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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
  • Modérateur depuis le 14/05/2010
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Derniers commentaires



  • eric 18 novembre 2015 19:59

    @Fergus

    Comme cela, vous saurez de quoi vous parlez...

    Le discours de Sarkozy sur ces questions :

    Nous avons assisté à un revirement inattendu, inédit et spectaculaire de la politique de sécurité de ce gouvernement, ainsi que de sa politique étrangère. Je le salue car c’est un début d’alignement sur ce que nous demandons depuis des mois.

    > A quelles propositions faites-vous référence ?

    Sur le plan intérieur, la déchéance de la nationalité pour un terroriste binational né en France n’est plus seulement « envisagée », mais désormais souhaitée par le gouvernement. Nous l’avions proposée sans succès en janvier. Il y a trois ans, je m’étais attiré les foudres en proposant la présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes : cette mesure figure aujourd’hui dans les annonces devant le Congrès. En matière de politique étrangère, François Hollande accepte désormais d’intégrer Vladimir Poutine dans une grande coalition, en reconnaissant enfin qu’il est impossible de gagner la guerre contre l’Etat islamique sans associer la Russie.

    > Dès lors qu’il vous a écouté, allez-vous adopter une attitude constructive ?

    Après ce revirement, l’attitude de l’opposition républicaine se doit d’être constructive. Mais une question se pose : pourquoi si tard ? Pourquoi cela n’a pas été fait avant ? Les attentats contre Charlie Hebdo, c’était il y a près d’un an. Or, tout ce que l’opposition a demandé à l’époque n’a pas été entendu. En outre, il reste des efforts à faire : la pénalisation de la consultation des sites djihadistes est par exemple nécessaire, ainsi que la mise en œuvre du PNR [fichier européen des données de passagers aériens], à laquelle la gauche s’oppose au Parlement européen, comme le Front national.

    > Approuvez-vous la révision de la Constitution voulue par François Hollande ?

    Sur le principe, je ne suis pas contre une réforme constitutionnelle, mais tout dépendra de ce qu’il y aura dedans. Nous regarderons son contenu avec pragmatisme. Si cela permet de renforcer la sécurité immédiate des Français, nous la soutiendrons. Si c’est seulement pour organiser un débat juridique, cela n’aurait pas de sens, car les Français réclament des décisions immédiates.

    > François Hollande vous-a-t-il piégé en reprenant une grande partie de vos propositions ?

    Quel piège ? Puisque, pour être adoptée, la révision de la Constitution doit recueillir la majorité des trois cinquièmes des deux chambres du Parlement réunies en Congrès, ce qui signifie que rien ne sera possible sans l’accord de l’opposition. Je souhaite d’ailleurs que le gouvernement reprenne nos propositions qu’il n’a pas encore retenues. Deux mesures notamment sont indispensables : l’assignation à résidence, avec port d’un bracelet électronique, des individus fichés « S » considérés comme à risque par les services de renseignement ; l’extension de la rétention de sûreté aux terroristes, à l’issue de leur peine de prison. Si ces deux mesures soulèvent des obstacles constitutionnels en l’état du droit actuel, la révision de la Constitution permettra précisément de les lever.

    > Appelez-vous les parlementaires de votre parti à valider la prorogation de l’état d’urgence à trois mois ?

    Oui. Ce serait incompréhensible qu’on le refuse. Mais il ne faut pas simplement se contenter du cadre juridique : il faut que les mesures d’exception que permet l’état d’urgence soient effectivement mises en œuvre : perquisitions chez les suspects, saisies d’armes, assignations à résidence. Il faut les paroles, les textes et surtout les actes.

    > Ces attentats auraient-ils pu être évités ? Vous avez évoqué « des failles » dans « notre dispositif de sécurité »…

    Si, avec un tel nombre de morts et de blessés, on considère qu’il n’y a pas eu de failles, à quel niveau de victimes faut-il fixer la barre pour employer le mot ? Est-ce que toutes les conséquences ont été tirées après les attentats du mois de janvier ? La réponse est non. Trop de temps a été perdu. La commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre les filières djihadistes a remis son rapport au mois de juin, a écrit au président de la République en septembre. Il contenait des propositions concrètes, mais ses auteurs n’ont obtenu aucune réponse de la part du gouvernement…
    Le gouvernement n’a pas non plus tiré toutes les conséquences de notre intervention militaire en Syrie sur le plan de la sécurité intérieure. C’est dès ce moment-là qu’il aurait fallu renforcer notre dispositif antiterroriste. Nous avons besoin de tirer les enseignements de ce qui s’est produit. Il faudra sans doute passer par la création d’une commission d’enquête parlementaire.

    > Regrettez-vous d’avoir supprimé une dizaine de milliers de postes dans les forces de sécurité avant 2012 ? François Hollande et Alain Juppé vous l’ont reproché…

    Quand j’étais ministre de l’intérieur, j’ai dû augmenter les effectifs de policiers et de gendarmes pour compenser la perte de l’équivalent de 8 000 postes en raison des 35 heures. Au final, entre 2002 et 2012, c’est-à-dire pendant toute la période où nous étions en responsabilité, il n’y a eu aucune baisse globale des effectifs de policiers et de gendarmes. Quant aux renforts que François Hollande annonce, ils n’arriveront concrètement que dans deux ans, en raison du temps de recrutement et de formation nécessaires. Or, nous n’avons pas le temps d’attendre. Je propose une solution immédiatement opérationnelle : faire appel à la réserve de la gendarmerie et de la police. Cela représentera immédiatement plusieurs milliers d’effectifs supplémentaires aguerris et formés.

    > Mais pourquoi n’avez-vous pas proposé cela après « Charlie Hebdo » ?

    J’ai proposé à ce moment-là de rétablir les heures supplémentaires dans la police, là encore pour avoir une réponse immédiatement visible sur le terrain. Le gouvernement n’en a pas tenu compte. Par ailleurs, les attentats auxquels nous sommes désormais confrontés sont des opérations qui mettent en première ligne les policiers du quotidien. Vendredi, ce sont des hommes de la BAC qui sont entrés en premier au Bataclan. Il faut revoir les conditions d’armement des forces de l’ordre pour en tenir compte. Dans chaque voiture de police, l’Etat doit désormais fournir un fusil d’assaut et un gilet pare-balles lourd.

    > Contrairement aux événements de janvier, vous ne respectez pas la période d’unité nationale. Le pays n’a-t-il pas besoin de se rassembler ?

    Vous croyez que l’on peut avoir le même raisonnement après Charlie et maintenant ? Il y a urgence à proposer et à agir. Je ne vois pas en quoi j’aurais manqué à la solidarité avec les victimes et au respect du peuple français en avançant des propositions. C’est le devoir de l’opposition républicaine, car le risque de nouveaux attentats est malheureusement très élevé. Je vais demander à un groupe de parlementaires de notre famille politique de constituer un observatoire pour suivre la mise en œuvre de toutes les annonces qui viennent d’être faites par le président de la République et d’en rendre compte régulièrement. Encore une fois, il faut être sûr qu’on passe des paroles aux actes. Trop de temps a été perdu.

    > Mais toute l’opposition ne partage pas votre avis. Alain Juppé appelle à un respect de cette unité nationale…

    Je pense que l’immense majorité de notre famille politique partage mon analyse. Alain Juppé, qui était contre la déchéance de nationalité quand je l’ai proposée, a le droit d’avoir ses idées.

    > Vous réjouissez-vous que la Russie soit davantage associée à la coalition avec les Occidentaux ?

    Oui. Il n’y a pas la place pour deux coalitions et pour deux objectifs. Il faut une seule coalition – englobant notamment les Américains, les Européens, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Iran et la Turquie – avec un seul objectif : la lutte contre l’Etat islamique.



  • eric 18 novembre 2015 19:54

    @Fergus

    Non, ce serait cohérent, les gauches voient dans le le penisme un danger équivalent à celui de l’hitlérisme, c’est la moindre des choses qu’elles se désistent pour éviter cela si elles sont sincères. Les droites de type LR, and co, y voient des électeurs de droite qui divergent sur certaines politiques économiques et sur l’Europe. Du reste, c’est effectivement un peu comme cela que les gauches allemandes ont laissé passer le nazisme....

     Au niveau régional, je suis pour le maintient des candidats de droite et pour le vote républicain pour le FN si il n’y en a plus et que les gauches risquent de gagner.

    On ne peut pas voter avec des gens qui approuve un président qui profite des cadavres encore chaud de nos concitoyens pour nous annoncer qu’il va se lâcher sur le budget en vue des élections....

    Je ne comprends pas que les effets de manche de quelques députés vous indignent, mais que cous restiez coi, devant une telle immondice. Parce que oui, la première réaction de Hollande, cela a bien été de dire, « le pacte de sécurité contre le pacte de stabilité ». Alors que vous aussi vous devez j’imagine comprendre que ce ne sont pas les 5000 postes dans 2 ans minimum, qui vont accroitre notre déficit à court terme.

    Vous ne trouvez pas cela répugnant ?



  • eric 18 novembre 2015 18:04

    @Fergus
    Une fois que l’on décidé de ne rien avoir en commun avec 90% de l’électorat au bas mot, il est bon d’avoir un Aventin pas trop loin.....

    Nous sommes au Ve siècle avant J.-C. Nous avons donc d’un côté la plèbe romaine - les petites gens dont les soldats - et de l’autre les patriciens - la noblesse, principalement - qui exploitent les premiers et détiennent tous les pouvoirs. Les plébéiens, très pauvres car très lourdement imposés, sont écrasés par les dettes (ils peuvent même être transformés en esclaves afin de les rembourser), ce qui donne lieu à des mouvements d’agitation et même des révoltes. Pourtant, lorsqu’il faut combattre les Volsques[1], les consuls proposent aux plébéiens, en échange de leur indispensable participation à la guerre, d’effacer leur dettes et d’affranchir ceux qui sont devenus esclaves pour dettes.

    Une fois une première victoire remportée, les promesses ne sont pas tenues. Les plébéiens se retranchent alors sur le lieu d’où la plupart sont originaires, l’Aventin, et refusent toute autre participation aux combats. Les consuls, conscients qu’ils ne peuvent pas se passer de ces gens (aussi bien sur le plan militaire que sur l’économique), envoient Ménénius Agrippa tenter de les convaincre.
    Ce dernier leur tient alors le discours suivant :
    «  Un jour, les membres du corps humain, voyant que l’estomac restait oisif, séparèrent leur cause de la sienne, et lui refusèrent leur office. Mais cette conspiration les fit bientôt tomber eux-mêmes en langueur ; ils comprirent alors que l’estomac distribuait à chacun d’eux la nourriture qu’il avait reçue, et rentrèrent en grâce avec lui. Ainsi le sénat et le peuple, qui sont comme un seul corps, périssent par la désunion, et vivent pleins de force par la concorde ».
    Le discours (accompagné de quelques négociations complémentaires) fait probablement mouche, puisque les plébéiens se rabibochent avec les patriciens et, en échange de leur participation active à la vie et la défense de la cité, ont non seulement leurs dettes effacées mais ils obtiennent également le droit de désigner des représentants pour participer aux décisions, les tribuns de la plèbe.

    Cette expression s’emploie aussi actuellement dans le cas d’une personne vexée de ne plus contrôler une situation et qui s’en désintéresse.

    Et pourtant il va vous falloir choisir entre les trois ou les laisser décider sans vous grâce à votre abstention.



  • eric 18 novembre 2015 17:28

    @leypanou Vous exagérez grandement, je suis persuadé que la gauche est incapable de faire pleuvoir...



  • eric 18 novembre 2015 17:26

    @bouffon(s) du roi
    Là vous devriez pouvoir m’aider, car en effet, j’ai lu et pas compris...

    "le Tibet état souverain (et sous tutelle anglaise ?) et bien évidement rejeté par le pouvoir mandchou.

    La même recette, avec quelques variantes, sera appliquée pour la création de l’état d’Israël."

    Si vous deviez reformuler, vous diriez que vous avez crut dire quoi ?

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