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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 4 septembre 2014 14:16

    Juste une remarque : en définitive, en admettant ce que vous nommez très justement une « préprogrammation pour être empathique et social », autrement dit une disposition innée (une hexis chez les Grecs), et en approuvant ce que j’ai moi-même appelé tripartition, vous me semblez bel et bien admettre l’existence de déterminismes. Je crois, pour ma part, que l’on a tort de rejeter systématiquement la notion de déterminismes au rayon croyances folles et inappropriées. Ce qui n’empêche pas de penser le libre arbitre, fort heureusement.
     
    Pour ce qui est des études aristotéliciennes en logique et en physique, elles étaient nécessairement vouées à être dépassés : sciences dures obliques ! Il faut toutefois se souvenir qu’Aristote aura été l’initiateur de ces disciplines. En revanche, pour ce qui est de la métaphysique, de l’éthique, et même de la rhétorique, c’est une tout autre histoire. À mes yeux, Aristote y demeure intemporel. Ce n’est que mon humble point de vue.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 4 septembre 2014 12:30

    Je viens d’approuver votre article, Philippe.
    Je cherchais le moment où vous mentionneriez le nom de Christopher Lasch et j’ai fini par le trouver. Dans le cas contraire, je me serais permis de vous en conseiller la lecture, salutaire comme vous devez le savoir.
    Nous parlerons peut-être une autre fois ensemble du cas Bourdieu...



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 4 septembre 2014 12:14

    Ok, jé tâcherais de jeter un œil à vos articles, mais comme vous le dites, le temps manque crucialement !! smiley
     
    Je ne pense pas qu’Aristote soit dépassé, ni qu"il puisse l’être. Il nous a légué des cadres de pensée, nous permettant de considérer l’espèce dans sa pluralité et dans sa réalité, hors des mythes d’une nature malade et méchante, comme de ceux - tout aussi délétères, cher Philippe - d’une bonté originellement infuse.
    Au rebours de tels schémas uniformisant, Aristote prend en charge la diversité des êtres au sein de l’espèce, ce dans la tripartition de leur constitution : l’inné, l’acquis, ET la pratique. Cette dernière permettant l’affirmation, en quelque sorte, de l’équilibre entre les deux premiers.
     
    Bonne journée à vous également.
    Éric



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 4 septembre 2014 09:59

    Bonjour Philippe.
     
    Une fois de plus, je ne peux qu’approuver ce que vous dites, et qui ne contrevient pas à ce que j’ai dit mais, comme vous l’affirmez, le complète ou le prolonge.
    C’est tellement vrai que toute la philosophie platonicienne - philosophie politique incluse - est en définitive une étude de l’âme, c’est-à-dire de la psukhê, d’où le fait que certains en aient déduit que la philosophie classique était en fait une « psychologie ». Mais pas cependant une psychologie au sens moderne du terme, littéralement comme je le disais plus haut une « étude de l’âme »... ce qui pose problème à une époque où la majeure partie des gens ne croient plus en ce principe moteur.
     
    Bref. J’affirme néanmoins que la philosophie politique prend en compte ET le débat sur le meilleur régime, ET celui sur la vie bonne. L’une et l’autre s’articulent, et pour le comprendre, il faut basculer chez Aristote, dont l’étude des vertus est en somme moins figée, moins rigide que celle de son maître. Et que dit Aristote ? Qu’il y a une spécificité humaine qui est l’animalité politique, et que, subsumée à cela, la nature humaine est éminemment diverse et variée, que les caractères sont pluriels, à la fois en germe et à construire, en puissance et ne se réalisant qu’au sein d’une communauté politique. À mes yeux, le problème du caractère des êtres, de leur nature propre, de leur façon de réagir face au réel, de leur propension à l’amitié, à la justice, au courage, à la sagacité, à la tempérance, etc., tout ceci découle en dernier ressort de la manière dont ils articulent vie éthique ET vie politique, à la manière dont ils pensent la réalisation de soi ET la pérennité de la communauté.
     
    En disant ceci, je ne m’oppose pas à ce que vous dites, je le confirme d’une certaine façon, mais en vous montrant qu’en mettant l’accent sur la réforme des institutions, on ne néglige pas forcément les idiosyncrasies. Les unes prennent appui sur les autres, et réciproquement. Et je dis cela en ayant la conviction - très « politiquement incorrecte » - que les êtres ne sont pas interchangeables, tous capables de tout. Le régime le plus cohérent (plus que le meilleur) sera celui capable de se donner les moyens de trouver un compromis entre l’exigence de probité et celle de compétence, puis de porter au pouvoir celles et ceux en lesquels s’incarne le mieux un tel compromis.
     
    À vous lire,
    EG



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 3 septembre 2014 19:09

    Donc les USA sont le grand méchant loup ?
    Et les USA, ne sont-ce pas un État sous régime représentatif ? Peut-être même le plus vérolé, le plus marchand de tous...

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