N’omettez pas , svp, le rôle tenu de premier plan par la radieuse Huma Abedin auprès de Hillary Clinton lors de sa campagne électorale pour les présidentielles
Ramener les propos de Bruckner dans le débat est probablement le plus court circuit pour disqualifier l’argumentaire développé par l’auteur.
N’est ce pas ce même Bruckner, parlant dans les traces de son maître à penser BHL, déclarait (en substance) à propos de la situation de la Libye, post intervention US (cf déclaration de B Obama, la France y tint un rôle de figurant) livrée aux factions rivales de l’islamisme tribal :
nous leurs avons apporté la liberté qu’ils s’en arrangent.
De fait, le contrôle des zones pétrolières (Arabie-saoudite, Quatar, Iran, Vénézuela) bien que le sujet soit soigneusement évacué de l’actualité, reste un enjeu crucial (si ce n’est le principal) pour les économies occidentales,
la mise en place et sous tutelle, le soutien de régimes médiévaux ou de dictatures appuyées sur le dogme religieux le plus archaïque constituent l’assurance la plus efficace et la moins dispendieuse en vue de maintenir le contrôle de ces régions et de leurs populations.
Si Paris vaut bien une messe, le dieu pétrole mérite bien quelques sacrifices.
La formule aura perdu tte son acuité, à l’échelle de notre horizon temporel, tant la notion de long terme est exclue de tous les domaines où elle pouvait encore perdurer (diplomatie, techno-science, économie, culture),
sans que pr autant l’issue fatale ns soit épargnée,
notamment pr ce qui concerne notre environnement et mode de vie, à très court terme.
L’Europe (E) elle même ne constitue qu’une étape dans la perspective d’une société occidentale unifiée sous d’égide d’un triptyque défense/diplomatie, économie/finance et social/culturel,
ce dernier point agrège tous les éléments structurant propre à une société contemporaine : langue, éthique & mœurs, justice, et ses ersatz culturels.
Macron/Philippe déroulent un processus de transformation de la société française à marche forcée (après Thatcher, Blair, Schrœder et bien d’autres sur leurs propres terres ),
il serait vain d’imaginer que leur ambitions se limitent à ce seul élément discordant (vis à vis des besoins de l’économie globalisée) de notre contrat social,
les classes réputées moyennes n’échapperont pas aux restrictions qui transparaissent occasionnellement (ie loyer imputé, fiscalité, emploi, blocage des pensions à leur niveau de 2013 etc.)
Pr en revenir à votre remarque au sujet de la résistance organisée autour de LFI contre la réforme* des régimes de retraite en cours (dont l’issue probable se résumera à qqs concessions temporaires sur certains acquis accordées aux secteurs les plus névralgiques),
le mouvement crée par JLM en fut l’élément structurant, et JLM la clé de voute de LFI
la conclusion (à la lumière de l’opération de déstabilisation) s’impose d’elle même mais des questions subsistent :
- comment peut-on encore se justifier d’être européiste et socialiste, si l’on ne se nomme pas R Glucksman ?
- s’agit il d’une manœuvre d’élimination ou d’ex filtration d’un adversaire devenu plus encombrant qu’utile ?
Dernier point : des méfaits et des abus de la personnalisation dans le combat politique : Macron, Merkel, B Johnson, Trump, Maduro, Poutine etc.
Le procédé occulte réalité de la puissance des forces sous-jacentes à l’œuvre et tend à placer le ou les protagonistes dans une sorte de parité avec ces personnages.
L’orgueil est mère de tous les vices.
* contre-réforme devrions ns écrire puisqu’i s’agit de la nature de la politique menée par E Macron
A ce jeu (grossière opération de police politique) il n’y aura pas de gagnant,
du moins sous l’ angle démocratie parlementaire, respect du droit, transparence.
JLM, son tempérament, ses réactions sont prévisibles,
notamment de la part de ses protagonistes, en l’occurence le gang libéral-pseudo libertaire Macroniste qui opère sur les marchés de l’économie financière et mondialisée.
ce fut le cas lors des perquisitions et leur mise en scène (Costa Gavras aurait pu imaginer un tel scénario)
imprévisibles, également
vues (réactions) côté cour, selon qu’il s’agisse de celle située à l’arrière des immeubles d’agitation ou des palais de la république, le panorama est moins séduisant :
son soutien à Cahuzac lors d’une émission TV (laissons faire la justice, nous sommes tous socialistes),
et plus récemment celui adressé à R Ferrand (lequel s’est livré sans scrupules aux tripatouillages financiers habituels de la caste politique, un GJ serait expédié au bagne pour moins que cela)
Faute vénielle avanceront certains, il est vrai qu’une nouvelle et en « même temps » ancienne jurisprudence établissait le blanchiment de toute infraction ou délit commis par un élu, haut fonctionnaire ou magistrat (recyclage du droit canon : infallibilité & indulgences)
Certes, la pardon, la rédemption, la justice de classe seraient l’une des contingences, passage obligé de la démocratie (au demeurant ces vertus ont été peu pratiquées par Robespierre l’une des idoles des idolâtres),
en d’autres circonstances, malgré tous les risques de manipulation de l’opinion, l’ablation de membres et organes infectés s’avère justifiée afin que la gangrène ne gagne tout le corps,
le Web, les « gens » y pourvoient,
à leur mesure et avec les réserves que cette démarche suscite,
un mal pour un bien, en somme
existe-t-il à cette heure d’autres voies ou voix pour préserver le quotidien et le futur proche des administrés, assujettis pr employer le langage fleuri de l’administration ?
L« approche pose la question centrale, le peuple est il digne de confiance, quid des démocraties participatives ou est-il définitivement condamné à se voir dirigé par des élites savantes, semi-probes, à la compétence variables,
aux qualités et vertus auto-proclamées ?
Le tableau des mœurs politiques nationales (nombre de ses représentants et d’élus trempent à la fois dans les flots de l’économie publique, celles des établissements semi-publics, privés bénéficiant d’une délégation de service public ou de subventions diverses et avariées), mœurs permissives ou tout semble permis (ie vente de permanence électorale financées par l’indemnité de frais non fiscalisée) entachées de corruption, népotisme, abus de pouvoir, favoritisme ... s’assombrit au fil du temps,
l’ère Macron marque à la fois une apothéose et un virage inquiétant,
celui de la droitisation (terme générique) des groupes revendiqués centristes dont la »modernité" affichée, l’ascendance vaguement orléaniste, justifient l’usage de méthodes et moyens brutaux (ie la clique socialo-centriste au moment de la guerre d’Algérie et plus généralement lors du soulèvement des colonies)
les indigènes rebelles ayant simplement changé de camp, ils se recensent parmi les populations exclues de l’économie, de la culture, de la reconnaissance sociale, autour des ronds-points, aux gares de péages autoroutières et au sein des populations autochtones déclassés.
La lecture de posts (ouvertement pro-milices BAC, CRS ...) sur l’ensemble des sites web de presse hebdo ou quotidienne révèle le degré de présence de groupes factieux et le coming out d’une multitudes de fachos assumés (au sens mussolinien) rancis, haineux.
L’émergence de communautés d’intérêts, tjrs plus dispersées et finement fragmentées, apporte sa part de confusion aux enjeux de l’époque.
Macron, Castaner et leurs cliques réussissent là où FN/RN se sont enlisés,
précisément dans les marigots des élections aux codes, règles et alliances façonnés au gré des circonstances et opportunités,
corporatistes, est-il utile de le préciser ?
JLM n’est plus l’homme de la situation,
il porte en lui l’héritage de feu le parti socialiste dont l’électorat s’est dispersé à tous vents
telles les frêles pétales de la rose fanée qui fut trop longtemps son (PS) symbole.
*héritage plus spirituel (PS équivalent du contemporain péché originel, cf l’abondante littérature sur ce sujet) que matériel tant Mitterrand et son entourage furent portés et supportés par un imposant et richissime réseau de soutiens intéressés.