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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 12 novembre 2017 18:24

    Malheureusement la pression médiatique risque d’emporter ce qui faisait la spécificité de le France Insoumise : sa diversité dans l’unité.

    Danielle Obono a été dès le début de son mandat en butte aux critiques les plus grossières ( d’où apparemment le racisme n’est pas exempt ).

    Le pompon de l’indécence partisane revient sans conteste à l’émission «  les grandes gueules » sur RMC où des tonneaux vides sont payés pour faire un bruit impossible à coup d’arguties que ne désavoueraient pas un gamin de 6 ans dans la cour de récréation de son école.

    Enjointe de crier « Vive la France » tout à fait hors de propos, elle a refusé de le faire, ce qui a ajouté à l’exaspération haineuse des vitupérateurs mais a démontré une force de caractère que l’on veut maintenant lui faire payer.

    Le CSA lui a intimé à Raquel Garrido l’ordre de cesser toutes activités politiques en raison de son passage comme chroniqueuse chez Ardisson. 

    La tolérance du CSA a des limites à géométrie variable mais Raquel Garrido est forcée de s’y soumettre et va cesser toute activité politique au sein de la France Insoumise afin d’éviter que ses propos soient retirés du temps d’antenne ( ? ) attribué à la France Insoumise.

    On espère que l’on ne va pas en plus lui interdire d’avoir une opinion et de l’exprimer sous prétexte qu’elle serait conforme aux idéaux de la France Insoumise.

    La France Insoumise aurait grand tort à se laisser entraîner par les vents délétères qui visent surtout à l’affaiblir ; elle n’a rien à gagner à affadir son discours pour complaire aux états d’âme d’imbéciles malveillants



  • Elliot Elliot 12 novembre 2017 16:29

    @Christian Labrune


    «   L’islam, c’est une religion, une idéologie, et ça ne se confond pas avec les musulmans ».
    Définition du terme musulman : qui est propre à l’Islam, relatif ou conforme à ses rites ou à sa loi ; qui appartient à la communauté islamique ( Petit Robert )

    Vous en avez beaucoup d’autres comme ça qui démontrent outre votre esprit borné votre méconnaissance de la langue ?





  • Elliot Elliot 11 novembre 2017 13:28

    Très bon exposé dont je retiendrai surtout l’entame : le référendum a été contrarié par la loi des matraques sinon des baïonnettes de ceux qui en contestaient le principe, on peut sans peine imaginer que c’était par peur des résultats.
    Que je sache , les Indépendantistes étaient confiants dans l’issue du vote mais ils s’engageaient de toute manière à en respecter le résultat : ils n’en auront pas eu le loisir et ont dû se résoudre à répondre à l’attente de ceux qui n’avaient pas été empêchés d’exprimer leur opinion.

    Avec le recul et connaissant la pusillanimité de l’UE incapable d’un seul geste d’apaisement, on peut légitimement se demander ce qu’aurait pu donner au niveau économique une Catalogne indépendante mais victime de cet ostracisme outrancier que les autorités de Francfort savent à l’occasion exercer pour étrangler tout un peuple : les Grecs en ont fait l’expérience qui continuent de payer pour les erreurs commises par leurs anciens dirigeants mais avec la complicité active et intéressée de ceux qui les étranglent aujourd’hui.

    Pour la Catalogne le chemin de l’indépendance – s’il advient un jour - ne sera pas un long fleuve tranquille car les Catalans peuvent dorénavant s’attendre aux pires mesures de rétorsion orchestrée par les revanchards de l’Espagne profonde qui profitait du franquisme et ne peut se résoudre à la perte même partielle de ses privilèges : pour eux l’heure de la revanche a sonné.

    Ce que l’on peut reprocher à Puigdemont, c’est d’avoir cru au dialogue avec le pouvoir central sous pression de l’UE pour une fois en communauté avec ses valeurs : il n’en a rien été et l’expérience grecque aurait dû lui servir d’avertissement. 

    La raison d’état efface toutes les illusions même celles qui découlent de la charte.



  • Elliot Elliot 10 novembre 2017 20:21

    Mais la littérature a-t-elle jamais été autre chose que l’étalage d’états d’âme ? Surtout la grande, la belle.

    Le monument de Marcel Proust « A la recherche du temps perdu » est-il autre chose qu’une fresque largement autobiographique et une peinture magistrale d’une certaine société de son époque ?

    L’oeuvre la plus réussie ( à mon humble avis ) ou à tout le moins la plus connue de Chateaubriand, les « Mémoires d’Outretombe » est à la fois la chronique magistrale d’une vie et des tourments d’une époque.

    L’auteur du moins le bon auteur écrit avec ses tripes et qu’importe si le résultat est une compilation d’idées qui nous désolent ou nous agréent : il ne cherche pas à nous plaire même si le succès lui est doux.

    Houellebecq dans un livre « Soumission » que je trouve pour ma part assez médiocre n’a pas fait autre chose que surfer sur les peurs savamment entretenues de populations en déshérence. Est-ce de la grande littérature ou de l’opportunisme ? La postérité jugera.

    Comme le prix Goncourt attribué à Lydia Salvayre pour « Pas pleurer » couronnait le récit assez pittoresque y compris dans l’écriture des mésaventures de sa maman républicaine en butte aux exactions des milices franquistes dans l’Espagne en pleine guerre civile, celui de Mathias Enard « Boussole » nous a fait découvrir senteurs et saveurs de cet Orient que l’on ne veut souvent voir qu’au travers des exactions de Daech.

    A-t-on couronné l’euphonie du titre « Chanson douce » ou le style de Leila Slimani ou encore ses origines ? Je n’ai pas eu l’occasion de lire l’ouvrage mais j’en ai eu d’excellents échos…

    Le prix Goncourt de cette année est attribué à un récit, un récit qu’il n’est pas vraiment indispensable de transposer à notre époque et qui reprend une antienne bien connue : la complicité des milieux d’affaires allemands et de la grande bourgeoisie avec l’avènement du pouvoir hitlérien.

    On suppose que c’est bien écrit donc c’est de la littérature. 



  • Elliot Elliot 9 novembre 2017 20:33

     


    N’ayant pas encore lu l’ouvrage, je ne puis que me fier à la critique de ceux qui l’ont découvert.

    Le très beau film de Lucchino Visconti « Les damnés » offre une peinture assez conforme au thème développé par le livre : l’ascension de Hitler n’a été rendue possible que parce que le patronat et la grosse bourgeoisie allemande l’ont favorisée par haine de la classe ouvrière et des communistes.

    La formule « le capitalisme fauteur de guerre » a rarement trouvé meilleur application pratique.

    Comme la parole de Brecht traduit encore la triste réalité contemporaine  : « la bête est encore féconde qui a engendré la bête immonde... »

    Ceci étant je suis heureux de retrouver Jean Maïroboda sur ce fil .

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