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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 7 janvier 2013 23:51


    Misère !

    Ils ne comprennent même plus un énoncé

    Laotseu avait donc vu juste quand il a écrit « D’ailleurs je ne pense pas qu’en le faisant cela aurait été compris par le plus grand nombre. » 
    Il savait déjà qu’il existe même des subsubsub

    Agggrrrrrr !




  • easy easy 7 janvier 2013 21:11

    Très bonne réédition du malleus maleficarum



  • easy easy 7 janvier 2013 20:00

    LOL, vous seriez bien le premier à ignorer les discours qui s’articulent autour du QI des Asiatiques.

    Lorsque j’ai écrit « Je ne trouve pas intéressant d’en parler explicitement ... » je voulais dire que je ne trouve pas intéressant d’en parler explicitement moi-maintenant-commençant
    Car vous n’en avez pas du tout parlé.

    Je sais seulement quels filigranes on peut voir dans ce genre d’étude 

    Me provoquez-vous à l’instant pour que je QIse davantage, je n’en sais rien. 

    Mais si j’avais une moindre autorité officielle sur ce sujet, je m’en servirais plutôt pour invalider le QIsme et l’envoyer au rayon des horreurs de l’Histoire.
    Je trouve détestable et fixante notre manie prise au XIXème consistant à mesurer les gens jusque dans leurs pensées, surtout en ce que ça peut avoir de définitivement classificateur.
    Ce genre de méthode ne pouvait que finir par se retouner contre nous. 

    Je mentionne donc cette histoire de QI car je suis certain que tout le monde la connaît mais depuis l’endroit de ce sujet aposématique, j’invite à considérer plutôt des arguments circonstanciels, culturels, évolutifs, modifiables et surtout négociables, échangeables, empruntables.



    Un autre élément a des conséquences sur les manières qu’ont les Asiatiques de voir la vie et leurs responsabilités : 

    La nourriture

    Les Français d’aujourd’hui, toutes générations vivantes confondues, en sont à percevoir dans le pain, les frites et autres spaghetti qu’ils mangent, des productions de machines. Ils voient les tracteurs, les moissonneuses batteuses.

    Les Asiatiques, même les jeunes n’ayant vécu qu’en France, pour peu qu’ils mangent des aliments exotiques, dont le riz et ses mille formes élaborées, ont la perception que cette nourriture provient d’un travail manuel. Ils voient les femmes (leur pouvoir fécond les conduit à repiquer le riz), les buffles les hommes endiguant, ils ne voient aucune machine. y compris pour faire les galettes de riz. 

    Les Français qui ont mangé le produit de leur potager ou de leur pêche, qui ont mangé un gâteau fait par leur mère, saisiront facilement ce que j’en dis.

    Lorsqu’on se nourrit d’aliments sacrés par la vie-sang, vie-sève et vie-peine qu’ils contiennent, on les mange en tremblant de responsabilté et on passe automatiquement responsable-endetté. 
    On ne peut se soulager de cette dette qu’en se défonçant à son tour.
    Et si le destin nous place sur un banc d’école, on n’y calcule pas plus sa peine que s’il nous a placé au bord d’un fleuve. 

    Lorsqu’on a au contraire l’impression de se nourrir de produits de machines, on ne ressent pas de dette envers les machines. Non seulement on ne doit rien à quiconque mais on ne voit aucune raison de se substituer aux machines. On mange sans trembler, on se bourre en regardant un spectacle à la télé.



    Avec la nourriture, il y a la vaisselle.

    Sur une table française, il y a des assiettes, autrefois fabriquées à la main mais depuis 1900, fabriquées par des machines. La nappe brodée à la main n’existe plus. Les couverts sont des outils qui peuvent tuer, qui sont en métal et qui sont fabriqués par des machines. 
    Tout étant machiné, on ne doit rien aux gens.

    Sur une table asiatique, à son occidentalisation près, tout est manuel. Il n’y a aucun outil sur la table, rien qui soit susceptible de blesser, trancher quoi que ce soit ou qui que ce soit. Des bols et cuillères de porcelaine faits main, des baguettes de bambou taillée à la main. Des légumes découpés à la main.
    C’est la cuisinière qui a pris en charge tout le manuel 
    On ne peut pas manger sans trembler devant le travail que la cuisinière nous a offert.
    Il surgit de cette table une valeur sacrée que l’on se sent obligé de rendre, de produire à son tour. 
    (En ce sens le couscous roulé à la main est très obligeant de gratitude)

    Par ailleurs, Viets et Chinois surtout, ont vécu des famines récentes (1945 1960) qui laissent des traces terrifiantes dans la mémoire de leurs vieux.



  • easy easy 7 janvier 2013 16:56

    Dans le filigrane de ce genre de papier, chacun le sait, se pose en France la question certes su travail mais aussi du QI

    Je ne trouve pas intéressant d’en parler explicitement puisque les intéressés eux-mêmes n’en parlent pas. Ils situeraient la problématique ailleurs
    Ce biais du QI est classificateur, raciste et surtout adynamique.

    Comme ce papier parle de réussite, je crois nécessaire de défocaliser du cas des asiatiques ou de l’examiner selon d’autres mises en perspectives afin d’en tirer des leçons profitables.

    Il me semble intéressant d’examiner un point de notre culture qui peut donc évoluer ou être réorienté.

    QI ou pas QI, nez pointu ou nez rond, cheveux noirs ou blonds, sans la problématique du fayot, nous aurions déjà beaucoup plus d’élèves performants dans nos écoles. 

    Pour diverses raisons, le concept du fayot a surgi en France en accompagnement du concept de panurgisme (que De Gaulle n’a pas arrangé en nous réduisant à des veaux).

    Ici, depuis 1968, on péjore de plus en plus l’enfant sage, obéissant, respectueux des maîtres, travailleur
    Ici on sait adorer les trublions, les fous du roi, les râleurs
    Ici on sait mépriser le valet, le serviteur, le fidèle, le patriote
    Ici, on aime celui qui se montre à tous et on déteste celui qui se montre au roi.

    Fallait pas compter sur les Asiatiques pour inventer l’école buissonnière (née en France avec le jeu de paume), le scoutisme, les patins à roulettes, le surf, les congés payés, le bronzage sous les aisselles, le bikini, l’épicurisme débridé du « Moi parce que je le vaux bien »
    Eux, ils sont davantage à inventer un truc qui va plaire au roi, qui va donc séduire tout le monde mais à partir du haut (comme sous Louis XIV et les deux Napoléon) 



    A part le Japon, la Corée du Sud et Taïwan où l’on s’en approche, les autres peuples d’Asie n’ont pas été intéressés par notre formule démocratique.

    Il y a des raisons profondes à cela qui tiennent, par exemple, au fait que dans leur forme féodale, le maître devait fournir et entretenir l’habitat de son serf (concept partagé avec les Anglais).
    Mais en plus de cet aspect matériel, le plus important est dans le fait qu’un cerveau de gueux n’y a jamais été considéré inférieur au cerveau d’un seigneur. L’empereur faisait constamment appel à la pensée des moindres gueux.
    Un eunuque était même, du fait qu’il ne pensait pas aux filles, un cerveau entièrement intelligent au service de l’Etat.
    Quiconque pouvait livrer à l’empereur un bidule incroyable, devenait un personnage.
    C’est probablement l’absence de « Dieu pensant mieux que quiconque » qui aura permis cette vision égalitariste des cerveaux.

    N’importe qui, de n’importe quelle situation sociale, pouvait devenir un sage écouté de l’empereur. Par le bras (épée), par la poésie, par l’art, ou par l’inventivité, n’importe qui pouvait devenir important. Y compris depuis une position de fille pourtant très péjorée à la naissance.

    D’où le fait qu’il y ait tant d’héroïnes en tous genres dans leurs légendes et films. (L’unique armée composée de femmes dans le Monde non amazoniste, a été levée au Vietnam, en l’occurrence contre les Chinois)


    Pour les asiatiques, depuis toujours, quelle que soit sa classe, on peut, en particulier par le concours mandarinal, devenir important en influence (pas en argent). Ils ont donc toujours fantasmé d’élaborer quelque bidule dans leur masure et d’aller le présenter en rampant, à l’empereur.
    (Un mandarin étant une sorte de super lycéen épargné du service militaire et ayant le droit de devenir instituteur, rien de plus à la base)

    C’est cette vision égalitariste des pensées qui les a rendus égalitaristes des cultures et qui les a conduits à respecter leurs centaines d’ethnies et langues quand en France on a tout uniformisé.
     


     
    Ce concept du gueux susceptible de fasciner le prince, pourtant à l’honneur chez nos Anciens Grecs, Perses et Egyptiens, (Cf Héron d’Alexandrie, Archimède) a été mis sous le boisseau par le christianisme occidental (qui interdisait les machines, les innovations, les starisations) jusqu’à la Renaissance.
    Florence Gênes et Venise ayant remis ce concept à l’honneur à partir de Marco Polo ; la circumnavigation où énormément d’initiatives étaient laissées aux aventuriers partis au loin, l’ayant amplifié
    Après le long Moyen-Âge, l’Indien nu à os dans le nez recommence à avoir ses chances de fasciner le prince. 
    A partir de François 1er, un gueux recommence à avoir des chances de percer le plafond de verre. Et jusqu’à N III, très nombreux ont été les enfants de gueux qui sont devenus des personnages, y compris par la poésie. Même un caporal pouvait devenir empereur.

    Mais le démocratisme populiste a inévitablement conduit à une confusion dans l’esprit de certains entre égalité de droit et égalité de sort, de destin, de situation.
    Il reste des gens qui entendent bien qu’il faut forcément se démerder pour crever leur plafond mais la plus grande masse des échoués ou faillis feignent de trouver anormal que l’égalité ne soit pas carrément de fortune.

    Avant 1870, un fils voyait son père pauvre en raison d’un castisme mais à partir de 1968, il le constate misérable parce qu’échoué de réussite personnelle, donc minable. Les parents d’aujourd’hui n’ayant pas percé le moindre plafond se sentent très humiliés ett beaucoup d’entre eux ne savent pas se justifier autrement qu’en dénigrant la compétition, les professeurs. 

    La chasse au fayot est alors ouverte.
    Encore un peu et les parents les plus vexés interdiraient à leurs enfants d’aller à l’école. 


    J’ai connu une jeune Sénégalaise installée dans un de nos collèges dès sont arrivée en France.
    Habituée à respecter l’instituteur, à prendre des coups de trique en cas de manquements, elle était une excellente élève.
    Au fil des semaines ses notes se sont effondrées. 
    Elle était obligée de rejoindre les cancres en se réduisant pour ne plus être insultée par eux. 



  • easy easy 7 janvier 2013 13:58

    Mélanger Vietnamiens et Chinois dans cette étude Hexagonale a du sens puisque ces deux communautés sont perçues comme une seule par les indigènes Hexagonaux
    Mais à se garder tout de même en tête qu’on associe alors deux groupes ayant des historiques globaux rivaux en leur terres d’origine. Ce serait comme si des Etatsuniens analysaient la situation d’un ensemble de deux sous-groupes Français + Ivoiriens ou Algériens établis en Floride sans les distinguer.
    Comme quoi des rivalités historiques valables dans des contrées originelles s’estompent lorsqu’on se réinstalle ailleurs et surtout aux yeux d’un Tiers.

    On peut d’autant indifférencier Chinois et Vietnamiens que les Chinois de 1976 venaient du Vietnam, du Laos et du Cambodge où ils étaient déjà coupés de la Chine depuis une génération. Disons que les Viets nous viennent directement du Vietnam alors que les Chinois nous viennent souvent d’autres contrées que la Chine (sauf très récemment)

    Les Chinois installés ici depuis plus de dix ans sont des gens très largement apolitiques et athées, sans autre culture que celle de diaspora d’affaires. 
    Les Viets nous viennent directement du Vietnam, ont trimballé avec eux leur culture typiquement viet (comprenant une part plus importante de religiosité théiste). Ils n’étaient pas du tout organisés autour de l’affairisme mais très fortement autour du diplomisme (très pasteurien, très ferryste). Leur préoccupation d’immigrant était d’abord de faire reconnaître leurs diplômes issus du colonialisme (papiers acquis soit en Indochine soit en France) puis de pousser leurs enfants au diplomisme. Ce sont donc les jeunes Viets qui constituent le groupuscule des asiatiques présents dans nos Grandes écoles.

    Lorsqu’on insépare les deux groupes, on attribue à l’ensemble des qualités d’affaires et des qualités diplomistes mais ces deux qualités proviennent chacune d’un groupe non des deux.

    D’un point de vue culturel profond, nos Chinois auraient tendance à nous entraîner dans le move inculturel (mot à ne pas péjorer) mondialiste sans nostalgie alors que nos Vietnamiens auraient tendance à nous renvoyer au XIXème en toute nostalgie.

    Etant à comprendre que je force les traits et qu’au fil des générations, ces distinctions s’atténuent forcément. 

    Ce qui est étonnant c’est qu’on puisse dire des généralités sur ces communautés alors que sur le terrain (parisien) elles ne se mélangent pas sinon chez l’épicier.
    Les Viets entre eux ne sont pas séparés entre eux (Ils l’auraient été nettement s’il y avait eu beaucoup de Viets du nord) et sont assez viscéralement anti communistes (Ils en sont à déplorer que la France ait perdu Dien Bien Phu, c’est dire).
    Mais les Chinois, plus apolitiques que les Viets, n’ayant rien à cirer de Dien Bien Phu et de l’Histoire à la Lavisse, se séparent entre eux. Il y a des quartiers dits chinois dans Paris mais en réalité ils sont communautaristes de langue (seulement de langue), certains ne pratiquant pas la langue des autres.
     
    S’il nous est donc possible de les considérer tous indistinctement c’est surtout parce qu’ils sont peu théistes, peu politisés et non vindicatifs, comme vous l’avez souligné. C’est aussi parce qu’ils ont une cuisine, une alimentation qui nous a été très exotique. 
     
    Il m’arrive d’imaginer ce qui se serait passé si seulement des Chinois étaient venus ou seulement des Viets et je trouve que ce qui a été heureux c’est que nous ayons eu les deux en même temps. Nous nous retrouvons avec des adoptés dont certains réclament plus de Victor Hugo et d’autres qui réclament plus d’Import-Export. Trop de Chinois aurait fait de Paris un nouvel Hong Kong, trop de Viets aurait conservé notre Hausmannisme. Le mélange des deux nous offre un point d’équilibre.

    (Le diplomisme des Viets est très pasteurien, très fondé sur la médecine avec Yersin comme parangon. On les trouve donc dans les pharmacies, la chirurgie et la biologie. Ils dénigrent les médecines que nous appelons traditionnelles et n’apparaissent pas dans les médecines dites douces en dehors de l’acupuncture. Ce n’est que plus marginalement qu’ils apparaissent dans l’informatique) 
     
    En rapport de cela, la communauté maghrébine, dont les terres d’origine sont secouées (car secouables) de spasmes politiques, me semble avoir co-cristallisé avec les Pied-Noir autour d’un dépit et ça provoque un affrontement intra hexagonal (où la religiosité est utilisée) qui dévore les énergies, nous stresse et nous paralyse.


    Nos Chinois, fondamentalement apatrides mais s’inventant constamment un patriotisme géo-chinois, n’ont pas eu à cristalliser autour d’un dépit politique particulier (D’autant que pour ceux de 1975, venus de Saïgon, ils avaient débarqué dans le XIIIème arrondissement avec un passeport mentionnant une nationalité vietnamienne).

    Nos vieux Viets, très attachés à leur pays, ont été dépités de la victoire des communistes en 1975 mais ce qui leur pose problème se situe à 10 000 kms d’ici et Paris n’y est pour rien sinon indirectement. Leur dépit couve toujours et ils vocifèrent sur le Net mais contre une clique Viet qui n’a rien à voir avec les Français. Ils n’enragent que sur la Toile et en langue viet. Un Viet peut passer une heure à agonir le gouvernement viet sur le Web puis rejoindre ses amis français pour leur parler du dernier Besson. (Situation comparable avec celle de nos Iraniens ayant refusé de vivre dans leur pays passé aux mains des ayatollahs)

    Les tensions sur le sujet des eaux territoriales Chine-Viet pourraient crisper les relations entre nos deux sous-groupes communautaires mais je pense que chacun convient déjà de l’inutilité d’importer ce conflit ici. Même si la Chine se saisissait des eaux viets, nos Viets n’iront probablement pas à brailler dans les rues de Paris et nos Chinois iront très vite à dire qu’ils n’y sont pour rien. 
     
    La sphère politique est encore importante dans le Monde mais la sphère contractuelle (gré à gré, cas par cas, guanxi) ne cesse de la talonner.



    Cela dit, votre exposé énumère des points connus déjà bien rebattus et n’apporte pas assez de nouvelles considérations ou mises en perspectives.

    Il existe par exemple dans la structure même d’une langue (dans son écriture aussi), des clefs de comportement qui deviennent alors incontournables pour quiconque la pratique. 
    En viet, le Je est absolument impliquant de soi (et donc de sa responsabilité) en même temps qu’il contient un sème de lien familial et social.
    Lorsqu’un Viet dit à un Martien « Je parle à toi » son Je l’implique totalement pendant que Je et Toi indiquent déjà une communauté tant d’essence que d’existence.

    La réification (chosification) en français est très facile à faire « C’est la bonne qui a fait la cuisine » ou « C’est un fou »
    En vietnamien on dit « C’est la personne bonne qui a fait la cuisine » ou « C’est une personne folle »

    En français, on dit couramment « T’es con » ou « T’es qu’une merde » 
    La langue viet ne permet pas de réduire une personne ou un animal à une chose de l’ordre d’un organe ou d’un caillou. 

    En Français on utilise le même article devant nuage que devant roi 
    C’est impossible en viet 


    Les mécanismes inclus dans la structure même d’une langue induisent des considérations différentes. Si différentes qu’il est détestable et très impoli, pour des Viets adorant la langue de Hugo, de se parler en français.
    Nos pronoms et articles leur sont odieux. Nos catégorisations en masculin / féminin jusque sur des cailloux leur semblent délirantes de sexisme.
    Le français permet de désigner une personne comme absolument sans rapport avec soi, de l’exclure du même Dasein que soi. Il permet de pratiquer une politique excluante et tranchante.
    Le viet ne permet pas cette exclusion radicale. Le pire des individus appartient toujours au groupe dont il fait partie par nature. On ne peut pas transformer un humain en inhumain.

    C’est donc une énorme pierre que les vieux Viets doivent mettre sur leur manière de concevoir les rapports pour consentir à converser avec des Français.
    Il va de soi que les jeunes issus de Viets, parce qu’ils ont toujours pratiqué le français, n’y voient rien à redire des réifications françaises mais ils pigent à peine pourquoi leurs parents ont si peu papoté avec les Français (en dehors du commerce) et pourquoi ils ont été si discrets.

    La langue viet a la caractéristique d’être la seule d’Asie à s’écrire régulièrement avec des caractères latins depuis 150 ans alors qu’elle est profondément non traduisible sur le plan relationnel. S’il y a quelque chose que cette communauté aura manqué de nous instruire c’est sa manière très différente de concevoir les relations.

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