• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
----------------------------------
 
« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 23 1335 1684
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 13 13 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 août 2014 18:11

    L’après-révolution fait peur aux révolutionnaires. Dans la crainte de devenir réac’, ne prônent-ils pas la révolution permanente ?



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 août 2014 16:37

    Cher philoulie,
     
    Il est très difficile, sur un tel site, de développer les choses telles qu’elles le méritent.
    J’ai écrit un livre de philosophie politique durant ces trois dernières années. Je l’ai terminé il y a quelques mois et un passage porte précisément sur le sujet de l’Éducation nationale. J’explicite en long, en large et en travers ce fameux « paradoxe. » Voulez-vous que je vous fasse suivre l’extrait (une quinzaine de pages environ) par mail au format PDF (ou l’ouvrage entier, même) ?
    Si oui, veuillez svp m’écrire ici : [email protected]
     
    Merci pour cet échange,
    EG



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 août 2014 09:54

    Bonjour à vous.
     
    Je préfère nettement ce genre d’entrée en matière.
    Vous dites en conclusion que « le rôle de la justice n’est pas de supprimer l’inégalité mais de faire en sorte que l’inégalité ne soit pas une source d’injustice », et je suis assez d’accord avec vous.

    J’ajouterais, pour parler religion, que nous devons beaucoup au christianisme cette obsessions égalitaire mais, bien évidemment, les chantres modernes de l’égalité refusent cette parenté et un tel héritage qu’ils trouvent odieux. Mais le christianisme est plus conséquent : devant l’infiniment grand, tous les infiniment petits sont égaux. La modernité prétend avoir tué Dieu et s’étonne ensuite que les différences entre les êtres lui sautent aux yeux...
     
    Le problème de l’égalité - car il y en a un - c’est de prétendre que c’est une quête sans fin. Il y a un extrémisme de l’égalité comme il y a un extrémisme de la liberté. Ce n’est pas le cas de la justice. La justice est la recherche d’un équilibre et, par définition, un équilibre a vocation à s’éloigner de tout extrémisme. Mais un équilibre est difficile à trouver et certains prétendent que ce n’est pas à la portée de l’homme peccable.
     
    Pour finir, et de vous à moi, je m’emploie depuis quelques années à tenter de comprendre ce qui, fondamentalement, ne va pas dans nos sociétés actuelles. Je le fais le plus objectivement possible, et j’ai fini par avoir la certitude du problème de l’égalité. Non qu’elle pose problème en soi, mais elle est sujette à l’ubiquité : on la voit et on la désire partout. En outre, ce n’est pas nécessairement d’un point de vue humaniste, je pense que ce qui plaît avant tout dans l’égalité, c’est de se dire que quoi qu’il arrive après son couronnement, par définition, on ne fera pas parti des « baisés ».
    Je suis donc convaincu, comme j’ai essayé de le montrer dans mon exemple sur l’Éducation nationale, que l’égalitarisme engendre paradoxalement des inégalités : en désarmant les enfants, ce sont les moins nantis à la base qui subiront le plus par la suite. Maintenant, je me trompe peut-être, et c’est à souhaiter, car si j’ai raison, si c’est bien l’obsession égalitaire qui engendre les inégalités, nous sommes vraiment dans la m... : imaginez, comment expliquer ça aux gens ???
     
    PS : Il est de mode en ce moment de parler de « justice sociââââle ». Je pense que la justice sociale est un produit frelaté, un sophisme contemporain : c’est une autre manière de dire « égalité ». La justice, c’est la justice. Point barre.
     
    Bon week-end,
    EG



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 1er août 2014 10:12

    PS : je te laisse le mot de la fin, je n’interviendrai plus que si une tierce personne entre dans la discussion.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 1er août 2014 10:09

    Écoute, fais-toi une raison, nous n’avons pas la même représentation des choses, c’est tout. Je l’admets sans te traiter de tous les noms d’oiseau, alors permets-moi à ton tour d’avoir un point de vue différent.
     
    Je ne vais pas te dire que tu penses « mal » (contrairement à toi), puisque tu penses dans le sens du vent et tu as l’actuel empire des droits de ton côté, mais le fait que tu bottes en touche vis-à-vis de mon troisième argument ne t’honore pas. Difficile en effet d’être humaniste ET cohérent. La posture n’est pas loin.
     
    Moi je mise sur les devoirs préalables, générateur de droits, toi c’est l’inverse.
    Exemple (parce que je t’en ai fourni une foultitude mais tu les récuses à chaque fois sans plus de discussion que « c’est comme ça et pas autrement ») : le droit à l’information n’oblige nullement à se tenir informé, il oblige simplement, de manière unilatérale, les autorités à nous informer. Le devoir d’être informé, lui, non seulement oblige nos institutions à se mobiliser à cet effet, mais oblige également le moindre péquin à faire l’effort de l’exercice raisonné. Ainsi le devoir inclut-il le droit, non l’inverse...
     
    Et je finirais rapidement sur deux thèmes qui me tiennent à cœur : l’Éducation nationale et la réforme de nos institutions politiques.
     
    1. Si l’Éducation nationale ne produit plus que du crétin, c’est en grande partie par la non prise en compte de la diversité des élèves. Il y a du déterminisme naturel et du déterminisme social, qu’on le veuille ou non. Le déterminisme naturel est à assumer et à prendre en compte ; certains élèves, quel que soit le milieu familial, comprendront plus rapidement certaines choses, seront mieux disposés, qui au calcul, qui à la syntaxe, et ce n’est pas un crime. Quant au déterminisme social, le prendre en compte, c’est se battre pour que Dylan, qui n’a pas la chance d’avoir des parents instruits, puisse trouver à l’école les connaissances dont dispose Charles-Édouard dans l’immense bibliothèque de son père. Au lieu de cela, qu’a fait l’école nivelante ? Elle a décrété le savoir le plus exigeant illégitime car discriminatoire !!!
    ... Ou comment le culte du nivellement et de l’homogénéité a finalement accru les inégalités sociales.
    Bravo.
     
    2. Au sujet maintenant de nos institutions politiques, je constate que tu estimes qu’elles doivent être amendées. Tant mieux, c’est ce à quoi je réfléchis en permanence.
    Le système représentatif ET oligarchique actuel l’est devenu parce qu’il n’est pas politique. Faire de la politique, c’est faire comme les Grecs, laisser ses affaires personnelles de côté, se rendre sur la Pnyx et prendre la parole pour changer les choses. En gros, c’est accepter de mettre les mains dans le cambouis. Si ce n’est pas le cas à notre époque, c’est parce que chacun a trouvé son compte dans la représentation : les représentants, payés à vie à parader, et le bon peuple, préservé de la tyrannie par son petit bulletin inconsistant et, surtout, rendu libre de se désintéresser de la politique et de vaquer à ses petites occupations privées. Il est loin le temps des Grecs !!
     
    Mais si les Grecs, pauvres ou riches, pouvaient se consacrer à la politique, c’est parce qu’ils avaient des esclaves, tous autant qu’ils étaient. Je ne suis pas en train de dire qu’il faut revenir à cela, cesse d’éructer, je dis qu’il y a une logique là-dedans. La même que celle qui prévalait dans le vote censitaire : le temps à accorder à la chose politique en est la première richesse.
    Et ça, c’est le souci majeur à résoudre aujourd’hui en vue de rendre la démocratie vraiment opérante, donc fondée en raison et sans l’intermédiaire d’hypocrites représentants. Or, personne, per-sonne n’y songe (nous ne sommes pas nombreux, en tout cas, sur Agoravox à se colleter à cette difficulté fondamentale).
     
    Voilà, je m’arrête là, j’ai fait le tour du site et j’en ai marre de devoir justifier mes raisonnements devant des gens comme toi, inconsistants, haineux à l’égard de ce qui déroge au progrès de commande, et poussifs dans la discussion.
     
    EG

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv