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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires





  • Éric Guéguen Éric Guéguen 22 septembre 2014 15:25

    ... et voici ma réponse, Mach’ :
     
    Il ne suffit pas que Monsieur X soit bien disposé à l’exercice de la phronesis. En effet, en se limitant à cela, il n’a aucune chance d’employer son talent sans en passer par la force. Il faut encore que l’ensemble du corps politique développe quotidiennement une conscience politique, et par là je n’entends pas la politique comme vous l’entendez vous (ou le stérile débat gauche/droite ou socialiste/libéral), mais bel et bien comme cet accommodement entre le tout et les parties dont je faisais état plus haut. Chacun devient ainsi parti à soi seul en se faisant micro-laboratoire de la manière d’accommoder l’un et le multiple, finalité commune.
     

    Non en sommes loin, je suis d’accord, mais ce n’est pas hors de portée. Internet est un formidable outil démocratique allant dans ce sens (voyez ce que nous sommes en train de faire... une centaine de commentaires sur Machiavel en une demi-journée !!), à condition bien sûr de dépasser l’esprit de chapelle et de redonner du sens aux choses. Et qui dit sens dit hiérarchie : écrire un article sur Machiavel - en laissant de côté la qualité de l’article - ne doit plus avoir le même poids que d’écrire un article sur les vertus du shampoing à l’eau de rose. Le premier parle nécessairement au citoyen par l’ouverture culturelle qu’il engendre, le second au simple confort du consommateur.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 22 septembre 2014 15:14

    @ Torvald :
     

    « ...une forme dégradée de machiavélisme ? »
     
    Concernant les gens que vous citez, assurément. Mais je vous garantis que la phisophie straussienne est autrement plus
    profonde, plus ambitieuse, plus difficile que le genre de propos théorisés par ces imbéciles.
     
    « la Reductio ad Hitlerum »
    une forme élaborée d’effet Godwin ?

     
    Voyez plutôt ceci comme ça : le fameux « point Godwin » est une récupération contemporaine de la formulation de Strauss par un type qui savait bien que la plupart des gens ne lui reprocheraient pas un emprunt à un auteur auquel ils ne s’intéresseraient jamais.


  • Éric Guéguen Éric Guéguen 22 septembre 2014 15:10

     smiley  smiley  smiley
    Ah, cette fichue Monique ! allez, deux qui la tiennent ! smiley



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 22 septembre 2014 15:07

    En relisant votre article, Mach’, je m’aperçois que je suis en désaccord majeur avec ce que vous dites sur deux points importants :
     
    1. Sur le fait que Kant irait à l’encontre de Machiavel en insistant plus le devoir être que sur l’être : Kant, comme Spinoza, était opposé à toute téléologie, c’est-à-dire à tout projet de faire advenir en acte une nature latente. Kant me semble donc davantage à ranger dans le camp Moderne, à l’instar de Machiavel, que du côté d’une philosophie « finaliste ». Que Kant ait en plus théorisé les droits universels, ça fait partie des curiosités de ce personnage, de ses inconséquences, et de ce manque de rigueur (allez, lâchons le mot !) qui me font préférer des Machiavel, des Rousseau ou des Hegel à des Hobbes, des Locke ou des Kant.
     
    2. Sur le fait que Machiavel aurait fait perdre son autonomie à la morale : je dirais plutôt que Machiavel rompt l’ordre ancien. Jadis, éthique et politique étaient articulées indissociablement l’une à l’autre, l’éthique en tant qu’effort demandé à chaque partie de s’accorder au tout, et en regard la politique en tant que discipline régulant les éthiques particulières, la morale générale et l’action du tout sur les parties (droits et devoirs). Avec Machiavel (en gros), on passe de cela à une dissociation entre les deux, puis à une instrumentalisation de la morale par la sphère politique.

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