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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 9 octobre 2011 21:59

    J’ignore absolument tout des échanges commerciaux de la Grèce. mais si ce que vous dites là est vrai, Bulgroz, et si c’est à peu près le même topo vis-à-vis des autres pays avec lesquels les Grecs commercent, alors en effet, leur situation déficitaire-endettée s’explique sans avoir besoin d’invoquer des opérations prédatrices de je ne sais quelle machine de l’ombre.
    Je ne dis pas qu’il n’y a pas par dessus le marché des tas de magouilles et combines mais le déficit commercial étant basique de tout équilibre des finances, s’il est dans les proportions que vous indiquez, il fait l’essentiel du problème.



    Se pose alors la question suivante : Est-ce que tout pays peut équilibrer sa balance commerciale ?
    Un peut vite sans doute, j’irais à répondre que oui et selon au minimum deux biais ultimes se confondant en un seul : accepter de travailler (en position d’ouvrier) à n’importe quel prix en rapport de ce qu’on tient à acheter à tout prix.
    Ou en décomposant artificiellement : offrir sa sueur à n’importe quel prix et acheter le moins de choses possible.

    Dès qu’on se trompe (surtout grâce au crédit facile) en refusant de bosser pour des clopinettes tout en s’achetant une piscine, on se plante. Et si tous les habitants se plantent de la sorte, la nation entière se plante.

    Oui Bulgroz, leur problème n’est pas surnaturel car il n’y a pas de miracle en la matière.




  • easy easy 9 octobre 2011 21:34

    Bien entendu Guy, mais je répète encore que les religions (car ici vous insistez sur les particularités ou différences du bouddhisme) ne s’adressent véritablement qu’aux hommes. Elles évoquent le reste pour faire bonne mesure, pour avoir l’air d’avoit une bonne idée de Tout, pour avoir l’air d’avoir réponse à Tout.

    Mais essentiellement, Guy, hors la théorie, où voyez-vous que les enfants de l’Eglise n’ont pas du tout conscience de l’impermanence et de l’interdépendance tant des hommes que de « tout » ?


    Ou, autre question, en quoi est-ce primordial pour l’homme en ses relations aux autres et avec la nature, de déterminer très exactement si les étoiles sont permanentes et si oui à quel degré ?

    Ne perdons jamais de vue que face à toute théorie (et les religions en sont) il arrive des questionneurs, disons des sceptiques. Et tout questionneur ou sceptique d’une théorie ne manque jamais de poser des questions limites. Du genre « Bon mettons qu’il y ait réincarnation. Mais quid alors du nombre croissant des êtres vivants ? » Ou alors « Et les anges, ils ont un anus ? » Ou « Et les Martiens, ils vont au même paradis que nous ? »
    Mille et mille questions limites étant posées aux théocrates ou exégètes des religions, ils en viennent à constituer réponse à tout au fil des siècles. Y compris aux questions modernes.

    Laissons alors de côté ces question-réponses limites qui ne servent qu’à « valider complètement » une croyance aussi bien scientifique que religieuse et restons-en à l’essentiel qui va à la bête relation des hommes entre eux et avec leur environnement ordinaire, rats, chevaux et carottes pour les uns, kangourous, crapauds et riz pour d’autres. 

    Et bien dans ce bête contexte de l’ordinaire, hors les théories religieuses qui se prétendent différentes, les divers croyants ont tous la même approche des choses ordinaires. 
    Peu importe les papes ou sorciers, partout les hommes savent que celui qui veut aller loin doit ménager sa monture. 

    Certes il y a l’huile et il y a l’eau. Certes on peut les voir opposées si on y tient. Mais la mayonnaise existe.



  • easy easy 9 octobre 2011 20:19

    Il y a peut-être encore des gens qui ne savent pas encore les différences entre l’Occidental et les Autres (encore différents entre eux)

    Mais ici, sur ce forum, considérons que chacun les connaît par coeur ces différences. Ad nauseam même.

    Et pendant ces trois derniers siècles où les plus outrés ont protesté contre cette différenciation, j’estime qu’il aura surtout manqué de similaristes. Car enfin, hormis les abbé Grégoire qui sont allés à dire que toutes les âmes ont la même couleur, qui aura exposé les mille et une autres similarités entre nous ?

    Il y a certes eu les Freud qui, sans jamais être sortis de leur bouteille, sont allés à affirmer que leur théorie était universelle. Ces similaristes par le dogme ne m’intéressent pas. Je recherche les similaristes par l’observation rigoureuse, au point par point. Et bien il n’y en a jamais eu. C’est dingue non ?

    Prenons par exemple l’impermanence de toute chose que le bouddhisme met en exergue. De là, nous aurions tôt fait de souligner qu’il se différencie donc de notre vision immuable judéo chrétienne.

    Il n’est cependant pas du tout impossible de remarquer qu’au fond, aucun Occidental ne croit les choses absolument permanentes (a part le bon dieu lui-même mettons).
    En Occident, dans une boutique, on va certes aller à considérer qu’une chaise est permanente. C’est en tous cas en cette considération première qu’on va accepter de mettre 200€ dessus (Je passe sur la Joconde et la SLK). M’enfin, quel Occidental, creusé de la question, persistera à affirmer que sa voiture ou sa chaise restera telle quelle indéfiniment ?
    Et inversement, quel bouddhiste ira à prétendre qu’une chaise enfermée dans une pyramide tombera en poussière avant un temps proche de l’infini ? (Euh s’il n’y a ni humidité ni termites hein)

    Ainsi, mis sérieusement devant ce fait d’un objet en bois trouvé dans un tombeau de 4000 ans, pas du tout abîmé, un chrétien et un bouddhiste seront tous deux d’accord : Oui, dans certaines conditions, une chose peut durer si longtemps qu’évoquer sa déliquescence alors que notre vie ne fait que 80 ans, c’est forcer le trait de l’impermanence.

    Ce que vise le bouddhisme, c’est surtout de rappeler aux gens qu’ils ne vivront pas éternellement et qu’il n’y a donc pas lieu d’amasser plus que de mesure. Seule notre vie individuelle est plutôt impermanente, le reste, les masses surtout, tend davantage à la permanence.


    Aucune religion ne s’adresse aux étoiles, aux canards et aux pyramides. Elles ne s’adressent qu’aux hommes et ce n’est que pour essayer de mieux les convaincre qu’elles introduisent la foudre, les déluges et les sauterelles.
    Allez hop, même sort pour tous et je te fais un prix de gros !



    L’interdépendance bouddhiste ? Même topo.

    Si la religion judéo chrétienne ne l’évoque pas, quel croyant d’ici ignore vraiment cette interdépendance ?
    Qui ici préconise de vivre isolé ?
    Qui,ici, ignore la collectivité, le partage des tâches, le commensalisme, le parasitisme, le mutualisme... ?
    Qui, ici, est vraiment exterminateur de quelque « nuisible » ?
    Ici, on va certes assez vite à la régulation m’enfin on ne va pas à l’extermination même des loups, sinon involontairement et parce que chacun en tuant son lot, on finit par les tuer tous.




    J’estime qu’ici, on aura suffisamment dit les différences et qu’il serait temps de dire les similitudes entre tous les hommes. Mais pas de manière dogmatique pour autant. On doit les dire une à une, au cas par cas.




    Il s’est produit des faits qui ont étonné les différencialistes
    .
    Alors que personne, absolument personne, n’avait préconçu des alliances entre les Français et les Indochinois, il s’est réellement produit des mariages, combinaisons et syncrétismes. Idem entre l’Espagne et les Maures.

    Les syncrétismes ont toujours surpris tout le monde et c’est donc en toute surprise que lors de référendum pour l’indépendance de l’Algérie par rapport à la France, ce n’est qu’une minorité absolue des Algériens qui avaient voté pour cette indépendance ; Etonnant non ? (On aurait fait voter les esclaves avant de se foutre dessus en 1861, on aurait été surpris de voir que beaucoup préféraient leur « mauvais sort » et on se serait évité une très meurtrière Sécession).

    Ces surprises ou anomalies se produisent parce qu’il y a des points communs, parce que partout, il existe des volontés d’établir des ponts et des alliances « contre nature », du commerce par-delà les Rubicon diraient les séparatistes ou puristes.



    A un moment de l’Histoire, Tseu Yi avait voulu la présence soutenue des Occidentaux pour mieux lutter contre les Boxers et ensuite ils ont été considérés comme indésirables.
    Le très jeune Nguyen Anh avait trouvé intéressant de dire oui à l’évêque Pigneau de Behaine pour solliciter l’aide de Louis XVI afin de chasser son rival et de devenir l’empereur Gia Long. Du coup les Français se sont intéressés au Vietnam, en ont fait leur Indochine et un jour, ils furent déclarés indésirables...
    Des exemples dans le genre, j’en ai relevé des dizaines et entre toutes les nations. Et je n’ai encore remarqué aucune bouderie absolue, nulle part.

    Ce n’est donc pas parce qu’aujourd’hui des gens sont fâchés ou divorcés qu’il faut souligner leurs seules différences car ils s’étaient auparavant trouvés des points ou idéaux communs.

    (Le caodaïsme sait parfaitement marier bouddhisme et christianisme) 
     



  • easy easy 9 octobre 2011 18:48

    Je ne saurais mieux dire Jason



  • easy easy 9 octobre 2011 15:49

    Je suis issu de familles où souvent les femmes ont régné en amazones. Mon point de vue risque d’être donc trop spécial.

    Comme la corruption relève de l’éthique et que l’éthique tient, selon mon expérience, aux indications de la mère, j’en dirais que basiquement, dans une famille nucléaire, c’est la mère qui propose Tout pour son fils. C’est elle qui lui passe Tout. C’est elle qui l’invite au no-limite.

    Le Mal ou le Bien n’ont rien à voir ou il est hors-jeu dans ce sentiment en « Tout pour lui » que je trouve naturel que les mères éprouvent pour leurs fils (pour leurs filles dans une moindre mesure, lorsqu’elles n’ont enfanté que de filles)

    Pour une mère qui a un fils, il est le plus souvent le roi. Et les complexes dont souffrent les garçons qui ne parviennent pas à « tout se permettre » est ressenti par eux face à leur mère, non face à leur père.
    (On dit et répète que Georges VI aurait bégayé en raison de la sévérité ou de l’autoritarisme de Georges V. Moi, je crois que ce n’est vrai qu’en considération du regard -bien plus silencieux et discret- de sa mère sur lui)

    Toujours selon mon expérience peut-être trop spéciale pour parler de ce sujet avec objectivité, une personne (un garçon le plus souvent) n’est corrompu qu’en raison du fait naturel du « Tout pour lui » que lui offre sa mère. Et je trouverais paradoxal qu’on condamne une mère pour cette raison alors que c’est cette même raison qui permet à une femme de sacrifier énormément pour enfanter. Je comprends que la Société condamne cette autorisation sans bornes qu’offre la mère mais je répondrais toujours à cette Société que c’est le pendant naturel du sacrifice sublime qu’offre ma mère pour enfanter.

    Que parfois une mère, même amazone, en vienne tout de même à limiter son fils, ça arrive (ne serait-ce que vis-à-vis de ses autres fils par exemple). Mais la plupart du temps, le sens de l’intégrité ne peut surgir que de l’action interdictrice du père.
    Et j’estime que lorsqu’un père inculque la probité à ses fils, il doit le faire en disant, en comprenant et en intégrant en toute intelligence le « no-limit » que la mère accorde à ses fils. Je veux dire que le père ne doit pas dénigrer le « no-limit » qu’offre la mère à ses fils. Il doit le contrer sans l’insulter.


    Alors, quand on se retrouve dans une Société où le Père a subi une énorme défaite sur le plan du colonialisme et du prométhéisme, quand les couples divorcent trop tôt, les fils se retrouvent souvent permis de tout par leur seule mère. Pour peu que les droits sociaux de la femme deviennent de plus en plus éminents, pour peu que de plus en plus de femmes obtiennent la condamnation morale des hommes, pour peu que les pères subissent une défiance globale, qu’ils soient systématiquement accusés et condamnés pour autoritarisme, la corruption des fils devient inéluctable.

    Dans le contexte actuel, bien que les hommes aient encore très majoritairement le micro, l’autorité du père est amoindrie et les mères offrent alors le « no-limit » tant à leurs fils qu’à leur mari (avant le divorce, car après,de dernier n’a plus droit qu’à l’inverse)

    Actuellement plus que jamais, la femme fait l’homme, le fils comme le mari. Et je répète encore qu’il est naturel que la femme offre le « no-limit » à ses hommes.

    Le naturel de la femme serait alors incompatible avec la Société sous sa forme actuelle ?
    Outchhh, vaste question !

    Mais en un mot comme en mille, j’irais à dire qu’en effet, la Société actuelle, quoique très transformée depuis la chute du concept colonialiste-raciste, est incompatible avec la nature et la dévolution maternelle de la femme.

    La situation actuelle, en virage, ne convenant ni aux pères ni aux mères.



    Vers quoi aller alors ?
    Outchhh question plus vaste encore !

    Bin déjà, la réponse viendra d’elle-même.

    Y répondre par avance c’est jouer, rien de plus.
    Alors en jouant :
    Je vois plusieurs options jouables.
    Une consisterait à lier juridiquement les époux, même divorcés, au devenir éthique de leur progéniture. En gros, on ne jugera jamais l’éthique ou la probité d’une personne sans convoquer ses parents ou éducateurs à la barre et les condamner avec, le cas échéant.

    Une autre consisterait à interdire les situations de pouvoir. Donc à interdire les sièges permanents, les mandats trop longs et les cumuls.

    Une autre irait à faire intervenir le hasard dans la distribution des rôles et mandats.

    La hasard avait occupé une grande place autrefois. En dépit des apparences, le principe du roi héritier du trône de son père, offrait une énorme part au hasard. Ce n’était certes pas par hasard de dévolution qu’un fils aîné devenait roi mais c’était bel et bien par hasard du point de vue de sa personnalité qu’il devenait roi. Un roi laissait certes sa place à son fils de manière inéluctable mais ce dernier pouvait être un crétin ou un agité par le fait du hasard.

    Il était donc arrivé qu’un garçon peu invité à « Tout t’es permis » voire timide, devienne roi à la suite du décès de son aîné. Par hasard, le peuple se retrouvait gouverné par un type peu porté à la performance à tout prix.
    Le cas le plus rare ayant été celui de Georges VI car contrairement aux cadets de la reine Médicis, son aîné, devenu duc de Windsor, était toujours en vie. Et ce hasard avait été plutôt heureux pour l’Angleterre.


    Une autre encore consisterait, en toute conscience que les Pères ne peuvent plus assurer leur rôle originel de limitateur, que l’école insiste fortement sur la probité. Mais à définir alors ce qu’elle doit être de manière précise et par des exemples de cas. 
    Cette définition n’est pas une mince affaire mais elle doit occuper une place importante.
     








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