autres l’ont vu et en parlent.

    Comme par dessus s’ajoute le fait que le jugement de chacun est constamment sollicité « T’en penses quoi ? », comme il est dit que ne pas avoir d’avis sur chaque chose c’est être inintéressant, invisible, insipide, nous sommes très nombreux à saisir le micro.

    Et finalement c’est le médiatisme qui dévore le fait médiatisé.

    Une bombe explose, zéro mort. Mais peu importe, chacun saisit le micro, donne son avis dessus et c’est vraiment le bruit qui en résulte qui l’emporte sur l’explosion.

    Raison de plus quand il y a des morts.


    Et il va de soi, comme l’a fait remarquer Sabine, que les plus médiatistes d’entre nous ne peuvent pas se retenir de pondre dix articles sur n’importe quel fait qui passe à leur portée. Ils se sentent ainsi devenir plus importants que les faits eux-mêmes.
    Ceux qui imposent les minutes de silence procèdent du même principe. Ils compensent leur sentiment d’inutilité en devenant un instant et pour l’histoire, le réparateur-tu-parles.
    Et tu penses bien que ces médiatistes se font concurrence. C’est à celui qui tiendra le plus le micro pour commenter, pour être écouté ou en tous cas entendu.

    Mah, tout ça est peut-être décevant m’enfin, c’est bien humain et ça ne me trouble pas.

    Là où il peut devenir ennuyeux, cet aspect de notre humanité, c’est quand le buzz des médiatistes domine la réalité du silence des taiseux et qu’il produit alors des lois qui n’auront été suscitées que par les bavards.

    Comme c’est ainsi depuis la nuit des temps, il ne reste qu’à constater qu’en effet, les lois donc les jugements donc les valeurs et principes sont faits par les plus bruyants, par les plus agités.

    A mon sens, la prof qui a demandé la minute de silence pour Merah a subi une fois de plus l’avalanche médiatiste et à sa manière, elle a voulu, en sorte de pétage de plomb, prendre quelque pouvoir sur cette masse de choses qu’elle subit depuis longtemps sans doute. Elle aura tenté un contre bruit.
    Le retour de flamme étant particulièrement dur envers elle (peut-être pas trop dur au niveau national, mais dur au niveau administratif) elle se retrouve plus noyée que jamais.

    Ce bruit que font nos bavards oblige ceux qui ne savent pas microter, plumer, chanter, clavarder, à en venir à utiliser d’autres voies pour produire leur bruit.



    Mais dans le Monde, il existe deux situations contrastées.
    Dans certains endroits, c’est le silence absolu qui est imposé à tous et ceux qui n’en peuvent plus du silence, le plus souvent s’immolent. Ils se suicident en ne concevant pas d’en entendre le bruit.
    Dans d’autres endroits c’est le médiatisme qui est imposé à tous et ceux qui n’en peuvent plus d’être inaudibles, le plus souvent tirent dans le tas. Ils se suicident en concevant d’entendre le bruit de leur geste.



  • easy easy 24 mars 2012 12:05


    Vous n’aimez pas la guerre, moi non plus.

    Vous avez cité cependant un ancien guerrier en référence
    «  »«  » L’économie d’artifices et d’intelligence qui faisait enrager Napoléon s’est étendue aux Etats-Unis et à l’Europe pour devenir l’économie casino dans laquelle tout se vend et s’achète mais de moins en moins de choses sont produites«  »«  »

    C’est à vil prix que N1er avait vendu la Virginie aux premiers états américains et c’était pour financer son invasion de l’Angleterre.




    Pour faire la guerre façon Libye, il faut un accès à la mer. Un accès non refermable. Il faut des sous-marins et des porte-avions.

    Les pays qui ne disposent pas de tels accès certains aux océans (c’est le cas de la Suisse, de l’Autriche mais aussi de la Suède et de la Finlande. Et encore de bien d’autres pays, même en Europe) devraient s’organiser, de manière rampante, pour saper le bellicisme avoué des autres pays. Peut-être le font-ils mais de manière si rampante que personne ne les voit agir.

    Toujours est-il que si la France, qui en a les moyens technologiques, financiers et donc maritimes, renonçait, elle aussi à ces plateformes guerrières, ça serait un signal pacifiste extrêmement fort.

    Pour autant, est-ce que ce pacifisme gênera aux entournures les pays qui en ont les moyens et qui poursuivraient leurs dotations en plateformes guerrières ?




    En fait, ne serait-ce que pour faire la Police civile, il faut des frégates armées et finalement de plus en plus armées contre des bandits de plus en plus armés.
    Quand on possède des littoraux, c’est inévitable, on possède des plateformes armées. Et partant de là, un peu armée, beaucoup armées, il n’y a plus de barrière éthique ou idéologique.


    La France aura donc toujours des plateformes armées sur les mers. Et partant de là, elle aura toujours des avions armés et finalement une armée. Le cercle vicieux du surarmement des part et d’autre est de toute logique humaine et il n’est donc pas nouveau.

    Ca fait que le pacifisme, s’il doit constamment être dit, juré, promis, ne doit pas aller jusqu’à concevoir Zéro armée.

    Le pacifisme ne peut qu’être énoncé à un niveau certes national déjà mais aussi, bien entendu, international « Nous ne serons jamais les agresseurs »

    Ce n’est que sur ce point ou de cette manière et en appliquant cette retenue, que nous pourrions prouver notre pacifisme.

    Là, avec la Libye, nous ne l’avons pas prouvé cette retenue idéologique. Alors que nous l’avions prouvé dans l’épisode Villepin-ONU.

    Tant pis, le parjure a été fait sur le coup de la Libye ainsi que sur le coup de l’Afghanistan.
    Mais c’est de toute logique humaine. Comme le pacifisme ne peut être, pour la France, que déclaratif, une fièvre, un coup de sang ou d’humeur et hop, cette belle déclaration part à la poubelle.


    Il ne faut pas rêver à autre chose de notre part qu’une succession de déclarations pacifistes de temps en temps déniées ou contournées pour passer à des déclarations bellicistes.

    C’est ça l’humain.

    Ca ne veut pas dire qu’un paciofiste doit rester inactif ou fataliste. Pas du tout. Il doit constamment dire et de mille manières que la paix vaut mieux que la guerre. Dans le cas de la Libye, les Français pacifistes auraient dû se faire entendre bien plus fort mais sans doute n’étaient-ils pas bien nombreux.

    La Libye était un des cas où il aurait été le plus facile de s’abstenir d’intervenir et c’est pile sur ce coup que nous avons pris l’initiative. Quel dommage !
    Le coup de la Libye, où l’on aura vu tellement de Français lever les bras au ciel parce que Kadhafi était un méchant et qu’il fallait donc l’éliminer nous a prouvé que nous sommes une majorité à fantasmer faire la Police même au-delà de chez nous. De dire ce qui est Bien, ce qui est Mal au-delà de chez nous ; de manière universelle.

    « République bananière » étant une expression formulée par des millions de Français, elle prouve notre arrogance.

    On ne peut pas être vraiment pacifiste quand on ne limite pas le champ de ses jugements à son jardin.

    Dès qu’on se permet de porter un jugement sur le jardin du voisin, on démontre son bellicisme.

    « Il arrose trop, il gaspille de l’eau »
    « Il n’arrose pas assez, il ne respecte pas les plantes »



    A part ça, votre exposé est trop thèse
    Il manque l’antithèse alors qu’elle existe en permanence. Sans elle, sans les courants pacifistes, nous serions constamment à feu et à sang.



  • easy easy 19 mars 2012 23:39


    Je n’ai pas eu le temps de tout lire

    Pour le cas où Carnot n’aurait pas été mentionné
    La famille Carnot comprend trois générations avec des célébrités

    La première fut portée par le Grand Carnot c’est-à-dire Lazarre-Marguerite Carnot

    Voici ce qu’en dit Wiki

    *****************************

    Anéantissement de tous les biens.. et le 1er octobre 1793 : Extermination totale des habitants.. [4]. Alors que le général Turreau, dans une lettre du 17 janvier 1794, demande à Carnot de préciser la conduite à tenir vis-à-vis des populations :

    « « Que doit-on faire des femmes, des enfants, des suspects, des prisonniers ? » »

    Carnot répond le 8 février :

    « Tu te plains, citoyen général, de n’avoir pas reçu du Comité une approbation formelle à tes mesures... Tue, tue, extermine les brigands jusqu’au dernier, "


    ******************************


    Sur ce site, on ne parle que du génocide vendéen



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