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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 3 mai 2012 14:20



    «  »«  »« mais que connaît-on des structures mentales, de leur rôle capital dans la destinée des peuples et, surtout, de leur transmission bien au-delà de l’éloignement du foyer ethnique originel ? »«  »« 

    Ce que les autres en connaissent, je n’en sais rien. Mais moi j’en sais des choses pour avoir vécu cette problématique. Et je sais donc que concernant bien des composants de la structure mentale, tout provient du contexte de l’enfance (contexte au sens large). Qu’aucun fait génétique n’est de conséquence.

    Même celui de mes frères qui a un QI de dindon n’est idiot qu’en raison de ce contexte. Il n’est idiot que du fait de s’être retrouvé incapable+interdit (par notre mère Blanche, par nos tantes Blanches) d’exprimer le malheur de son déracinement de manière intelligible. Ainsi, ses cris de dindon étaient-ils, à ses 15 ans, plus justes ou plus sincères, d’un point de vue ontogénique ou racinaire et malgré leur forme délirante, que mes raisonnements en trop bon français.




     »«  »« Le »type idéal« de Gustave Le Bon laisse, me semble-t-il, la porte ouverte à toutes les aptitudes »«  »«  »
    Je ne suis pas certain de comprendre ce que vous entendez par aptitudes.
    Si ce mot peut être remplacé par « interprétations » je pense que non, le type idéal, pur jus, pur sol, pur sang, qu’a considéré le Bon, nous fait croire à la théorie génétique alors qu’à mon sens, les gènes n’y sont pour rien de rien dans le caractère.
    Obama a des gènes kenyans et n’a en rien la mentalité d’un Kényan.


    «  »«  »«  »c’est-à-dire que ce ne sont pas les extrémités de la courbe de Bell qui changent, mais sa partie centrale«  »«  »« 
    Cette courbe a beau avoir une forme de cloche, elle est de Gauss.




     »«  »« Cela dit toute réflexion sur ce genre de sujets se heurte aux barrières dressées par l’escroquerie existentialiste qui, actuellement, régne sans partage dans le domaine des idées »«  »«  »
    Je souhaite des explications.




  • easy easy 3 mai 2012 13:59

    Ah, le cheval de Troie !
    J’avais oublié d’en parler.

    Là encore, il est question de stigmatisation mais en grande partie volontaire, dans bien des cas.
    Exemple : France 1590. Qu’il soit protestant ou catholique, un Parisien ne se distingue pas d’un autre parisien du fait qu’un quelconque caractère physique. Mais la tension est telle entre les deux groupes que des marques sont apparues, des marques vestimentaires. C’est volontairement que chacun, dans chaque communauté, cherche à se marquer. Idem pour les Juifs. De sorte qu’à la Saint Barthélemy, les catholiques excités voient tout de suite qui occire.

    Ce n’est pas pour rien qu’il existe tant de signes communautaristes dans le Monde. Ca permet à chacun de prouver son appartenance à un camp. Et ceux qui ne se démarquent pas passent alors aux yeux de ceux qui sont démarqués pour des traîtres ou chevaux de Troie. Henri IV ayant viré en apostasie trois fois formant un paradigme du genre.

    Là dessus, par dessus cette possibilité qu’a chacun de se communautariser en arborant quelque plume, chant, circoncision, taoutage ou bonnet, se trouve la problématique de ceux qui sont automatiquement démarqués par leur allure physique, quoi qu’ils fassent.

    Quoi ?
    Comment un Noir, un nègre, pourrait-il être de notre camp ? dit le Blanc.
    Et voilà le Mammelouk, le Spahi, le tirailleur sénégalais, le Gurkha, l’Apache, le Harki, obligé, s’il sert dans l’armée du Blanc, obligé de faire du zèle fidéliste.



    Bien entendu, l’enrôlement de supplétifs indigènes dans une armée d’invasion ou de colonisation est problématique et a parfois posé des problèmes aux chefs qui les conduisaient. Mais à part quelques cas de révolte, ces serviteurs se sont le plus souvent montrés particulièrement fidèles et zélés.
    Aucun Japonais vivant en Amérique n’a trahi l’Amérique quand elle a répondu au Japon après l’attaque de Pearl Harbour. Aucun Amérindien non plus. Aucun Noir non plus.

    Et le Géant profite alors de ce zèle obtenu par le risque qu’encourent les gens coincés entre marteau et enclume de passer pour ennemis, traîtres ou chevaux de Troie.
    Le Géant les place en première ligne de tous les riques et méfaits.



    Le zèle fidéliste du bon Nègre à son maître Géant est à double tranchant.
    D’un côté il démontre que le Nègre peut embrasser la cause du Géant, même s’il en est envahi. Il démontre aussi l’équivalence de ses capacités, performances ou talents. De l’autre, il fait du principe du singe, de l’imitation, de la soumission à l’autorité (Cf Effets Matthieu, Hawthorne, Rosenhan, Milgram, Ash...) son paradigme, son identité.


    Lorsqu’Aimé Césaire, Sadar Senghor, écrivent trop bien le français d’avoir usé leurs culottes autour de la Montagne Sainte Geneviève, ils se retrouvent dans cette ambiguïté.

    Mais un Sioux, s’il ne pratique pas correctement l’anglais, comment peut-il comprendre le traité que Washington lui présente et qui le spolie de ses terres ancestrales ?

    L’Apache, s’il ne singe pas le Red-neck au point de devenir sénateur, comment peut-il, autrement qu’avec des flèches et couteaux, faire entendre les revendications de son peuple ?

    Ho Chi Minh se retrouve donc contraint de rédiger l’acte d’indépendance du Vietnam en français.



    Il a bien existé quelques cas de refus absolu de toute compromission, tel celui de Chaka Zulu, mais la plupart du temps, le Petit a consenti à singer le Géant.


    Que doivent faire les Beurs de France ?
    Je pense qu’ils n’ont pas trop le choix. D’abord leur enfance 4-15 ans, ils l’ont vécue en France et de toutes manières, en ce moment, ils ont intérêt à se confondre avec le Géant.

    On relèvera au passage que les Beurs de France qui sont bien acceptés sont ceux qui consentent à faire les clowns, à s’auto-railler. Quand ils s’expriment sérieusement, le Géant, en sa partie ignare, s’en méfie et se crispe.



  • easy easy 3 mai 2012 11:15

    Sur le plan des humanités ou de la psychologie humaine, Gustave Le Bon s’était offert une belle expérience de terrain. Il avait vraiment voyagé.

    J’apprécie ses visions non hiérarchisantes.

    Mais afin d’affronter des idées du type de celles d’Arthur de Gobineau, il s’était trouvé obligé de rhétoriser de manière tranchée.

    Ses théories plutôt justes sur les hérédités ou atavismes ne sont pertinentes que si l’on fait l’impasse sur les cas des individus mixtes, nés de deux parents de terroirs très différents.
    Si l’on considère ces cas, on voit que ce qui influence le caractère ou les valeurs d’un individu, ce n’est pas ce qu’il porte dans ses gènes mais le contexte de son enfance, l’endroit, le milieu où son caractère s’est formé.

    Entre mes cadets et moi, eux ayant moins vécu que moi une enfance au Vietnam, il y a une très grande différence d’éthique, d’ordre des priorités.
    Nous avons les mêmes parents, les mêmes gènes, nous avons tous passé le plus clair de notre vie en France mais moi, je suis très marqué par mon enfance en Extrême-Orient. Mon cadet de deux ans l’est encore un peu mais les plus jeunes n’ont rien de commun avec l’Asie.

    Je rappelle que selon un registre des mariages célébrés en Indochine en 1932, quand il y avait 100 couples EUROPENNE+EUROPEEN, il y avait un couple EUROPEENNE+ indigène (Majuscules, minuscules, selon ce registre)
    Face à ce fait numérique, il existe une logique qui pousse à faire l’impasse sur les métis quand on cherche à disserter sur la formation des caractères. Mais les fondamentaux de cette dissertation ne sont alors que numériques.
     
    Celui qui veut vraiment comprendre comment se forment les tempéraments ne doit pas s’éblouir du fait de la pureté raciale. Il doit examiner au contraire les rares cas de mixité. Ce n’est qu’en tenant grand compte des exceptionnelles mixités (surtout à l’époque) qu’on parvient à remarquer que les gènes ne sont pour rien dans les caractères. 


    J’ai constaté que ce qui détermine le plus les caractères c’est le contexte (global, scolaire et familial) où l’individu a passé la tranche qui va de ses 4 ans à ses 15 ans.

    Mais il faut bien comprendre aussi qu’un individu de sang purement Martien ayant passé ses 4-15 ans à Paris vers 1960, parce qu’il sera constamment considéré Martien au vu de sa peau verte, sera très sensibilisé par cette stigmatisation. Il se construira donc en réaction une carapace ou un étendard de couleur verte. Verte, forcément verte car il ne peut se repeindre en rouge. 



    Cyrano n’ayant pu se défaire de son nez en avait fait son royaume arthurien, son Camelot.

    Quand les gens ne voient que son nez péninsulaire, quand toutes leurs réflexions tournent autour, comment peut-il faire autrement qu’en faire son épée et son paratonnerre ?



    Il y a donc fondamentalement le contexte de l’enfance qui joue et sur ce contexte se rajoute la conséquence d’une quelconque stigmatisation. Stigmatisation extrêmement courante, ordinaire, que chacun subit, même au sein d’une race, pour un menton trop long, pour une acné trop forte, pour une obésité trop marquée, pour une beauté trop parfaite, pour des cheveux trop rouges.
    De ces deux éléments hautement déterminants, Gustave le Bon n’a strictement rien dit pendant qu’il s’est égaré sur les gènes et n’a raisonné qu’en termes de pureté raciale ou culturelle.


    Enfin, à son époque, les plus avisés des Gustave le Bon n’avaient pas encore eu le loisir de constater qu’un enfant prélevé au Mali et élevé à Houston pouvait apprendre à piloter la navette spatiale comme ses collègues Californiens.



  • easy easy 3 mai 2012 09:56

    Vous n’avez pas à vous excuser. Le mal, vous ne le faites qu’à vous-même, à mes yeux (Cf. Le catalogue de Molière ou le film « Ridicule » ).

    Pendant que Pierre Rabbi, qui parle simplement, qui ne cherche pas à se faire boeuf, ne se fait pas de tort, toujours à mes yeux.



    A part ça, il est certain que j’ai toujours eu non pas un mépris, pas même un dédain pour les virtuoses du verbe (les vrais comme les faux) mais plus exactement un recul. Seulement un recul.

    C’est que la vie m’a conduit à remarquer qu’un mineur de fond, un pêcheur de morue, un maçon, une lavandière, une tisserande, que ces gens qui produisent des biens concrets et basiques sont sinon muets du moins très simples dans leur manière de parler.
    J’en suis venu à croire que les beaux merles, qu’ils s’appelassent Cauchon,Bossuet, Hugo, Rimbaud ou Saadi, pour utiles qu’ils fussent dans notre contexte qui les porte, brassaient et brassent du bel air pour fasciner et faire oublier qu’ils ne faisaient rien de leurs mains, sinon écrire.

    Voyez-vous, en amont de toutes les pensées, une des plus anciennes exprimées selon ce qu’en aura retenu l’Histoire, serait celle de Confucius ou du peut-être Lao Tseu. Mettons que Confucius (dont on est certain qu’il a bien existé) ait été le premier à poser des idées humanistes, disons de tolérance envers autrui et de sévérité envers soi.
    Son message aura bien diffusé n’est-ce pas ?
    Et bien il était formulé de manière très simple et parfaitement compréhensible par tous. Il parlait aussi simplement que Pierre Rabbi.
    Et surtout, il vivait de manière très simple.


    S’il semble aux Occidentaux que Confucius-LaoTseu diffusaient leur message de manière poétique, cela vient d’une bête différence de culture de fond.
    Ici, à un flic comme à sa mère, on répond par oui ou par non.
    En Angleterre, on reformule la phrase.
    En Extrême-Orient, afin d’éviter l’acculement ou l’impasse, on décale tant la question que la réponse.

    Ici il serait poli de regarder son interlocuteur en face.
    Ailleurs ça passerait pour impoli voire provocateur.





    (Il n’y a qu’un seul Président de République française d’installé au Panthéon et son grand-père avait voulu qu’il s’appelât en sorte de Jean Mohamed. Ce brillant président-ingénieur s’exprimait simplement)



  • easy easy 2 mai 2012 14:54

    Le sujet abordé est élevé et fort complexe (Dans la pratique, il y a bien des sens accordés aux mots « étranger » et « origine »). Par chance, en son intime, nul n’ignore la problématique des immigrés et descendants d’immigrés, même venus d’un village voisin.

    Mais la grandiloquence n’est indispensable ni comme lumière ni comme preuve.
    Même s’il ne conduisait pas à produire tant de fautes de syntaxe, d’orthographe et de vocabulaire, le style ampoulé serait à la fois plombant et pathétique. Il nuirait toujours au discours.

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