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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 20 octobre 2015 13:21

    @CN46400

    Il reste encore à démontrer que le « magicien » ne contrôle plus les « puissances infernales ». 
    En tout cas ses expressions politiques sous toutes leurs variantes FNripoublicainesPS maîtrisent parfaitement la situation et trouvent dans les contradictions du capitalisme abondante pitance à leur embonpoint.
    Marx avait annoncé la fin du capitalisme étouffé par ses contradictions, l’avenir ne lui a pas encore donné raison. 


  • Elliot Elliot 19 octobre 2015 15:14

    @Norbert

    Ce que je pense, c’est que les capitalistes n’ont pas voulu la première déflagration mondiale alors que bien auparavant ils avaient inscrit la colonisation, une autre forme de guerre, à l’agenda des gouvernements qu’ils contrôlaient.

    La guerre les a pris par surprise même si elle fut propice à leurs intérêts et ils en ont bien profité de part et d’autre de la ligne de front à la fois pour améliorer leur outil de production et semer les germes déflationnistes de la grande crise de 29. 

    C’est aussi à cette époque que le marché du travail s’est massivement ouvert à la main d’œuvre féminine.

    La seconde guerre mondiale a été délibérément provoquée car les états de l’axe représentaient une forme de déshérence du capitalisme, une menace pour sa cohérence qui devaient être écrasées dans l’œuf, la barbarie de Hitler fournissant de surcroît une assise idéologique teintée de moralisme et faisant la quasi unanimité d’un rejet international qui ne demandait qu’à s’exprimer par le fer et le feu.



  • Elliot Elliot 19 octobre 2015 14:18

    Je ne pense pas non plus me tromper quand j’interprète l’apocalypse chez Marx en termes économiques et non purement dans son aspect humain issu de la fantasmagorie.

    Ce n’est pas lui faire un procès que de décréter qu’il ne pouvait anticiper la première guerre mondiale qui ne trouva pas son origine dans les contradictions du capitalisme mais dans un regain morbide de ferveur nationaliste.
    La seconde guerre mondiale manie des concepts vaguement anticapitalistes en ce sens d’une conflagration programmée par les états de l’axe pour réduire à la passivité une ploutocratie mondiale mais au bénéfice du capitalisme national. 

    Alors que l’internationalisation est inhérente à la structuration capitaliste qui se définit en termes de croissance et qui doit s’ouvrir de gré ou de force de nouveaux marchés et de nouvelles sources d’approvisionnement, le capitalisme à l’échelle nationale est une forme de régression qui ne pouvait inévitablement qu’aboutir à l’implosion des pays qui fonctionnaient sur ce modèle.

    Il faut reconnaître que le capitalisme a jusqu’ici réussi à surmonter toutes ses contradictions mais aussi qu’on voit poindre des limites à son développement, ne fût-ce que par la raréfaction des ressources naturelles appelée à contrarier les courbes de croissance car la marchandisation du savoir et de l’économie numérique se heurte au plafond de verre des besoins réels.

    Certaines zones de la planète dont la vieille Europe sont arrivées à des formes de décroissance forcée quand bien même elles seraient masquées par d’irréelles statistiques.

    Le capitalisme est né en Europe mais ses centres nerveux se déplacent à grande vitesse vers d’autres continents. 

    Personne au début des années 90 du défunt siècle n’aurait pu prédire que la sidérurgie européenne passerait sous pavillon indien et encore moins que la vieille Europe impécunieuse serait contrainte de vendre des bijoux de famille à l’oligarchie chinoise après avoir été dépossédée de certains de ses fleurons par la capitalisme mondialiste nord-américain.

    On sent bien que l’on vit une crise systémique mais les outils et la volonté politique manquent pour expérimenter des utopies nouvelles et, en attendant, rien ne se passe comme l’avait prévu Marx mais rien n’échappe non plus à la grille de lecture de son raisonnement



  • Elliot Elliot 17 octobre 2015 17:17

    Quand on pense au déferlement de mépris qu’elle a suscité, aux moqueries dont a injustement souffert son livre « Merci pour ce moment «  dont on pouvait évidemment critiquer l’opportunité mais qui a été assassiné au niveau de son écriture par des tâcherons qui feraient mieux d’adopter en la matière profil au ras des pâquerettes et dont la vindicte était trop systématique pour être honnête et en tout cas exempte d’arrière-pensées partisanes.

    Si l’on devait mesurer à cette aune appliquée à Valérie Trierweiller tous les ouvrages parus dont l’utilité peine même à nous dérouiller les zygomatiques et qui, si le goût du sacrifice nous entraîne au bout de leur lecture, nous laisse comme un sentiment d’inachevé, voire d’irrémédiable perte de temps, il ne resterait pas grand-chose dans l’édition et les imprimeries pourraient fermer boutique.

    Tout cela pour dire que non seulement j’ai lu son livre avec intérêt, c’est l’ouvrage d’une femme bafouée mais d’où l’esprit de vengeance est absent ; je ne l’ai pas trouvé mal écrit, ce qui n’est pas le cas de certains ouvrages de beaucoup de ces pédants qui l’ont traînée plus bas que terre.

    Je ne m’explique au reste toujours pas le climat de haine organisé dès l’entame du mandat de Hollande contre celle qui était alors sa compagne et qui n’avait d’ailleurs qu’à paraître pour susciter moqueries, persiflages et procès d’intention.

    Elle n’a jamais mérité ni, semble-t-il, cherché activement à les obtenir, des excès d’honneur ni justifié d’être avilie par des tombereaux d’injures.

    Son livre au ton mesuré ne porte pas atteinte à la fonction présidentielle sauf à considérer que le roi ne peut en aucune manière être nu et que sa personne est sacrée, loin au-dessus des contingences du vulgaire.

    Au demeurant si quelque chose dévalorise la fonction présidentielle, c’est l’incompétence, une tare partagée depuis quelques mandats, au point que toute personne sensée ne peut imaginer que cette 5e république va encore prolonger son agonie pendant longtemps. 



  • Elliot Elliot 13 octobre 2015 15:35

    Nous vivons la fin d’un monde, un système est ébranlé par ses propres contradictions : la recherche du profit maximal s’harmonise parfaitement avec la déflation salariale qui, pour sa part, ne se marie  pas du tout avec les possibilités de satisfaction de l’appétit consumériste, moteur du profit : le serpent se bouffe la queue.

    Les puissants états d’hier cèdent la place ou la partagent avec d’autres émergences, la France n’en finissant pas de reculer dans le concert des nations.

    On conçoit que cette situation en énerve d’aucuns qui en rendent responsables des lampistes. 

    A la France juive de Drumont, accusée de soumettre l’état à ses intérêts financiers, a succédé la France musulmane avec un déplacement des stigmatisations sur le plan religieux : il est vrai qu’il est assez compliqué d’accuser des pouilleux de détenir les capitaux et d’en faire mésusage.

    Les périodes de mutation sont propices à l’émergence de prêcheurs d’apocalypse ; à l’aube de la Renaissance, Jeanne d’Arc fut une prophétesse parmi tant d’autres, elle seule est passée à la postérité grâce surtout à la IIIe république qui en a fait une icone nationale, ce que la monarchie héréditaire ne se soucia jamais de faire.

    Finkielkraut et Onfray sont les hérauts de la décadence, leur impuissance leur tient lieu de viatique et ils arrangent le principe de réalité à leur convenance, ils s’adressent de préférence à ceux qui regardent vers le passé plutôt qu’à ceux qui se projetteraient dans l’avenir et essaieraient d’en façonner les contours.

                

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