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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 13 février 2012 11:59

    Correction

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    Or en démocratie, un candidat, avant de devenir chef, c’est certes quelqu’un qui doit parler le menton levé, mais qui doit mendier les bulletins. A signaler alors le cas extrêmement spécial de tout président sortant qui devrait rester sur son trône mais qui se retrouve obligé de mendier s’il se représente.

    «  »«  »"
     



  • easy easy 13 février 2012 11:57


    Dans la proskynèse que François Asselineau avait évoquée ici face au cas de Hollande se rendant à l’Emir du Qatar (Ou à quelque Clinton), il ressort que face à un public, un roi se faît lécher les pieds par quelqu’un.
    Ce qui poserait donc que ce quelqu’un serait soumis à ce roi.

    Certes.
    Mais encore faut-il être quelqu’un pour que le roi trouve un intérêt à ce léchage. Qu’on veuille bien considérer ce fait et on verra quelque chose de bien plus équilibré que ça n’en a l’air et qui ne mérite aucune hystérisation jalouse.

    Soyons clairs, le peuple français souffre et il fantasme que ses Chefs accourent à son chevet. Nous les gueux, nous fantasmons qu’enfin nos chefs ne nous prennent pas pour des cons à jeter et qu’ils nous placent au tout premier rang des importances. Tout ce qu’ils feraient qui n’irait pas exactement en ce sens, nous vexe de jalousie. 

    Nous voulons que notre bulletin d’individu soit sur-précieux lors de chaque élection et nous rageons de voir les candidats sembler câliner quelques autre électeurs en nous donnant alors l’impression que note bulletin n’est que 60 millionièmement minoré.

    Les présidentielles excitent nos jalousies. Si nous ne posons pas ce fait, nous ne disons rien.


    Le lécheur est donc aussi important que le léché. Lécheur et léché se distinguant non plus exactement en termes de génuflexion physique mais en termes de déplacement. Celui qui se déplace étant le lécheur.

     
    Or en démocratie, un candidat, avant de devenir chef, c’est certes quelqu’un qui doit parler le menton levé, mais qui doit mendier les bulletins. A signaler alors le cas extrêmement spécial de tout président sortant qui devrait rester sur son trône mais qui se retrouve oublié de mendier s’il se représente.

    Et en termes d’efficacité de mendicité ou sollicitation, le mieux, César ne me contredirait pas, consiste, faute de temps et d’ubiquité, de mendier les groupes d’électeurs, les communautés.

    Il est très, très normal que les candidats aux présidentielles, surtout s’ils se proposent d’être rassembleurs, d’aller porter des chocolats à toutes les communautés, à toutes les sortes de communautés.

    La chose n’est ennuyeuse que pour le président sortant qui se représente. Là c’est vraiment moche parce qu’il porte deux casquettes.
     
    Mais même en portant deux casquettes, celle de Président et celle de candidat, s’il fait le tour des communautés avec ses chocolats, il doit se surveiller à traiter chaque communauté pour ce qu’elle est dans le périmètre national. Seulement dans ce périmètre.

    Un Président ne doit pas se rendre chez un Dalaï Lama avec des chocolats et lui dire, devant tout le monde « Je suis à vos côtés dans votre combat contre la Chine » 

    Un Président sortant peut apporter des chocolats aux Juifs de France et ne les y considérer qu’en tant que Juifs français + Juifs non français en transit ici mais il ne doit pas les considérer comme des Israéliens, pas même comme des pro-israéliens et encore moins pour des sionistes. Parce qu’il est le chef de notre Etat, il ne doit en aucun cas citer Israël autrement que depuis l’Elysée, le MAE ou devant une organisation internationale comme l’ONU. Et idéalement, il devrait le faire par la bouche de son MAEtrangères


    Napoléon 1er, en encadrant les Juifs installés dans l’Empire (qui étaient entre eux souvent fâchés) , comme il avait encadré les autres communautés religieuses, avait démontré que cette communauté était importante, qu’il fallait la considérer. 
    Mais aucune des communautés religieuses encadrées en consistoire n’était en train de fomenter un principe d’établissement en Etat quelque part. 
    Napoléon n’a eu à considérer des communautés que leur dimension religieuse, coagulante et économique. Pas question de politique territoriale. Pas question de prendre partie pour des querelles intra et inter communautaires. 

    Mais voilà que depuis 1943 est né le CRIF et que depuis la fondation d’Israël et son conflit avec les Palestiniens, cette organisation profane a tendance à dépasser en importance le Consistoire Juif, toujours strictement religieux, qui existe toujours. Et c’est donc à ce CRIF politique que nos candidats portent des chocolats. 

    Et c’est catastrophique d’un point de vue républicain quand parmi ces candidats livreurs de chocolats se trouve le Président en exercice.

    Evidemment qu’il y a confusion des genres et le CRIF sait parfaitement jouer de ses multiples étiquettes ou allures pour se justifier et légitimer. A 9 h il sait se montrer plutôt religieux, à 12h plutôt économique, à 15 h plutôt politique, à 20h plutôt médiatique, à 22h plutôt victime. A égarer tout le monde, Président hystérisé compris.


    Pour autant, prenons acte de cette faiblesse de Sarkozy mais gardons notre calme républicain.




    Et si les palestiniens avaient eux aussi monté leur dîner CRIPF que se serait-il passé ?
    Hollande et les autres candidats entrants y seraient allés de leur chocolats aussi mais sans y tenir discours solennel. Pas de problème.
    Et notre Président sortant ? Il s’y serait sans doute rendu mais n’aurait forcément pas pu tenir un discours solennel en « La Palestine est un miracle ».
    La coupe aurait alors été débordée.


    En l’occurrence l’AFPS n’ayant pas eu à subir un tel camouflet, a pu continuer à ronger son os et Jean-Claude Lefort s’est contenté d’écrire une lettre à notre Président en évoquant certes cette soirée au CRIF mais sans rien dire sur le « Israël est un miracle » et préférant ne rappeler du discours que les miettes lui offrant quelques espoirs de soutien politique de la part de la France :



    C/C

    ***********

    Paris, le 10 février 2012

    M. Nicolas Sarkozy
    Palais de l’Elysée
    55, rue du fau­bourg Saint-​​Honoré
    75008 Paris

    Mon­sieur le Pré­sident,

    Avant hier soir, au dîner annuel du Conseil repré­sen­tatif des ins­ti­tu­tions juives de France (CRIF), vous avez pro­noncé un dis­cours dans lequel vous avez évoqué for­tement la situation au Proche-​​Orient.

    Vous avez notamment déclaré : « Le Quartet a échoué. Il faut changer de méthodes et accé­lérer le calen­drier. » Et vous n’avez pas manqué de sou­ligner, très jus­tement, que la sécurité d’Israël passait par « l’existence à ses côtés d’un Etat pales­tinien démo­cra­tique, viable et moderne. »

    Comme vous le savez les négo­cia­tions n’avancent pas du tout entre Pales­ti­niens et Israé­liens, et il en résulte sur le terrain une aggra­vation de la situation qui a été sou­lignée avec force par les Chefs de mission de l’Union euro­péenne en poste à Jéru­salem.

    A l’ONU, devant l’Assemblée générale, vous déclariez en sep­tembre dernier qu’il fallait fixer un délai - six mois, aviez-​​vous dit – pour un accord sur les fron­tières et la sécurité. C’était le 21 sep­tembre 2011.

    Quatre mois après : on n’a pas pro­gressé d’un mil­li­mètre, si bien qu’aucun accord n’est en vue, ni sur les fron­tières et la sécurité, ni sur le reste.

    Accé­lérer le calen­drier, comme vous le pro­posez à juste titre, suppose des actes.

    C’est pourquoi vous devriez revoir la position que vous aviez défendue en sep­tembre, aussi bien votre refus de l’admission de la Palestine comme État membre de l’ONU que votre pro­po­sition de lui pro­poser un « stra­pontin » d’État non membre qui, de sur­croît, ne pourrait même pas ester devant la Cour inter­na­tionale de justice et la Cour pénale inter­na­tionale.

    L’heure est venue de dire votre plein soutien à la demande d’admission de la Palestine à l’ONU dans les fron­tières de 1967 et avec Jérusalem-​​Est pour capitale.

    Voilà qui accé­lé­rerait le calen­drier et qui chan­gerait la méthode. C’est ce que nous ne cessons de dire, inclus dans l’intérêt d’Israël.

    La France doit dire désormais, et sans plus attendre, « oui » à la Palestine à l’ONU ! Une Palestine de plein droit !

    Certes les États-​​Unis agitent la menace d’utiliser leur veto. Nous écrivons ce jour au pré­sident Barak Obama pour lui rap­peler qu’il n’est pas de veto pos­sible en cas d’admission d’un nouvel Etat aux Nations unies, dès lors que le point IV de la Charte est res­pecté par l’Etat qui en fait la demande.

    Jamais un État n’a usé de son droit de veto pour s’opposer à l’admission d’un nouvel État aux Nations unies, pour cette « simple » raison qu’une telle démarche serait contraire à la Charte ! Les Amé­ri­cains eux-​​mêmes, dès 1947, décla­raient jus­tement par la voix de leur ambas­sadeur à l’ONU : « « Je ne pense pas que les auteurs de la Charte aient jamais voulu donner à un Etat le droit de s’opposer, pour des raisons étran­gères à la Charte, à l’admission d’un pays que les autres États membres des Nations unies juge­raient digne d’être admis. II y a là, indis­cu­ta­blement, un abus du droit de veto. » (Conseil de sécurité, procès-​​ verbaux n° 81, 190e et 191e séances 1947, p. 2133).

    Washington a d’ailleurs res­pecté et réaf­firmé cette conception de manière constante depuis 1947.

    L’heure est donc venue d’oser la paix et d’accélérer une reprise des négo­cia­tions qui ne peuvent aboutir que si ce point est acquis : la recon­nais­sance de la Palestine comme État dans les fron­tières de 1967. Les négo­cia­tions lais­seront le champ libre aux ajus­te­ments sou­haités et non pas imposés. Ce n’est pas notre affaire. Par contre c’est l’affaire de l’ONU, c’est même sa mission, que de dire, d’affirmer le droit et de le faire respecter.

    La Palestine doit donc être admise à l’ONU – telle est la seule voie aujourd’hui pra­ti­cable, l’échec de tout autre chemin étant constaté. Nous vous demandons, en consé­quence, que la France déclenche, en tant que telle et avec ses par­te­naires euro­péens poten­tiels une offensive diplo­ma­tique sans pré­cédent pour aboutir dans les meilleurs délais au résultat incon­tour­nable qui peut seul « décoincer » la situation : l’admission, comme État de plein droit, de la Palestine à l’ONU.

    Je vous prie de croire, Mon­sieur le Pré­sident, à notre ardente volonté de paix basée sur la justice et à l’expression de nos sen­ti­ments distingués.

    Jean-​​Claude Lefort




    *******************

















  • easy easy 13 février 2012 10:16

    Témoignage illustrant les principes communautaires

    Comment Titan aurait-il été considéré par d’autres chiens remarquant qu’il était passé chatouilleux ?



  • easy easy 12 février 2012 19:39

    «  »« c’est difficile à systématiser dans les manuels scolaires »«  »

    Bravo, vous venez de mettre le doigt sur le nerf de ce problème

    Ce que nous montre la vidéo publiée sur AgoraVox TV, dont j’ai parlé et que nous comprenons assez bien par ce moyen, ne peut pas s’écrire dans un livre. Il y a des signaux, des messages, des expressions, des attitudes, des regards, des silences qui sont assez bien compris grâce à cette vidéo mais qui seraient intraduisibles par le livre, par l’écriture et par notre grammaire.

    J’ai tout ressenti en vivant avec des Indiens alors que je n’ai rien ressenti en lisant C L Strauss







  • easy easy 12 février 2012 18:44

    Lorsque je parle d’enseignement du regard de l’autre je parle d’autre chose que notre seul opposé politique.

    Il ne s’agirait pas tant de nous enseigner le point de vue d’Abd El kader en montrant qu’il était matériellement inverse de celui du Duc d’Aumale, car nous emploierions encore et toujours la même grammaire rhétorique. Il s’agirait de nous montrer qu’un Abd El Kader tient compte de paramètres dont nous ne tenons pas compte et inversement. Par exemple la position,des étoiles ou l’odeur du vent.

    Si nous nous emparons du secteur du Mont Rushmore c’est en visant son or. Il ne faut pas nous enseigner que les Lakotas se sont fâchés parce qu’on voulait leur prendre cet or. On doit nous enseigner qu’ils n’en avaient rien à cirer de cet or et que l’endroit leur était sacré pour de seules raisons métaphysiques. Il faut alors nous enseigner leur regard jusqu’à ce que nous ressentions ce qu’ils ressentaient.

    Quand nous demandons à un Aborigène resté isolé des Blancs combien il a d’enfants, il est perturbé par cette question et si nous insistons, il finit par énumérer le nom de ses enfants. Mais il restera définitivement incapable de dire un chiffre. Nous devons donc apprendre le regard de ce père qui ne compte pas. Nous devons apprendre le regard des Romains et Gaulois qui ne passait jamais par le zéro

    Pendant les cours de physique, les profs prenaient soin de nous enseigner la vision de l’atome selon Démocerite, Rutherford, selon Borh, Schrödinger, ca semble nous enseigner des visions différentes mais en fait, ça n’enseigne que votre vision cataphatique où une chose ne peut qu’exister ou ne pas exister et où l’on peut tout découper sans le moindre regard sacralisant.

    On nous aurait enseigné le regard d’autres peuples, nous aurions multiplié nos regards sur nos souris blanches et sur leur cadavre jeté à la poubelle. Nous n’aurons pas placé des cigarettes dans la mâchoire du vrai squelette humain qui pendouillait à côté du tableau noir

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