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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 12 février 2012 14:10

    Très beau tour d’horizon du sujet de la part de l’auteur.

    Il y a 40 ans, on poussait les étudiants dehors. Je veux dire qu’on les incitait à n’envisager qu’un avenir d’albatros international.
    Je n’ai jamais bien compris cette incitation mais elle a existé et perduré, prenons-en acte.

    Quelques uns d’entre nous ont réellement fait les albatros mais le plus souvent avec un statut d’expatrié.
    Ca fait que même les plus Sans Patrie Fixe d’entre nous, d’apparence, sont tout de même restés des moules françaises.
    C’est in fine quoi, seulement 10 000, 30 000 d’entre nous qui sont devenus et qui finiront vraiment SPF, véritables et définitifs albatros

     
    Comme l’immense majorité d’entre nous sera restée moule française, aura commencé une retraite paisible ici même, avec immobilisation du patrimoine ici même (Il paraît que ça vaut aussi pour la plupart des patrons du CAC 40), nous serions restés, en dépit de nos gesticulations d’aéroport en aéroport, attachés de naissance à la langue française.

    Considérant que ça fait déjà 40 ans que nous avons été poussés au SPFisme (presque dans un esprit patriotique « Partez au loin y faire rayonner l’ingénierie française », ce qui me semble paradoxal) mais qu’après 30 ans d’aéroportisme nous finissons presque tous par revenir sur notre rocher originel, la mort de notre langue n’est pas pour demain.

    A partir de ce constat qu’on peut tirer de 40 ans de SPFisme, nous pouvons nous calmer et cesser cette hystérie versant dans le « Il faut absolument parler la langue des Albatros »

    La nature ayant horreur du vide, besoin de nouveauté faisant, quoi faire à la place de l’anglicisation à marche forcée ?

    Je propose d’enseigner aux enfants la mise en perspective de notre héritage culturel, de notre culture, d’enseigner la mise en perspective de toute chose.

    Ici (ou ailleurs) on considère que parler avec emphase, debout, menton levé, est efficace, étudions les cent autres avis du Monde sur ce point.
    Ici (ou ailleurs) on considère que poser un chiffre sur la table fait sérieux, efficace et confère de l’autorité, étudions les cent autres avis du Monde sur ce point.
    Ici (ou ailleurs) on considère qu’il faut faire trois repas par jour, étudions les cent autres avis du Monde sur ce point

    Sur tous les sujets et bien entendu sur celui du verbe.

    J’observe que des gens ayant beaucoup aéroportiqué sont en train de virer moulinternet. Ils ont beaucoup voyagé et sont maintenant le cul posé sur un fauteuil pour ne plus communiquer avec leurs relations internationales que depuis leur clavier (Avec toutes les facilités de transcription que ce procédé permet)

    Nous semblons tous universellement très moules. Si donc la démarche albatros se développe, elle le sera désormais probablement plus par le biais du Net et depuis notre rocher que par le biais des aéroports.
    En ce moment, les vues Google Earth sont encore souvent moches en termes de définition. Mais au rythme où ça va, nous allons bientôt mieux voir La Grande muraille depuis Bourges que sur place.

    Mais pour mieux comprendre la motivation de cette construction, il nous faudrait avoir des notions sur les points de vue des Chinois et selon les époques. Il nous faudrait voir non toujours plus loin mais voir enfin depuis l’oeil du plus loin et nous regarder depuis les yeux lointains. Il nous faut apprendre la vue des autres et nous entraîner dès l’école à la mise en perspective de toute chose.

    Je regarde des extraits d’actualités des années 50 sur le site de l’INA. On montre aux Français le développement de l’aviation, nos chaînes de montage des avions et on finit par « L’aviation française sera Grande ». Le tout sur fond de musique tricolore. Aucune mise en perspective n’est proposée. On reste bien campé sur notre rocher et on ne considère les choses que d’ici. Quand le sujet porte sur l’armée française, quand on nous montre un défilé de fiers légionnaires à Hanoï, quand on nous dit que cette force assurera à la France sa gloire, c’est à pleurer de ridicule a posteriori.

    Un minimum de mise en perspective de nos entreprises colonialistes ou néocolonialistes nous aurait permis d’éviter bien des gaspillages et embourbements.

    A ce que j’en sais aucun pays, aucune école n’enseigne la mise en perspective, le regard depuis un autre point de vue. Il serait temps que quelqu’un quelque part commence à s’y mettre.

    Nous avons énormément appris comment regarder un canard, un Gitan, un schizophrène, un FARC et un Pygmée mais nous n’avons jamais appris comment ils nous regardent.

    Hier, sur Agora Vox TV, il y avait une vidéo intitulée « Une belle leçon de civilisation ! » proposant justement cette mise en perspective qui nous aura toujours manqué.



    Apprendre une langue étrangère nous permet de discuter avec des étrangers et de les comprendre. Mais à condition de les écouter vraiment, non de les submerger de nos sentences.
    Quand on apprend l’Allemand de manière parfaite, on parvient à comprendre le regard de Goethe et c’est une illumination. Mais il est très difficile de le parler à ce niveau de perfection. Laissons cela à quelques passionnés qui se feront alors un plaisir de nous traduire ce regard différent.

    Apprendre l’anglais d’aéroport, d’entrance hall ou de lobby ne nous offre pas cet accès au regard de l’autre, sinon sur le seul plan de ce pour quoi il a été conçu, celui des affaires.
    Qu’avons-nous à apprendre encore du business qui soit susceptible de nous illuminer l’âme ?



  • easy easy 12 février 2012 11:38

    @ l’auteur

    Je ne connais pas cet auteur et je ne parlerai donc que ce ceci

    «  »«  »« Faire plus d’argent avec la haine de Dieu qu’avec Dieu lui-même n’est qu’un paradoxe apparent, aux Etats-Unis, puisque depuis longtemps c’est l’argent lui-même qui a pris la place de Dieu. »«  »«  »

    Plus poncif tu meurs.

    Ce n’est pas exactement l’argent que les gens visent mais l’impression de temps qu’il semble offrir

    En dépit de son apparence, le slogan « Time is money » veut surtout dire « Money is time »
     

    Dieu c’est fondamentalement du temps, de l’éternité.

    L’Eternel


    Une Ford T permettait de parcourir plus vite le chemin de sa maison au travail. Acheter une voiture signifiait gagner du temps. Argent, voiture, télégraphe, téléphone, nous ont donc semblé offrir plus de temps. Et notre unique problème n’est au fond que de souffrir d’une vie trop courte (d’autant qu’il existe des plantes et bestioles plus éternelles que nous).
    Nous ne courons pas après l’argent mais après des fractions d’éternité que semblent nous offrir certaines vacances insolentes au regard du lot commun des mortels. Et l’argent n’est que le moyen de se les procurer.





  • easy easy 12 février 2012 11:18

    «  »«  » une nationalisation des banques qui allait s’effondrer et qu’on aurait ramassé pour 1€ symbolique en récupérant à l’oeil toutes les dettes souveraines qu’on leur doit, eh bien j’étais pour une telle nationalisation et je le reste. «  »« 

    S’asseoir sur les dettes, de cette manière ou d’une autre, est toujours séduisant. Quel endetté n’en rêverait pas !
     
    C’est un procédé qui peut marcher s’il est ponctuel et s’il reste très marginal dans le courant du respect des dettes.

    Mais dès qu’il devient lui-même le courant principal, ce procédé conduit à la famine absolue.

    J’évoque le mot famine parce que le principe de l’emprunt est né quelque part dans le secteur agricole où, globalement, surtout quand on élève des séquoias, il faut planter aujourd’hui et patienter 30 ans avant d’avoir un début de retour sur investissement.

    Si nous tuons la confiance en généralisant le trait de plume qui annule nos dettes, plus personne ne nous prêtera de quoi préparer les fruits de demain.

    Et dans ce jeu de dettes, qui est devenu particulièrement dangereux pour les prêteurs tant il est partout question de leur renvoyer leurs créances à la figure, il nous faut bien réaliser que ce sont celles de plus long terme qui sont les plus risquées.

    Si donc le risque des prêteurs augmente, s’ils ont ne serait-ce qu’une impression de risque augmenté parce qu’ils lisent trop d’assertions comme la vôtre, ils viseront à n’accorder que des prêts de court terme. Et de toute manière plus chers

    Ce qui fera que les entrepreneurs devront viser des entreprises à retour sur investissement les plus rapides. Ce qui est déjà largement le cas et ce qui, précisément, nous met dans la merde.

    Vous ne semblez donc pas réaliser que cette ritournelle que l’on entend beaucoup ces temps-ci, même si elle ne reste qu’informelle, constitue une ambiance très menaçante contre le prêt et incite tous les entrepreneurs à des visions et perspectives à horizon extrêmement limités versant nettement dans le »Après moi le déluge« ou le »Ma pomme d’abord"



    Vous seriez un Louis-Ferdinand Céline ou un Howard Hughes en fin de vie et haïssant le futur, je vous dirais que vous prêchez pour votre paroisse.
    Sauf à me tromper sur votre compte, vous n’avez pas l’esprit de ces deux aigris. Par cette revendication à décapiter la dette, vous prêchez certes pour votre paroisse sur le très court terme mais contre elle sur le moyen et long terme.

    Je ne dis pas qu’il ne faut jamais rediscuter d’une dette avec son prêteur ou protester contre ses abus, loin de là, mais je dis qu’il ne faut pas le prendre pour un salaud à ruiner ou exterminer et qu’il faut toujours rechercher un modus vivendi avec lui.



  • easy easy 11 février 2012 23:10

    «  »«  »« je vous défie de démontrer votre assertion criminelle »«  »«  »

    Outchhh, j’espère ne pas tomber sur ce juge là.
    Il me rappelle trop les Khmers rouges. Quand ils disaient de gens qu’ils étaient des criminels, c’est de leurs yeux que sortaient des balles.



  • easy easy 11 février 2012 21:16

     
    Il y a bien des choses qu’on peut observer du ciel et d’où l’on peut déduire le régime

    Prenons par exemple cet endroit de la Corée du Nord à afficher sur Google Earth

    38°35’30.77« N
    126°35’16.41 »E

    On est dans un secteur agricole relativement plat et on voit les maisons toujours regroupées, bien alignées. Les villageois se surveillent mutuellement, rien ne doit dépasser.
    Les champs sont traités à la main, il y a très peu de ponts. Il faut faire des kilomètres pour trouver un gué ou une passerelle



    Passons à la Corée du Sud

    37°19’27.62« N
    127°50’10.15 »E

    Il y a des maisons isolées, elles ne sont jamais alignées, il y en a de toutes sortes. Quant aux infrastructures, c’est sans comparaisons possibles avec la Corée du Nord





    Et maintenant faisons un petit tour dans un autre pays très pauvre, le Vietnam, lui aussi communiste mais plus récemment et ayant donc fait avec comme on dit.

     11° 2’21.78« N
    107° 0’53.03 »E

    Habitat complètement dispersé, cultures à la va comme j’te pousse, chacun bricole ce qu’il veut comme il veut. Un coup j’te plante des choux, un coup j’t’élève des poissons. Plus anarchiste ya pas. Sûr qu’au Vietnam, une planification dirigiste à la Nord Coréenne ça aurait été très mal vécu.
    C’est communiste certes mais d’abord vietnamien. Et le Viet, c’est le roi de la bricole



    Si les images ne ressortent pas bonnes, pensez à faire varier la date dans l’onglet du haut avec une pendule


     

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