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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 8 décembre 2017 15:26

    Je vais apporter ma pierre à la discussion en évoquanrt le problème que je connais le mieux : la forte poussée centrifuge qui disloque la Belgique.

    Posons comme préalable de départ que cet état est une création artificielle visant à soustraire des territoires acquis aux idéaux de la révolution française à l’influence de la France pour créer ( c’était la volonté de l’Angleterre ) un état tampon sous forme de monarchie dévolue à une parentèle lointaine de la couronne britannique et non comme l’aurait souhaité la bourgeoisie francophone à une personnalité liée à la couronne de France.

    Après la défaite napoléonienne les territoires belges furent rattachés à la couronne d’Orange-Nassau régnant sur les Pays-Bas.

    Cette main-mise néerlandophone sur des régions dominées économiquement par une bourgeoisie francophone ne s’effectua pas de manière fort harmonieuse, ce qui conduisit à la révolution de 1830 qui s’acheva sur l’indépendance des provinces occidentales.
    Une grande partie des révolutionnaires avaient pour objectif le retour à la France (même si la chose est tue dans l’histoire officielle), ce qui était impossible en raison de l’hostilité de la couronne britannique.
    Le français, langue des classes dominantes, devint la langue officieuse : les patois qu’ils soient romans ou germaniques étaient les idiomes du petit peuple. Dans les collèges et les Universités , l’instruction se faisait dorénavant en français.

    La guerre 14-18 où les conscrits néerlandophones comprenaient à peine les ordres qui leur étaient donnés en français, langue de la hiérarchie militaire, a servi de catalyseur aux revendications régionalistes préexistantes du Nord du pays.

    Contrairement à l’effort d’unification linguistique qui fut imposé en France, la Belgique se singularisa par son patchwork linguistique : le français restait la langue des maîtres et des lettrés, le flamand celle des domestiques.

    D’où l’énorme frustration qui fut exploitée par le mouvement national flamand qui connut son paroxysme dans la collaboration des élites flamingantes avec l’occupant nazi.

    Il y avait là comme un parfum de revanche qui a survécu à l’épuration et les revendications d’amnistie pour les collaborateurs ont nourri jusqu’à la fin des trente Glorieuses un mouvement qui a réussi à phagocyter la revendication fédéraliste portée en vain par la Wallonie à l’époque de sa splendeur pour la finaliser à l’avantage de la Fandre.

    Aujourd’hui le parti flamand le plus important, la NVA, est d’essence indépendantiste, il participe au gouvernement de la Belgique qu’il influence profondément : ce gouvernement est ultra-minoritaire en Wallonie qui n’est représentée à cet échelon que par son aile la plus opportuniste et la plus apte de ce fait à avaler les couleuvres.

    Tous les jours la Belgique se disloque un peu plus.
    Un détail qui a son importance pour le démontrer : le feuilleton d’un grand stade national à Bruxelles ébauché il y a 20 ou 30 ans qui était destiné à accueillir l’un ou l’autre match de l’Euro 2020 de foot n’a jamais pu être concrétisé en raison de la multiplicité des intervenants et de l’hostilité du parti dominant en Flandre donc en Belgique qui a réduit à néant tous les espoirs. On peut considéré cela comme futile, inapproprié mais ce ne sont pas les raisons qui ont présidé à son enterrement.

    La régionalisation est en Belgique un fait mais elle est boiteuse car la Flandre conserve au niveau central tout ce qui peut encore favoriser les moyens de son émancipation, moyens qui sont comptés chichement pour l’entité wallonne, elle-même gouvernée par des partis qui pensent plus à leur propre confort qu’au bien-être des citoyens dont ils ont la charge.



  • Elliot Elliot 7 décembre 2017 16:04

    Je suis de la génération de Johnny. Sans avoir jamais été un fan mais sans jamais non plus l’avoir déprécié lui et les gens qui l’appréciaient.

    Sa mort mérite-t-elle cet excès d’honneur, ce flot d’éloges dithyrambiques, ces larmes sincères ou jouées sur les grands médias audiovisuels et cet amoncellement d’articles sur un site citoyen où pratiquement tout le monde se dispute le droit de donner son éclairage, son sentiment ou de faire partager sa peine.

    Je ne le pense pas car l’excès est un défaut qui mène à la saturation.

    Je pense surtout aujourd’hui à Jean d’Ormesson dont l’annonce de la mort a été vite submergée par l’ombre du chanteur disparu qui, à son corps défendant, éclipse sa fin remisée au rang de rubrique nécrologique de province. Nul doute qu’il s’en serait amusé.

    Le symbole est pourtant violent : la disparition un représentant, éminent certes, d’un art somme toute mineur, la variété, réussit à gommer le décès d’un érudit, académicien, je sais ce n’est pas nécessairement un gage de qualité, romancier dont un certain nombre d’ouvrages devraient connaître une postérité relative. Auprès d’un public nécessairement restreint.

    C’est un état de fait qu’il faut bien constater sans vouloir hiérarchiser les chagrins, ce qui serait indécent.
    Cela explique d’une certaine manière les piètres performances (34ème sur 50 ) des écoliers de France en matière de lecture et de compréhension de texte ( étude du Programme international de recherche en lecture scolaire ), les priorités des parents sont peut-être davantage dans la consommation de variétés souvent débiles que dans l’ouverture de leur progéniture aux délices du savoir.

    Alors je crois surtout que ceux qui la pleurent, leur idole, pleurent surtout sur le temps qui a passé si vite, sur les petits plaisirs de la vie dont ils ont pu jouir, sur les petites misères ou les grands malheurs qui ont jalonné leur parcours et qui ont été rythmés par les chansons de Johnny.

    C’est leur fin prochaine que beaucoup entrevoient. 

    Comme un mauvais présage empreint de nostalgie..



  • Elliot Elliot 5 décembre 2017 15:07

    Le libre-arbitre n’existe pas puisque l’arbitrage est conditionné par le cadre sociétal dans lequel il s’exerce.

    Le libre examen existe qui consiste à rejeter le principe de l’argument d’autorité pour définir le savoir et prône la liberté de jugement comme principe de vie.

    Si science sans conscience est la ruine de l’âme, la conscience sans la science n’existerait tout simplement pas.

    La conscience, c’est d’abord le fruit de la connaissance et plus cette dernière est évoluée et plus la conscience se fixe des limites normatives ou des transgressions à atteindre car les transgressions par nature visent à repousser les limites à la connaissance ou au développement social.

    L’homme est certes naturellement bon mais c’est la compétition qui lui fait découvrir à la fois la technique et la malice.

    Le dopage dans le sport participe à l’esprit de compétition qui exacerbe les rivalités : il ne se substitue pas au talent intrinsèque mais permet de le sublimer face à d’autres talents intrinsèques. 

    De même en politique chacun a sa part de sincérité plus ou moins forte selon que l’on cède à la démagogie ou qu’on essaye de s’en préserver, ce qui n’arrive jamais totalement et, selon les époques, selon que l’on soit de nature optimiste ou décliniste, le balancier va de l’un de ces pôles à l’autre sans jamais se fixer définitivement.

    La nature de l’homme va de même de la résignation ( chacun cultive jalousement son jardin ) à l’esprit de conquête qui fait que pour survivre on abandonne sa terre pour en découvrir d’autres. Difficile de qualifier de sages ceux qui s’arc-boutent sur leur illusoire statut de privilégié quand les flots tumultueux sapent les fondations de leur maison au lieu d’essayer de transformer la tempête en force de soutien.

    Difficile de ne pas voir tout l’esprit positif de conquête donc de sublimation chez ceux qui ont fait taire leurs peurs raisonnées pour se frayer la route vers ce qu’ils considèrent comme la terre promise.



  • Elliot Elliot 4 décembre 2017 17:02

    Faire référence à Pamela Anderson est à tout le moins osé pour entamer un exercice de dédiabolisation relative de cet affreux bonhomme, Weinstein, dont on découvre presque subitement qu’il avait du tempérament et un instinct de prédateur.

    Si l’on en croit leurs déclarations du moment, certains savaient mais ne jugeaient pas utile de risquer un procès ( ou leur carrière ) pour faire part de leur vertueuse indignation.

    Les mésaventures du personnage providentiellement mis à terre libèrent leur parole dont ils usent et abusent.

    Certes la plupart de ses victimes ( il y a probablement beaucoup d’autres qui ont la décence de ne pas se joindre à l’hallali ) ont pris un certain temps à se remettre les idées en place : elles étaient sans doute tellement estomaquées, si l’on peut dire, qu’elles ne trouvaient pas à l’époque les mots pour le dire et qu’il leur fallu une longue maturation ( parfois des années ) pour enfin se faire un chemin jusqu’à leur bouche.

    Trève de plaisanteries, chacun connaît les us et coutumes de certains milieux ( d’ailleurs plus nombreux que l’écume qui est au goût du jour )et les voies et moyens utiles à promouvoir une carrière.

    Elles doivent être rares les carrières cinématographiques qui n’ont pas vu leur essor favorisé par des accommodements avec ce que les bonnes manières réprouvent.

    Le fait de s’en plaindre au faîte de sa carrière est une manifestation où l’indécence le dispute à la sottise. 



  • Elliot Elliot 4 décembre 2017 15:17

    Coucou, le revoilou notre chevalier blanc chargé de bouter les Sarrasins hors de France.
    Passant d’une évaluation dont on ne nous dira pas d’où elle sort, qui est censée mesurer le nombre d’Italiens retournés au pays natal au départ de leur terre d’accueil, les USA et cela au tournant du XXe siècle, il en extrapole son rêve intime : voir la France se purger de la partie de la population qui lui pèse le plus.

    Comparaison n’est pas raison mais qu’importent les dizaines d’années passées depuis cet épisode, il en tire une valeur d’édification mais qui édifie surtout sur ses arrière-pensées qui, derrière les réfugiés de guerre, veut surtout condamner au retour les réfugiés économiques et en priorité à l’intérieur de ceux-ci les Musulmans.

    Il est vrai qu’à l’époque les USA construisaient une grande nation et avaient besoin de main d’œuvre et que la France aujourd’hui n’en finit pas de ruminer sur son déclin et semble incapable de se rêver un avenir.

    C’est la différence avec l’Allemagne qui a tout de suite vu le potentiel futur pour sa machine économique qui risquait à bref délai de se gripper faute d’officiants.

    On ne lui prêchera pas le devoir de solidarité mais un peu de décence serait bienvenu pour rendre hommage au courage de ces gens qui ont affronté mille morts pour parvenir à ce qu’ils pensent être un havre de paix.

    C’est évident que ceux qui ont dû quitter leur pays en guerre n’aspirent qu’à une chose retourner dans leurs meubles et immeubles ou ce qu’il en reste, c’est d’ailleurs le mouvement que l’on observe en Jordanie ou au Liban ( en Turquie, il semblerait qu’ils en soient dissuadés, leur niveau de formation pouvant utilement s’employer dans les projets de développement de cet état ) où des milliers de personnes ont déjà fait ou s’apprêtent à prendre le chemin du retour pour retomber dans les griffes du méchant.

    Toujours expert dans l’art de dire les choses censées plaire à cette frange du lectorat qui se lève le matin encore pleine de cette hargne qui l’accompagnait en se couchant et qui est donc tributaire de sa bile échauffée, notre grand penseur résout les problèmes migratoires un peu comme la chasse d’eau évacue les déjections avec un volontarisme qui ferait froid dans le dos s’il avait une chance de voir le jour.
    Ainsi il remigre les personnes à double nationalité sans d’ailleurs se demander le moins du monde si ce fait du prince trouverait un écho favorable chez le destinataire de la patate chaude qui peut très bien procéder au retour à l’envoyeur, perspective pourtant bien probable que notre colonisateur toujours pas repenti ne parvient même pas à envisager tant dans ses délires le pouvoir de la France est encore impérial.

    Donc la solution, c’est au fond de pourchasser les croyants musulmans en les interdisant de cadre communautaire pour faire ensemble leurs dévotions : il ignore sans doute ( mais non il le sait parfaitement ) que le Musulman n’a pas nécessairement besoin d’une mosquée et qu’un tapis de prière et une boussole pour l’orienter suffisent à créer un cadre à sa foi.

    Mettre des entraves de toute nature à la construction de lieux du culte ( même souterrains ils nuiraient à l’environnement ) lui semble une nécessité absolue

    Il a d’ailleurs une vision de la tradition qui est assez élastique : la minijupe au ras du bonbon en fait partie mais pas la longue robe noire que l’on peut pourtant découvrir sur des photos anciennes de bonnes chrétiennes. Ne parlons pas du voile qui n’a disparu de nos campagnes que depuis un demi-siècle et dont certaines paroissiennes se couvrent encore la tête lors d’offices religieux catholiques ou orthodoxes, ce voile qui symbolise pour lui l’islamisation comme les boucheries hallal dont personne n’est pourtant obligé de pousser la porte.

    Au nom de la culture française qui s’est toujours alimentée aux influences extérieures, c’est ce qui fait son universalisme, il s’oppose à un pseudo-multiculturalisme qui ferait tache dans la vision harmonieuse qu’il a de la société : essentiellement celui qui le dérange, c’est le plus divers et au fond ( pour lui qui aime les statistiques ) le moins profondément enraciné, l’Islam dont toutes les déclinaisons se résument pour lui à une seule : le salafisme qui l’empêche de dormir et lui fait faire de mauvais rêves où les charcuteries au porc seraient interdites par un méchant imam dans les rayons des enseignes de grande consommation.

    Qu’importe si on n’en a jamais autant consommé, l’essentiel est de convaincre que tout ça va disparaître. 

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