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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 12 janvier 2016 15:17

    @Chamiot

    Quand j’étais petit, la neige apparaissait des la fin novembre et on en trouvait encore des traces début mars. On organisait des glissades dans la cour de l’école et les chars de l’armée faisaient office de bulldozers pour ouvrir les routes encombrées par les congères.

    Mais où sont les neiges d’antan ?

    Quand j’étais petit, les pommes du verger avaient du goût, ô elles n’étaient certes pas d’un ovale parfait, elles avaient la surface couvertes de loupes mais, mon Dieu ! qu’elles étaient bonnes.

    Et les poires toutes tordues, jaunes, juteuses et parfumées à souhait, où sont-elles passées ?

    Passées au crible des normes européennes, aseptisées, édulcorées, indigestes...

    Quand j’étais petit, on jouait au bouchon et on lisait, beaucoup, Tintin, Spirou mais aussi Jules Verne ou Prosper Mérimée, Jules Feval et Michel Zévaco, on ne s’abrutissait pas à jouer à des jeux vidéo avec un regard hagard de demeuré.

    Quand j’étais petit, je faisais trois kilomètres pour aller à l’école par tous les temps, le ramassage scolaire n’existait pas mais régnait une solidarité entre les enfants cheminant vers la communale qui n’était pas exempte de petites chamailleries. Quand j’étais petit, y avait pas de cantine, je prenais mes tartines et ma gourde ou ma bouteille thermos...Pas de menu du tout...

    Quand j’étais petit, il y avait un seul cinéma au village, situé encore plus loin que l’école, où mes parents m’offraient d’aller quand j’avais bien travaillé : ça crachotait, c’était parfois inaudible mais qu’importe ! le mystère et le merveilleux était sur l’écran, la copie se cassait, d’ailleurs plus souvent que raisonnable mais y en avait deux de films ! plus les Actualités.

    Quand j’étais petit ; l’église était pleine et les paroissiens nombreux, il y avait trois ou quatre offices, un curé et un vicaire…

    Aujourd’hui, il n’y a plus qu’un office le vendredi à 19 hrs et un seul officiant, un prêtre africain ( l’horreur absolue pour un identitaire recroquevillé sur son nombril ) en charge de plusieurs paroisses. Ce n’est pas que ça me dérange, je ne suis pas croyant mais enfin...le souvenir !

    Quand j’étais petit, c’était au sortir de la guerre et quand je fus jeune homme, c’était à l’entrée des golden sixties.
    Avec âge tendre et tête de bois et Salut les copains sur Europe 1, grandes ondes !

    Avec Charly Gaul mettant une trentaine de minutes dans la vue à tous ses adversaires lors d’une mémorable étape du Tour dans la Chartreuse ( enfin, je crois ).

    C’était le bon temps mais la jeunesse s’en est allée et avec elle ses illusions et pourtrant quand je vois le sort qui se profile pour nos jeunes, quelle chance ma génération a eue !

    Oui, c’était mieux avant mais non pas parce qu’il n’y avait pas d’immigrés d’Afrique du Nord ou d’ailleurs, y avait les polacs, les ritals, alias macaronis, les Schleus ou Boches sur qui des pareils à vous passaient leur rage et leurs frustrations, c’était mieux parce que j’étais jeune et que j’avais un avenir.

    Et je refuse de me laisser enfermer dans un combat passéiste d’autant plus ridicule qu’il est perdu d’avance, de confondre nostalgie et rancœur ou aigreur.

    Il est oiseux de pleurer sur un monde perdu quand un monde nouveau apparaît, le mieux est de chercher à en tirer le meilleur parti possible.

    Sachant que ce sera dur mais c’est la seule voie possible, celle de la sagesse, si l’on ne veut pas voir resurgir pour nos enfants et petits-enfants les horreurs de la guerre.



  • Elliot Elliot 12 janvier 2016 14:24

    @Pomme de Reinette

    Définition du gallo-roman selon Wikipedia :

    Les langues gallo-romanes sont une catégorie de la classification traditionnelle des langues romanes. Il s’agit des langues issues du latin populaire.

    Dans ce sens géolinguistique, le gallo-roman regroupait :


    Pour opposer au français d’autres racines que le latin, vous ne trouvez rien de mieux que d’évoquer un idiome, le gallo-roman, qui est issu du latin ( dit bas latin ou latin populaire, ce qui ne change rien à l’affaire ), ainsi donc pour me démontrer que j’ai tort, vous trouvez des arguments qui prouvent que j’ai raison : ça ne fait pas un peu polémiquer pour le plaisir de polémiquer ?

    Maintenant beaucoup d’apports dans le vocabulaire proviennent de dialectes germaniques mais aussi du grec, de l’italien, de l’arabe voire maintenant de l’anglais sous sa forme américaine...

    Par contre, je ne vois guère de parenté syntaxique avec certaines langues germaniques qui ont des tournures de phrases très particulières ( avec, par exemple, le rejet du verbe à la fin d’une phrase subordonnée ) mais peut-être allez-vous m’en trouver.

    Si c’est avec l’anglais, c’est pas la peine, il a, lui, été influencé par le français...

    J’ajouterai que quand je lis du provençal , ex-langue d’oc, je retrouve des constructions de phrases qui me sont familières .



  • Elliot Elliot 11 janvier 2016 12:46

    @tf1Groupie

    L’analyse de l’auteur est peut-être complexe et d’ailleurs personne n’était dans la tête du million de personnes qui ont manifesté au lendemain du massacre de Charlie Hebdo mais votre réponse est simpliste.

    Alors, effectivement, dans tous ces soutiens de Charlie, il y en a aussi d’hypocrites qui ne rêvent que d’en découdre avec le monde musulman et qui savent très bien s’accommoder de la liberté d’expression muselée quand le bâillon sert leurs intérêts.

    La guerre est si belle quand on l’a fait chez les autres, ça fait western, c’est stimulant pour les tripes sinon pour les neurones.

    Quelles que soient les motivations des meurtriers, vengeance pour les morts des guerres coloniales qui n’osent pas dire leur nom ou exaspération stupide devant des insultes au prophète qu’ils reçoivent comme des injures personnelles, ceux qui sèment le chaos au Moyen-Orient ont leur part de responsabilité dans les dommages collatéraux qui ne se limitent plus à être des statistiques « passez muscade «  consécutives à leurs actes de guerre mais frappent aussi leur propre territoire.

    Parmi ceux qui défilaient, toute honte bue, il y en avait aussi qui ont conçu directement ou indirectement la matrice qui a produit Daech, monstrueuse engeance de leurs politiques de Gribouille : ils ont saisi l’opportunité d’aller au décrassage.

    Ils se sont empressés de trouver dans la pathétique réponse de déboussolés sanguinaires la justification à leurs actes de guerre et à persister dans leurs errements.



  • Elliot Elliot 9 janvier 2016 01:27

    @BA


    Bref si j’analyse votre décompte, il y avait à Cologne 4 Syriens et un Irakien qui sont susceptibles d’être arrivés lors de la fameuse vague migratoire. 
    Or, la « fiesta » était, paraît-il, organisée. 
    La question à se poser : par qui ?
    Qui a un intérêt politique à poser le problème des réfugiés et à profiter de l’émoi suscité par ces actes répréhensibles ? 
    L’histoire est pleine d’exemples de manipulations de l’opinion. 
    Et pourquoi la police présente sur place n’est-elle pas intervenue ?
    Effectivement il faut mettre tous les faits sur la table et s’interroger si la rétention d’informations est nécessairement motivée par le politiquement correct et non par de plus inavouables raisons.
    Les questions sont souvent plus intéressantes que les réponses qui peut-être ne viendront jamais.
    Car les agresseurs ont tout de même agi sinon sur ordre du moins à l’instigation de...


  • Elliot Elliot 8 janvier 2016 19:17

    Comme on aimerait encore pouvoir compter aujourd’hui sur des « politichiens » du même calibre que François Mitterrand au lieu de se farcir des rescapés du certificat d’études.

    Le dernier lettré a été chassé comme un malpropre du parti qu’il a créé.

    Place à la médiocrité de ceux qui ignorent désormais jusqu’à l’existence dans la richesse rhétorique française du subjonctif imparfait.

    Triomphe du langage « tweetesque « sur la phrase construite. 

    L’esprit de synthèse se réduit à la pensée des ânes .

    Il fut un temps où la langue française était à l’honneur et bénéficiait de l’attention attendrie de tous ceux de gauche et de droite qui en avaient encore le respect.

    Loin des borborygmes indélicats des gorges que leur instinct grégaire épuise à scander : « nous sommes chez nous » . 

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