Il y a un autre problème dans les arguments des anti GIEC : c’est l’absence d’une théorie cohérente et complète qui permette d’expliquer ce qui se passe. La raison c’est que les différentes thèses anti GIEC ne sont pas compatibles entre elles : - il y a les anti-effet de serre (pas seulement CO2) dont j’ai vu un article il y a quinze jours sur ce site - il y a les anti-réchauffement climatique qui disent que les données sont truquées - il y a les pro réchauffement naturel qui ont chacun une explication différente mais ne les ont jamais mises en cohérence - il y a hypothésistes qui sortent une nouvelle théorie par an mais sans apporter données (forcément) - il y a ceux qui disent que rien n’est mesurable et que les données sont sans intérêt et qu’à partir du moment où on ne rien dire sur rien, alors autant la fermer
Leur quasi seul point d’accord, c’est que le GIEC a tout faux. De plus ils présentent moins des résultats factuels qu’ils ne font de polémique et de procès d’intention au GIEC. Je note également qu’aucun d’entre eux n’a réalisé de modèle permettant de simuler le passé avec leur propre théorie pour valider la concordance avec les données. Et le GIEC de son côté affirme que les modèles ne sont jamais parvenus à simuler le
climat passé quand on en retirait l’effet de serre du au CO2.
De l’autre côté on trouve la théorie défendue par le GIEC qui est certainement loin d’être parfaite mais qui au moins le mérite de la cohérence des arguments et de la convergence du discours et surtout qui s’efforce de faire le recensement et l’analyse exhaustive de toutes les recherches scientifiques et données validées sur le sujet et qui les tient à jour.
A ce propos, comme toutes les conclusions du GIEC se basent sur des travaux validés (ce n’est pas le GIEC qui les a validé), ça signifie nécessairement que les anti GIEC contestent implicitement tout ou partie de ces travaux, alors pourquoi ne s’en prennent-ils pas directement à ces travaux ? Pourquoi ne disent-ils pas que tel papier paru dans telle revue est erroné ? Et si le GIEC a oublié de prendre en compte quelque chose qui est validé, pourquoi ne le signalent-ils pas ? Et quand ils publient une thèse qui va à l’encontre des travaux du GIEC, ça devrait contredire une thèse qui a été validée auparavant non, mais laquelle ?
S’il arrive que les simulations des modèles ne sont pas conformes aux données, il y a recherche et prise en compte des éléments qui ont été négligés ou oubliés jusqu’à ce que ça colle ce qui me paraît être du bon sens (contrairement à ce qu’affirment les anti GIEC qui disent que c’est un ravalement de façade).
Et quand je parcours le rapport du GIEC je ne vois aucune accusation contre tel ou tel scientifique qui n’est pas d’accord ou le dénigrement de telle ou telle théorie qui ne va pas dans le « bon » sens.
Je sais pas avec certitude qui à raison, mais je sais qui utilise la bonne méthode et qui accuse l’autre de complot, de censure ou d’incompétence.
Ah oui j’oubliais : j’ai été d’abord « anti-réchauffiste » avant de me rendre compte que mes arguments d’alors (les vôtres d’aujourd’hui) ne tenaient pas la route.
Vous avez lu « rapidement », dîtes-vous le texte de Marcel Leroux et vous
avez, tout aussi rapidement, décelé « un paquet d’arguments fallacieux ».
Vous avez aussitôt corrigé les erreurs de ce pauvre climatologue,
taxé de "réducteur, de mépris pour les météorologues et le public,
d’incomplet, de malhonnête, de niais..." au gré des paragraphes. Bref, un sommet d’incompétence et de mauvaise foi à vos yeux ; Qui croyez-vous avoir ridiculisé ?
Mais qu’attendez-vous pour trouver les erreurs dans mon raisonnement ? Vous n’y arrivez pas ? Pourquoi êtes vous obligé de toujours citer les arguments des autres ? Vous n’avez pas d’idées propres ?
Si vous estimez avoir la compétence pour trancher toutes les questions
en débat, libre à vous de le croire et, bien entendu, de défendre vos
idées.
Je ne m’estime pas plus compétent qu’un autre, en revanche ma démarche est honnête : je fait l’effort d’analyser les arguments qui me sont présentés et j’appuie ma contradiction sur des arguments logiques et factuels.
J’observe simplement que les chercheurs qui confortent les thèses
développées par Leroux sont de plus en plus nombreux et que ça commence
à se savoir.
L’argument du nombre est le plus fallacieux qui soit et un des plus
vieux du monde : une erreur ne se transforme pas en vérité parce
qu’elle aurait été reprise un milliard de fois.
C’est plus sain pour la démocratie que" le consensus de tous les
scientifiques" que le GIEC était sensé représenter, décrétant la fin du
débat et le passage à l’action.
Une nouvelle contrevérité : - le GIEC ne décrète rien et il n’a pas le pouvoir d’agir - dans aucun des ses rapports vous ne trouverez une phrase du type : « il est certain que »
L’avenir tranchera.
Attendre que la catastrophe soit avérée pour agir ?
Conclusion : vous ne supportez d’autant moins la contradiction que vous êtes incapable de la réfuter.