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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 29 février 2012 18:40

    Je n’aborderai pas le débat plaisir/religion (au sens premier)



    Alors que les sportifs auraient pu se faire valoir sur la théâtralisation de la souffrance en manière de « Je marathone donc j’en meurs », car la théâtralisation de la souffrance (volontaire et infligée) a été très à la mode pendant 2000 ans, ils s’en abstiennent.

    Il se pourrait que cette abstinence à la grimace de douleur provienne du fait que la performance sportive s’établit de manière scientifique, probante, indiscutable, objective et qu’elle n’a donc pas besoin d’être surjouée. Ce qui est particulièrement vrai pour les courses, les sauts, les lancers.

    Là où c’est un peu plus subjectif (gymnastique, patinage artistique) les sportifs auraient pu verser dans la grimace de souffrance mais comme il a toujours été établi que la danse par exemple doit se pratiquer avec le sourire, ces sportifs du subjectif versent au contraire dans le sourire signifiant produisant un effet de non-effort apparent.

    Au bilan, dans le sport, boxe comprise, il y aurait bien plus une surenchère au « Même pas mal » qu’une surenchère au « J’en bave » . Exception alors pour le « Han ! » bruyant de certains joueurs de tennis.

    J’estime que cette tendance anti doloriste du sport déteint sur nos autres activités.
     
    Ce ne sont pas les publicistes qui me diront le contraire, eux qui passent la sainte journée à nous prétendre que se raser ou s’épiler c’est un plaisir, que porter un tampon c’est le nirvana, que faire la vaisselle c’est le pied, que passer l’aspirateur c’est la félicité, que conduire une voiture est un délice...

    Dès le début du cinéma, on s’est aperçu que ce procédé permettait de livrer, pour la première fois de l’Histoire, des reproductions de nous arborant des sourires éclatants.
    Les photographes ont immédiatement réagi et rectifié le tir avec le désormais « Attention le petit oiseau va sortir » afin de récolter, eux aussi, des sourires et rien que des sourires.

    Même Alekseï Stakhanov se devait de sourire, de dénier la souffrance.
    Le travail d’ouvrier ? Une sinécure, voyons !

    Même sur les champs de bataille, les films de propagande exigeaient le port du sourire.

    Le sourire hollywoodien, qui donne à supposer du plaisir et en tous cas une absence de souffrance, s’est alors imposé à tous les étages de notre culture occidentale. Sauf dans les défilés de mode où l’on croit que l’arrogance ou l’indifférence hautaine est plus porteuse puisqu’elle s’adresse à des gens qui se veulent au-dessus du lot commun.


    Cependant, tous nos rois, tous nos empereurs, tous nos présidents, ont affiché une douleur à la tâche. Malgré Theodore Roosevelt, malgré Eisenhower qui passait le plus clair de son temps sur les greens, malgtré JF Kennedy, il nous faudra attendre après Mitterrand pour voir notre Chef arborer le sourire ultra brite qui signifie bien plus plaisir que souffrance.

    Nonobstant ce qu’en disent ou en veulent les religions (au sens premier), nous sommes bel et bien dans une religion (au sens second) laïque donc, du plaisir.

     
      smiley






  • easy easy 29 février 2012 17:33

    Citer Haroun Tazieff ici est un contresens.

    Il avait été le premier à promouvoir la science des choses profondes qui se passent sous nos pieds mais il était anti catastrophisme.

    A sa place il eût mieux valu citer Michel Feuillard, Robert Brousse ou Claude Allègre.



  • easy easy 29 février 2012 12:10

    N’empêche qu’il est de bonne logique messagière, pour ceux qui refusent de se faire hameçonner par un individu réclamant qu’on lui offre un pouvoir surnaturel, d’aller hameçonner le gardon le jour des élections, surtout ce jour-là.

    (Devant l’Eternel, vous êtes éventuellement pécheur, pas pêcheur)



  • easy easy 29 février 2012 11:50

    Ottomatic nous dit « Une loi sur les génocides, c’est de l’histoire d’état. Et quand l’état écrit l’histoire c’est très très mauvais signe »

    Je partage son avis mais je crois qu’il est très important de toujours préciser pourquoi ce qu’on appelle « bon » semble bon et pourquoi ce qu’on appelle « mauvais » semble mauvais.




    Avant l’ère de l’information-instruction venteuse, les Etats pouvaient s’enfermer entre grandes murailles et imposer leur version des actualités, des évènements récents et aussi de l’Histoire ancienne. L’école de Ferry aura atteint des sommets dans le genre puisque l’Etat parvenait à imposer aux Malgaches, aux Guadeloupéens et aux Indochinois qu’ils avaient des ancêtres Gaulois.

    Les Etats auraient très probablement continué à imposer leur version s’il n’était advenu l’information-instruction venteuse qui se moque des monts, des vaux, des fleuves, des murailles et des frontières. L’automobile, le train, l’avion, le téléphone, la radio, la télévision, Internet, auront fait que l’imposition d’une pensée unique à l’intérieur de frontières est devenue très difficile.

    La plupart des Etats ont réalisé le fait que les vents de l’information et donc de la culture arrivent aux gens de toutes parts. La plupart des Etats réorientent leur leitmotiv dans le sens des vents et finissent par adosser leurs lois à ce ventisme.

    L’interne et l’externe d’un Etat commencent à se confondre. Economie, écologie, culture, divertissement, santé, guerre, sont des sujets déjà soumis presque partout au quatrevent. Très peu de domaines restent encore confinés à l’intérieur des frontières.


    Sauf à re-confiner les gens à l’intérieur de frontières, sauf à interdire tout ce qui favorise le quatrevent, les lois des Etats se doivent d’aller dans ce sens de la liberté d’expression-d’information donc dans un sens favorable au mélange.

    Il va de soi que tous ceux qui auront fondé et élevé leur autorité ou prestige sur des valeurs de terroir ou nationales fortement marquées d’identité spécifique, ceux-là ne seront pas contents et crieront à la trahison, au sabordage ou à la décadence.


    Mais soit on accepte le quatrevent, même en râlant, soit on retourne à la case « Etat prison-paradis »

    « prison-paradis » puisque dans toute proposition d’emmurement on y pose forcément que seul l’isolationnisme permet le paradis, ou qu’il permet plus sûrement l’accès à quelque paradis (immédiat et définitif)




    Alors qu’est-ce qui est bon, qu’est-ce qui est mauvais, l’isolationnisme ou le quatreventisme ?
    Je vois peu d’avantages durables à l’isolationnisme. Il me semble qu’il obligerait à un épuisement des forces car on se fatigue à élever des murailles. Et j’ai toujours eu des allergies aux sectes.

    Je vois plus de bon sens et d’économie de sang à jouer dans le sens des vents que contre eux. Je considère que Colomb, Vasco de Gama, Magellan, Zheng He, Polo, en prenant le large, nous ont invités à jouer des quatre vents et que ce n’est pas les trahir que de poursuivre dans ce sens d’ouverture à toutes les pensées, à toutes les visions.

    Je crois que si dans trois siècles tous les Terriens pratiquaient une même culture au quotidien, (que des nostalgiques appelleront brouet) ce ne sera pas un mal mais un bien. Dans le détail, les Terriens conserveront toujours des différences culturelles liées à la géographie, à leurs vents et insectes spécifiques mais ils auront beaucoup de visions communes. Un Norvégien et un Massaï sauront papoter d’une bielle, d’un logiciel, de la pollution, d’un kangourou, des anneaux de Saturne, des tiques du lion. Ils ne seront pas forcément du même avis mais ils pourront échanger leurs points de vue. Ils parleront la même langue et je trouve ça bien parce que ça leur évitera de se faire enfumer par des media se posant en traducteurs-interpréteurs.




  • easy easy 28 février 2012 20:16

    «  »«  »L’Education nationale, dans les programmes d’histoire, a introduit le relativisme à l’école.«  »«  »

    Elle ne le ferait pas, elle ressortirait rigide, têtue et à contre courant de toutes les autres sources d’information qui produisent chez chacun de nous une vision relativiste.

    Sous Ferry, avant 23 ans, un jeune n’avait aucune autre source d’information que l’école. Après ses 23 ans, il commençait à lire les journaux. De nos jours, dès ses 3 ans, un gosse reçoit des enseignements de toutes parts. Et cela sans s’attarder sur le fait que ce gosse a d’une part 10 camarades qui ont des origines diverses et que lui-même a deux parents d’origine et de culture différente.

    Sous Ferry, dans toutes les colonies, l’instruction expliquait aux enfants que leurs ancêtres étaient des Gaulois. Débile.





    «  »«  »« il est aussi évident qu’une société évoluée ou avancée est plus riche en accomplissements techniques et culturels »«  »«  »

    Il est possible de dire qu’à âge égal, les civilisations ont toutes une culture plus élaborée, complexe ou multiple que les non civilisations (Là où il n’y a pas de cité) car c’est facile à prouver.

    Il est possible de dire que de toutes les civilisations, prises à âge égal et avant qu’il y ait eu trop de métissages, donc vers 1500-1900, celle de l’Europe était plus riche en accomplissements techniques car c’est relativement facile à prouver.

    Mais on ne peut dire que notre civilisation a une culture plus riche en accomplissements que d’autres civilisations car ce n’est pas évident à prouver. Il faudrait déjà commencer par connaître parfaitement notre culture puis toutes les autres. Ce dont personne n’est capable.

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