Ah monsieur Cabanel, je suis ravi que vous revenez dans la
voie du débat citoyen : vous parler Mtep et plus en incantations.
Personnellement, je trouve votre solution attrayante, et je
lirais, et critiquerais avec plaisir un article sur le sujet.
Pour vous aider, je souhaite vous lister quelques questions
que les gens que vous devez convaincre risquent de vous poser :
* pourriez-vous sourcer ou démontrer vos 92 Mtep. Sur le
site de l’Ademe, on
parle de 5 Mtep/an en France de biogaz, soit 10% de la consommation nationale
de gaz ?
* quel est le rendement total d’une telle filière :
surcoût dû à la main d’œuvre, auto-consommation, transport, énergie stockée
dans les métaux ?
* quel est le risque lié à l’utilisation dans nos voitures
de biogaz (notamment explosion du réservoir) ? Serons-nous au niveau du
GPL ?
A la la, à ce rythme de copier/coller je ne peux pas suivre.
Ecoutez, le nucléaire a ceci de fantastique que chaque erreur doit être révélée, traitée, c’est la transparence. On a dans les cas que vous citez, des potentialités d’accident, qui n’ont pas donné lui à un accident. Il n’y a pas d’accident dans tous ceux que vous citez, qui ont conduit à des blessures ou à la mort d’un homme. Ces erreurs montreront des déficiences techniques ou organisationnelles (qui seront corrigée) ou révèleront des responsabilités
Ce que vous citez est éminemment positif, monsieur Cabanel. Cela montre que le système est transparent et responsable, qu’il détecte ses erreurs avant l’accident. Et c’est le but de toutes les normes imposées par l’ASN. Vous ne montrez que le fait que ça marche.
Deux choses sur le communiqué de SdN, qui sont fausses, et de manière avérée : * les désastres industriels et financiers des deux
chantiers EPR de Finlande (Areva) et Flamanville (EDF) : trop tôt pour juger. La situation est difficile, mais c’est normal pour une tête de série. * l’absence de solution pour les déchets
radioactifs : c’est faux, l’utilisation en France du MOX, permet de recycler le plutonium ce qui diminue par 10 la radiotoxicité des déchets. Concernant les actinides mineurs et les produits de fission, les surgénérateurs peuvent les brûler en produisant de l’énergie. Au pire, on peut utiliser un ADS pour les transmuter en produits moins risqués * le flop industriel et financier : O_O c’est un peu trop tôt, ITER n’a pas encore produit le moindre mégawatt !
J’émets également de forts doutes sur le risque de criticité d’un uranium faiblement enrichi. Cette affirmation de SdN me semble manquer de recul.
Nous avons à plusieur reprise évoqué l’honnêteté, qualité fondamentale d’un débat citoyen. Si vous êtes un sympathisant de SdN, faites rectifier ces erreurs, faites par des gens qui savent pourtant qu’elles sont fausses. Ce sont donc des mensonges.
Si ces mensonges fondent la base de ce que vous appelez la transparence, la démocratie, le débat citoyen, vous n’allez pas dans la bonne direction.
Monsieur Cabanel, quand aurais-je le plaisir de lire vos réponses à mes arguments, plutôt que des copier/coller ? Pour copier/coller, pas la peine d’aller sur Agoravox : suffit d’aller sur Paris Match, n’est-ce pas ?
votre
personnalité n’est pas en jeu, et contrairement à vous je ne traite pas
de malhonnête quelqu’un qui n’est pas d’accord avec moi,
Brrrr. Monsieur Cabanel, s’il vous plaît, soyez honnête et répondez à mes arguments, à mes questions.
mais passons, ce n’est pas mon problème, ce n’est que le votre. vous avez les convictions que vous avez envie d’avoir, et c’est votre droit, mais vos analyses sont dirigées,
Ce que je suis importe peu, finalement, non ?
Mes arguments sont écrits noir sur blanc, là au-dessus (et là dessous), et vous êtes bien incapable d’y répondre. Ou vous ne le voulez pas, ce qui est encore plus inquiétant, pour un défenseur de la démocratie, de la transparence...
je peux me tromper, mais j’ai le sentiment que vous avez peur de vous être trompé sur toute la ligne.
C’est vous qui avez peur puisque vous fuyez perpétuellement l’argumentation et le débat. Arrêtez de vous dérober, monsieur Cabanel !
Olivier Cabanel, je suis allé lire votre article sur la géothermie profonde.
Je vous expose ici un petit calcul que j’ai effectué après sa lecture : Le flux surface géothermique moyen (la quantité de chaleur instantannée passant au travers de la croûte terrestre) est de : Ps=0.05 W/m² [source] La surface de la Terre est de : S=5.10e14 m² [source]
La puissance thermique total de la terre est donc : P=Ps*S= 2.55e13 W = 25 TW
La civilisation humaine a dépensé en 2005 : 11 Gtep = 4.62e20 J [source] soit une puissance de Ph=1.46e13 W = 14 TW
Cela signifie que vous devriez, pour alimenter l’humanité, construire une machine qui recouvrirait la moitié de la surface de la planète (émergée et imergée), et cela, avec l’hypothèse d’un rendement de 100%. En réalité, avec votre différence de 200°C dans l’hypothèse d’un forage à 5000 m (i) vous risquez d’arriver, mettons, maximum 35% de rendement. Il vous faudrait couvrir 1,5 fois la Terre. Sans compter le fait que beaucoup de personnes sur terre aimeraient consommer plus d’énergie.
Je vous demande, s’il-vous-plaît, de trouver d’autres sources et faire votre propre calcul : j’ai pu faire une erreur, il faut vérifier mon affirmation.
Maintenant vérifier le danger environnemental (sur la base de 50% de la surface terrestre, c’est conservatif)
Outre l’impact certain de construire une machine capable d’exploiter 50% de la surface terrestre, vous multipliez par 1,5 le flux thermique qui s’échappe de la planète. Si l’on résonne très grossièrement, cela signifie que vous multipliez par 1,5 la vitesse de refroidissement de la planète. Cette vitesse est très faible, a priori, le flux géothermique a été divisé par deux en 4.5 milliards d’années [source]. Cela signifie que vous aurez presque le même impact sur le refroidissement de l’énergie primitive de la terre que 4.5 milliards d’années de rayonnement...
Pour l’aspect renouvelable, regardons les sources de chaleur dans la terre : * énergie dit « primitive » de formation de la terre, par chute de comètes et de météorites * énergie provenant de la radioactivité naturelle on constate de manière évidente, qu’il est impossible de la restaurer... Le géothermique n’est pas renouvelable, on consomme une énergie qui était là avant : c’est une énergie fossile.
Pour l’aspect durable, Ici, on prend le problème sous un autre angle : les ressources reconnues en géothermie seraient de 60 GTep, les ressources potentielles de 700 GTep, comme vu précédemment, entre 5 et 70 ans de consommation mondiale. C’est colossal, mais ce n’est en rien durable. Sachant qu’il faudrait, en quelques décennies, construire toute une filière mondiale : c’est industriellement très difficile.
Qu’on fasse du géothermique profond localement, dans les endroits exceptionnels (islande) c’est une très bonne idée : ca participe au cocktail énergétique, à la sécurité énergétique et à la relocalisation des sources d’énergie. Mais il va falloir se faire à l’idée que le géothermique profond restera minoritaire...
Rien n’est magique !
J’espère que vous aurez l’honnêteté d’écrire un article reprenant ces réflexions (ii).
(i) On a fait des forages jusqu’à 15 km dans l’industrie pétrolière [source] mais si l’on lit ce site, on voit que les forages, quoique possibles, sont vraiment aléatoires. De tels forages sont donc envisageables, mais quant à sa généralisation ? (ii) j’aurais assez d’éléments pour le faire, mais honnêtement, à cause de cette discussion ou d’autres dans le genre, je vais passez pour un affreux lobbyiste pro-nucléaire et anti-tout, non ?