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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 15 décembre 2017 13:51

    Certes l’école ne peut pas facilement donner le goût de la lecture aux enfants quand les parents eux-mêmes sont plus occupés à ingurgiter de la Variété ou des émissions voyeuristes à la TV qu’à lire ne serait-ce que leur journal.

    Sans compter avec les gadgets électroniques de toute nature où s’encalmine leur volonté d’apprendre.

    La décrue de l’audience de la presse papier n’est pas non plus anodine dans le diagnostic de la crise de la langue.

    Je me souviens que, dans mon adolescence au lycée, on lisait à haute et « intelligible » voix des textes littéraires, certains élèves déclamaient, d’autres ânonnaient mais la plupart des élèves savaient lire en donnant cette intonation qui faisait que l’on voyait qu’ils comprenaient ce qu’ils disaient.

    C’était le meilleur exercice possible à la fois pour attester la saisie du sens du texte et pour déceler tout de suite ceux qui avaient des difficultés de compréhension.

    On pouvait donc les aider par des exercices pédagogiques adaptés, discipliner leur cerveau au rythme de la phrase et à son sens.

    Il faut dire aussi que l’enseignement des Humanités n’était pas à l’époque la filière la plus fréquentée, un certain nombre d’élèves entraient en apprentissage après le certificat d’études ( s’ils l’obtenaient ) et pour les autres l’enseignement technique débouchait aussi sur un métier en période de plein emploi.

    Aujourd’hui non seulement on ne lit plus dans beaucoup de maisons mais fait-on encore des exercices déclamatoires à l’école ?

    Ajoutons que l’instituteur d’avant toutes les réformes de l’enseignement était en général compétent, le diplôme n’étant pas vendu à la criée et comme nombre de lecteurs je dois cet amour des lettres à l’enseignement de mon instituteur d’abord, de mes professeurs de lettres et de langues classiques ensuite.

    Aujourd’hui, c’est triste à dire mais chacun connaît des exemples, les formateurs ont parfois des connaissances lacunaires de la langue qui devrait servir de véhicule à leur mission.

    C’est d’ailleurs un constat assez général dans la société où on est presque forcé de béer d’admiration quand on se trouve face à un lettré a fortiori quand il devient président de la République.

    D’année en années, les constats se ressemblent et la solution se fait attendre.



  • Elliot Elliot 14 décembre 2017 12:01

    @popov


    Oui et même un qui a été élu président de la république et qui cherche encore aujourd’hui le mode d’emploi du Kärcher : Sarkozy qui a refait campagne sur les mêmes thèmes buissoniens en 2012 avec l’insuccès que l’on sait.
    Comme vous êtes un grand garçon, vous trouverez vous-mêmes les noms de tous les démagogues qui ont flirté avec ces thèmes suscitant l’angoisse chez l’électeur moyen.
    Et je ne parle même pas du FN dont c’est le fond de commerce.



  • Elliot Elliot 13 décembre 2017 19:57
    Et alors ai-je nié qu’il y a des problèmes de sécurité ? 
    Il y a en a partout sur la planète.
    Je constate simplement que certains ( parmi les plus virulents à l’occasion ) se gardent bien d’apporter des solutions à ce qui alimente cette insécurité quand ils sont en position de le faire.
    Et pour cause, cette insécurité leur sert de viatique.


  • Elliot Elliot 13 décembre 2017 13:54

    Donc si j’ai bien compris, ce sont ces jeunes désœuvrés qui traînent dans les rues qui amènent un sentiment d’insécurité.

    La conclusion devrait aller de soi : il faut nettoyer les rues mais comment ?

    Le service militaire qui poussait, à sa belle époque, à un brassage de populations différentes selon le statut social avait cette forte utilité : il changeait son homme et lui faisait découvrir des espaces nouveaux.

    C’est donc sans doute pour cela qu’on l’a supprimé et aussi pour de fausses bonnes raisons budgétaires ( fausses car l’économie réalisée sur son coût a immanquablement entraîné des déséconomies plus importantes dans d’autres domaines que l’on se garde bien de comptabiliser pour ne pas se retrouver face aux effets délétères d’une politique de Gribouille )

    Il est vrai aussi que, vers la fin, les dispensés ( à la bonne pelle du soutien politique ) devenaient si nombreux que les rares à tomber sous le régime de la conscription ne pouvaient incriminer que la malchance ou l’absence d’appui ou encore leur volonté à ne pas recourir à des artifices indignes.

    Bref le meilleur instrument d’intégration et, on l’oublie trop souvent de formation, a été jeté aux orties.

    Alors serait-il peut-être temps de se pencher sur l’employabilité de ces jeunes sans travail et sans perspectives puisque pour certains d’entre eux même l’assiduité à l’école du Savoir couronnée de succès ne suffit pas à procurer le précieux Sésame.

    Mais je rêve car il est évident que le sentiment d’insécurité est cultivé par un certain nombre de démagogues dont c’est, faute de compétences, la seule manière de faire avancer leur carrière.

    Pourquoi s’attacher à mettre de l’énergie dans la résolution d’un problème dont on tire sa subsistance, il vaut mieux forcer son talent à énoncer le discours que certains électeurs veulent entendre jusqu’à plus soif et de manière itérative : c’est leur Graal.
    Comme on le fait depuis des décennies mais surtout sans apporter le moindre début de solution, sinon des grands mots et des abstractions dont le seul mérite est de coller aux quartiers sans s’y intégrer mais en fournissant un semblant de commisération pour les gens qui y vivent. 



  • Elliot Elliot 11 décembre 2017 17:18

    @Buzzcocks

    C‘est vous qui parlez d’illettrisme, moi, je fais un constat. Vous en faites apparemment un autre à coups de statistiques ( c’est le signe de l’époque , les statistiques, elle permettent de dire tout et son contraire )
    Pour ma part, il me suffit de lire la prose de certains bardés de diplôme pour m’en convaincre, ils ne savent plus écrire, dans le meilleur des cas ils jargonnent.

    D’ailleurs au pôle emploi si le malheur veut qu’ils y échouent , la première chose qu’on leur apprend à faire, c’est d’écrire une lettre de motivation.

    On a d’ailleurs eu de beaux exemples au niveau politique qui se prenaient les pieds dans l’usage du subjonctif imparfait.

    Comme son usage est apparemment délicat et comme la correspondance des temps ne fait plus recette, on envisage très sérieusement de le supprimer. La grammaire à l’usage des Nuls !

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