Si vous être un adepte de la croissance infinie, alors vous déchanterez plus vite que vous ne le croyez.
Le peak c’est une réalité mathématique : un taux de croissance sur la consommation d’un stock fini et non renouvelable ne peut pas durer quelque soit le niveau de ce stock, et même une consommation stabilisée sur ce stock n’est pas durable.
Et c’est bien parce que les pays émergents ont une croissance très élevée de leur consommation énergétique au point devoir recourir massivement au nucléaire et donc nous imposer une concurrence d’accès aux gisements d’uranium qu’il faut que nous sortions du piège des énergies non renouvelables.
Au rythme actuel de croissance des pays émergents toutes les énergies non renouvelables auront atteint leur pic de production d’ici 2050 : - pétrole tous liquides : 2015 (conventionnel : 2006) - charbon : 2050 - gaz : 2035 - nucléaire : 2050
Les pays importateurs seront les plus gravement touchés, car la décroissance des exportations sera bien plus rapide que la décroissante de la production et commencera bien avant car les pays producteurs se serviront avant. Qui sait que les exportations saoudiennes sont en décroissance tendancielle depuis au moins 10 ans alors que leur niveau de production est à son maximum ?
Il faut 40 ans pour mener à bien la transition et il ne reste que 40 ans pour le faire.
A moins bien sûr que le Père Noël n’intervienne dans le domaine des énergies non renouvelables pour nous sauver.
Pour moi le véritable obstacle n’est pas la faisabilité technique mais le temps nécessaire pour effectuer la conversion du système énergétique et des modes de consommation, environ 40 ans pour un pays comme la France qui a une consommation stabilisée, mais hors de portée pour les pays en forte croissance tels la Chine ou l’Inde.
Certes on ne sait pas stocker l’électricité mais on sait la transformer en énergie chimique (hydrogène, batteries) ou potentielle (turbinage, gaz sous pression, chaleur), toutefois avec une perte de l’ordre de 30%.