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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 15 mars 2012 09:09

    Maintenant, je comprends où ça bloque



  • easy easy 14 mars 2012 23:37


    Au fond, toute votre réclamation porte sur le « droit d’obtenir un emploi »

    Le dictionnaire donne comme définition du terme Obtenir :Parvenir à se faire accorder ce que l’on désire

    PARVENIR, Jean Claude, PARVENIR

    Chacun a le droit de parvenir au sommet du Mont Blanc
    Chacun a le droit de parvenir à devenir milliardaire (hélas)
    Chacun a le droit de parvenir à se faire accorder un baiser, une indulgence, un pardon, un visa, un permis de conduire, un sourire, un permis de chasse, un congé exceptionnel, une remise sur le prix affiché, un délai supplémentaire, un coup de pied au cul, un prix d’ami, un piano, la main d’une damoiselle.

    Ah non, plus une damoiselle, ça c’est interdit désormais.



    Figurez-vous, Jean-Claude, qu’il a existé des endroits et des époques où des gens n’avaient pas le droit d’obtenir un emploi, un logement, une carte de rationnement, un enseignement scolaire, la main d’une Blanche, l’accès à l’avant d’un bus....

    Depuis, les discriminations sont devenues plus rares (il y en a tout de même encore). Mais pour ce qui vous concerne, vous avez le droit d’obtenir un MBA à Harvard, un appartement sur l’avenue Foch, treize Rolls rouges, la main de Caroline de Monaco et, si vous y tenez aussi, un emploi.


    Cela dit, il faut reconnaître que cette terminologie aura abusé bien des naïfs.
    Et je vais vous dire ce qui m’épate le plus dans votre histoire.
    C’est que depuis toutes ces années que vous avez passées à brandir ce « droit d’obtenir » dans tous les tribunaux de France et de Navarre, il ne s’est jamais trouvé personne d’assez sûr du sens de cette expression pour vous éclairer et vous remettre ainsi sur les rails.






    Un mot sur le droit au logement qui est une autre affaire mais avec une terminologie similaire.
    Pendant longtemps ce droit au logement valait ce que vaut le droit d’obtenir un permis de construire ou un emploi. On avait de droit d’obtenir un logement, il fallait en payer le loyer, avoir des revenus suffisants, déposer une garantie etc.mais personne n’était tenu de nous en accorder un.


    Plus récemment, le droit au logement est passé « opposable »

    Et cela parce que le Chef d’Etat s’est engagé à construire en nombre suffisant et que l’Etat se posait donc en pourvoyeur absolu. 

    L’Etat ayant fait la promesse de construire en quantité suffisante, il se retrouve OBLIGE de fournir le logement (à ceux qui peuvent en payer le loyer). 

    Or même sur ce sujet où l’Etat a une obligation de fournir, il est très loin de satisfaire la demande. Mais pour l’instant il parvient à s’en tirer en Justice en usant de l’astuce « Oui, je suis obligé mais pas à la minute kanmême »



    Ah, le français est une langue merveilleuse pour ceux qui savent bien s’en servir !
    (Le persan aussi)



  • easy easy 14 mars 2012 22:10

    @ amibp,

    Merci pour cette info.

    Je leur en parlerai.

    Mais je vais vous informer de faits paradoxaux.

    Il se trouve que dans ce château, il y a régulièrement des stages genre méditation, vipassana, yoga...Et bien figurez-vous que les gens dont j’ai parlé poursuivent leurs activités tout autour, jardin, potager, cuisine, course, ménage, mais n’ont aucune envie d’entrer dans ces groupes. 

    Avec un médecin, donc à deux personnes dans un cabinet, je pense qu’ils accepteraient le contact thérapeutique. Mais sinon, ils sont devenus rétifs aux relations sociales. Ils aiment bien se retrouver à bosser du côté château où le proprio sait leur cas mais ils ne veulent pas approcher les groupes de clients qui sont pourtant zens.

    Tout est toujours plus complexe que ça n’y paraît.

    Par exemple :
    Comme ils ont été des cadres ayant tout donné pendant des années, comme ils se sont retrouvés marris par rapport à des employeurs trop exigeants ou ingrats, le fait de se retrouver paternés par un « employeur » tolérant, se pliant à leurs facéties, ne les abandonnant jamais, ça les console. Ils veulent vivre pleinement cette situation d’handicapés admis. 
    La thérapie c’est bien gentil mais rien ne vaut de pouvoir vivre enfin quelques années de tolérance pratique, avec un noyau de gens compréhensifs et dans un cadre où ils sont non pas des patients mais des opérateurs.



    Si on leur avait proposé l’EMD avant qu’ils trouvent ce cadre de vie spécial, ils auraient accepté en « Il faut que j’y passe pour retouner à ma vie d’avant »
    Mais maintenant qu’ils coulent là des jours heureux, hyper libres car plus de conjoint, plus de gosses, plus de responsabilités, plus besoin de se raser, de se faire les ongles, de porter une cravate, ils n’ont plus trop envie d’en sortir.
    Ils ont un logement, ils ne dépensent quasiment rien, ils touchent donc une pension d’invalidité, ils se sentent utiles à l’endroit, ils sont contents.



  • easy easy 14 mars 2012 19:40

    C’est parce qu’on refuse qu’il y ait la moindre évasion qu’on passe de l’île l’Elbe à Sainte Hélène ; qu’on passe d’une prison ouverte à un Alcatraz.

    Et qui râle contre les évasions ?
    Qui proteste quand un Hannibal Lecter s’évade ?
    Ce n’est pas tout le monde mais pas loin.
    « Oh la la, rentrez à la maison les enfants, ya un Hannibal dans la nature »

    Entre 90 % de la population qui crie quand un Jack l’éventreur s’évade et 30% de la population qui crie quand un DSK est en liberté, ça ne fait pas grande différence en termes d’impact hystérisant. Le propre des cris c’est d’être sur-entendus. Il suffit donc qu’une poignée crie pour que tout le monde convienne qu’il faille les rassurer « Bon, OK, faites donc des prisons 100% sûres, ça les calmera »
     
    Le résultat de cette perfection du contrôle c’est que quand on a fini d’y soumettre un groupe, en l’occurrence les patibulaires, on y soumet les autres groupes.
    100% des employés doivent être performants
    100% des contribuables doivent contribuer
    100% des chômeurs doivent chercher du travail et accepter ce qu’on leur propose
    100% des gens doivent être valides, mobilisables, enrôlables

    Il ne faut surtout pas d’exception, surtout pas la moindre fraude ou tricherie.




    Il y a peut-être dix ans, il y avait eu dans le nord de la RP, une évasion étonnante. Cette prison neuve étant isolée dans les prés (vers Cergy-Pontoise) des bandits avaient foncé droit dessus, puis à quelques mètres ont tiré au bazooka sur la porte et ont réussi leur évasion sans faire de morts.
    Tout le monde était dépité.
    Je veux bien que ça passe pour une défaite pour un ministre de la Justice mais chacun de nous devrait rester philosophe et comprendre que cette évasion, l’air de rien, offre de l’espoir à l’humanité.
    Le jour où une évasion à la Midnight Express ne sera absolument plus possible, le jour où l’on ne pourra vraiment plus traverser une frontière en fraude, l’espoir sera mort mais en sourdine car aucun d’entre nous n’osera dire que c’est une catastrophe.
     
    C’est donc en sourdine, que nous entreprenons, à marche forcée, de parvenir à ce moment là.



    On avait toujours cru et on croit encore, qu’il est possible de différencier le cas des bandits de celui des invalides ou éclopés du travail. On a cru et on croit encore qu’on peut être très dur envers les premiers et tolérant, caressant, envers les seconds.
    On croit que le manichéisme résout tout « Si on torture les vilains, on pourra dorloter les aveugles ; les sourds, les tétraplégiques, les autistes, les trisomiques, les schizophrènes, les dépressifs »

    « Si la société est hyper dure envers les méchants, mes enfants vivront peinards dans du coton ».

    C’est à mon sens la plus grande erreur que commet l’humanité contrôliste.

    Il n’y a pas de véritable cloison entre les vilains méritant la torture et les autres. Dans chacun de nous il y a de tout, dans toutes les familles il y a de tout.

    Je ne sais pas bien quand nous finirons par comprendre que le cas des bandits, des éventreurs, des violeurs, est indissociable du cas commun et que l’intolérance amplifiée, larsénisée, hystérisée à l’extrême, quand elle exclue un groupe, elle devient automatiquement damoclès de terreur sur les groupes voisins et de proche en proche sur tous les groupes. Mais pour l’instant, rien, absolument rien ne m’indique que nous commençons à le comprendre.

    Quand on jette quelqu’un au dieu Volcan, ça soulage chacun le jour même « Ouf, ce n’est pas tombé sur moi, pas sur mes enfants ! »
    Mais dès le lendemain, l’angoisse recommence à saisir tout le monde car chacun sait qu’ici, on résout les imperfections humaines par la torture, le bûcher ou l’exclusion, le fichage de Police




  • easy easy 14 mars 2012 17:38

    Atos aurait oublié un argument de discrimination « Si vous ne protestez pas contre notre avis positif sur votre aptitude au travail, c’est que vous en convenez et si vous protestez, vous la prouvez ».

    Pile je gagne, face tu perds.

    Ahhhhh ! Quel pied de réussir à mettre en pratique cette arnaque ! 




    Depuis 3 ans j’ai sous les yeux un Européen voisin qui avait été longtemps un commercial parcourant le monde pour vendre des groupes électrogènes. 
    Il est et était d’allure débonnaire. Mais à la maison, je pense qu’il devait être peu souple avec sa femme et ses enfants parce qu’il ne disposait pas de marge psychologique. Il est très intelligent mais comme 80% d’entre nous, il y a des sujets sur lesquels il ne peut pas céder sans se voir vidé. Il avait donc ses entêtements à la maison.
    Mais au travail il était parfait, acceptant tout (pas de blocages ou raideurs psys dans le domaine du travail).
    Du coup, son employeur en profitait pour lui en demander toujours plus en termes de disponibilité. Et il acceptait donc de passer sa vie à l’étranger puisqu’il se considérait chiant à la maison. Résultat, au fil des années, il s’est épuisé au boulot et a démarré un premier burn out. 
    A partir de là, de cette chute dans le boulot, ses collègues l’ont dénigré afin de prendre sa place. Il menait désormais une guerre dans son entreprise pour y rester. Tout ce qu’il avait pu supporter jusque là lui est devenu insupportable et en quelques mois il a perdu toute souplesse dans le domaine du boulot. Même avec des clients, il devenait irrascilble ou susceptible. 

    Résultat il a converti son burn out en dépression chronique et constamment arrêté, il a fini par se retrouver dehors. 

    Très fier, il n’a rien demandé, il a accepté le divorce et il a tout quitté pour venir se planquer du monde en France, dans un château qui avait bien besoin de lui pour tondre les pelouses et réparer les tracteurs contre un petit logement. 

    Puis une parente avocate lui a dit qu’il devait réclamer une indemnité genre invalidité et après des années de bras de fer, il a obtenu 1000 € de rente d’invalidité de la part de cet Etat voisin. Mais là, il y a un médecin expert qui le harcèle en affirmant qu’il peut travailler.

    Et bien moi qui le vois, je peux affirmer qu’il est incapable de revenir à un boulot de cadre et que même pour balayer des feuilles, si c’est aux ordres d’une entreprise, il ne le supporte pas. 
    Là, il bosse bien 12h par jour mais il n’a personne au-dessus de lui. Le proriétaire du château sait sa problématique, a déjà « embauché » d’autres burn outé comme lui. Il ne leur donne que des indications globales de travail et s’il y a une bêtise de commise par ces fragiles, même grosse, il ne blâme jamais. Jamais.


    Ces dépressifs apprécient de se voir confier un boulot global du genre « Bon tout ce qui est jardinage, tu t’en occupes. Je te fournis les outils, les ingrédients et tu fais au mieux » . Et les résultats sont parfois très valables en termes de productivité. Mais parfois nuls. 

    Il y en a un dans cette équipe d’éclopés qui peut, sans prévenir, ne plus sortir de sa chambre pendant 5 jours. Et t’as beau tambouriner, tu n’entends rien. Je dis qu’il fait le sous-marin en plongée profonde. Et puis un jour il réapparaît avec un grand sourire, comme s’il n’avait dormi que 8h. 

    Aucun d’eux ne peut plus vivre avec un conjoint. Ils sont devenus trop écorchés vifs. 

    Ils peuvent faire des bêtises énormes. Par exemple l’un deux découvre, à la suite du dégel, une fuite sur un tuyau placé dans les combles. Il coupe le robinet général mais il le ferme mal. Ca continue de couler. Il croit que c’est ce qui reste dans les tuyaux qui finit de se vider « Pas grave » Mais trois jours après, quand il voit que ça pisse encore autant, il persiste à croire que ce sont les tuyaux qui finissent de se vider. Et là dessus, sans prévenir, il part en voyage pendant 4 jours. A son retour, on lui dit qu’il avait mal compris le problème, que l’eau sous pression arrivait toujours et que tous les plafonds sont morts. Il est alors navré et effondré mais la semaine suivante il peut recommencer une bêtise similaire. Mal fermer un poêle, alors une bûche tombe, roule et met le feu au parquet.

    Ils peuvent bien réparer un tracteur et le casser dix jours plus tard par mégarde

    Ces éclopés font un boulot qui n’était pas le leur au départ, ils font ce qu’ils peuvent pour se rendre utile mais ont du mal à se concentrer et à réussir un sans faute dans leur nouvelle activité. On ne peut pas les payer comme on payerait un salarié en pleine forme psychologique. Ce n’aurait aucun sens économique. On ne peut que leur offrir un logement et les laisser faire ce qu’ils veulent, ce qu’ils peuvent. 
     
     

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