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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 1er août 2014 09:38

    Bon, à te lire, j’ai compris la manœuvre : tu es insomniaque, tu t’ennuies profondément et tu cherches à tout pris à te faire des amis, quitte à te ridiculiser.
     
    Relis bien le fichier que tu as tenté de joindre à ton dernier commentaire, celui sur le droit de vote et l’éligibilité en prison. Relis-le BIEN, à tête reposée, défait de ton hystérie humanitaire.
     
    Extraits :
     
    « La privation des droits civiques signifie non seulement l’interdiction de voter mais également celle d’être éligible à toutes sortes de fonctions représentatives (élections prud’homales, élections de parents d’élèves, par exemple).
    Ces interdictions, liées à la perte des droits civiques, s’opposent à l’objectif fondamental de réintégration, et par là même à la recomposition nécessaire du tissu social qui fonde toute société. »
    (en page 3)
    => Je te laisse deviner ce qui s’ensuit : une politique de tolérance et de recouvrement progressif des droits civiques d’un maximum de prisonniers.
     
    Plus bas, et là c’est bien plus manifeste :
     
    Titre (en page 11) : L’exercice du droit de vote pour les personnes incarcérées qui n’ont pas été privées de leurs droits civiques.
    « L’idée selon laquelle une personne privée de liberté ne peut pas voter est ancrée dans les mentalités, y compris, parfois, parmi les personnes incarcérées elles-mêmes. »
    => Je pense en effet que la plupart des Français pensent qu’une personne en prison, quelle qu’elle soit, est privée de son droit de vote. Eh bien non, il n’en est rien. Les personnes auxquelles ont été retirés les droits civiques (dont le droit de vote) sont, à la louche, la poignée des pires criminels de ce pays.
     
    Et je ne parle pas du fait que tout criminel recouvre un jour ou l’autre ce droit de vote. Ce que je découvre - et c’est aussi dans ce passionnant document - c’est que la plupart des prisonniers sont aussi é-li-gibles !!!
     
    Donc par pitié, ne la ramène pas trop sur ce sujet avec des phrases péremptoires du type « encore un argument qui tombe à l’eau... »



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 1er août 2014 00:23

    @ Epicure :
     
    Bon, on va en rester là que car tu (je m’y mets, nous sommes au bistrot après tout) me parles comme à un goret. Tu n’as ni le style, ni les manières, ni la cohérence dans le propos. Tu es méprisant et scolaire.
     
    Pour faire vite, et dans l’ordre de tes sorties :
     
    1. Sur l’objectivité de la justice, je vais te donner une image sur laquelle je ne reviendrai pas. Tu l’acceptes, tu la vomis, c’est ton problème. C’est du moins ma façon de voir les choses. Alors vois ceci : imagine un tamis dont tous les trous sont de la même taille. À chaque trou se présentent successivement de petits cailloux. Certains passeront, d’autres non.
    Exemple : la loi stipule que pour que nous soit délivré un permis de conduire, il ne faut pas être aveugle ou mal voyant. Ainsi discrimine-t-elle sur ce sujet. Il n’est ni question de droit, ni d’égalité, mais de logique : d’une part, en termes de finalité, l’individu aveugle ou mal voyant n’aurait pas les moyens d’assumer la conduite autonome, mais d’autre part, en termes d’harmonie sociale, il porterait atteinte à la communauté par des comportements dangereux au volant. Cet exemple tombe sous le sens, non ? Eh bien il devrait en être de même de sujets plus anodins. Lorsque la justice discrimine, elle doit le faire en toute objectivité, c’est-à-dire en termes de finalité et d’harmonie sociale, non en accablant arbitrairement tel ou tel type de personnes.
     
    2. Sur le « nivellement » et le fait de donner à chacun la même chose, qui serait loin de tes propos. Qu’est donc le suffrage universel si ce n’est le nivellement du pouvoir politique ? Le vote de l’analphabète a ainsi le même poids que celui de l’instruit, celui du repris de justice équivaut celui du dévoué à ses semblables, et celui du passionné est ramené à celui du type qui s’en fout éperdument. Vrai ou faux ? Eh bien une telle vision des choses - en vigueur sous nos latitudes - ne triomphe que par l’individualisme qui l’induit : c’est en tant qu’ayants droit atomisés au sein d’une société civile libérale que chacun obtient ce droit de vote, non en tant que membre responsable d’une communauté politique organisée. Par conséquent, tu peux parfaitement parler de contentement général pour en faire la promotion, à aucun moment en revanche tu ne peux parler de « bien commun ». Le bien commun n’est pas la somme sèche des contentements particuliers. Encore une fois, c’est plus subtile et pas à la portée de sociétés qui, par peur de la tyrannie se sont réfugiées dans la médiocrité sans s’enquérir d’une troisième voie.
     
    3.Sur cette phrase mythique de ta part : « ceux qui peuvent contribuer le plus doivent contribuer le plus. »
    En ce qui me concerne, et en tant que faisant primer la communauté sur l’individu, j’assume cette phrase jusqu’au bout, ce qui ne sera pas ton cas, j’en fais le pari. Je te prends au mot : cela veut dire que celui qui a plus d’argent doit verser plus dans le pot commun. Nous sommes d’accord ? Bien. Mais le revers de la médaille, c’est qu’au niveau politique, celui qui peut le plus s’impliquer - parce qu’il en a le temps et qu’il dispose de plus d’expérience en la matière ou de plus de connaissances afférentes - doit, LUI AUSSI, donner davantage (même si, je l’accorde, ceci est plus difficilement quantifiable qu’un simple compte en banque). Soit la remise en question de l’égalité marchande en terme de vote (l’égalité arithmétique, se traduisant d’ailleurs par l’élection d’un VRP, tantôt d’une crèmerie (PS), tantôt de l’autre (UMP)). Là aussi il conviendrait d’avoir recours à l’égalité de type proportionnel !!! Montre-toi co-hé-rent, que diable, tu es majeur ! (Non ?)  smiley
     
    Conclusion (parce que j’ai sommeil et je ne voudrais pas que la fatigue m’amène à écrire comme tu le fais) : avant d’accuser les gens qui te débectent de ne rien comprendre à rien, commence par veiller à la logique de tes raisonnements et ne t’en remets pas aveuglément aux dogmes doucereux de notre époque béate.
     
    Porte-toi bien et soigne ta plume.
    Éric



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 31 juillet 2014 16:39

    Parce que, bien sûr, vous avez pris la peine de lire tout ce que j’ai pu dire, et pas uniquement mon dernier commentaire de trois lignes, n’est-ce pas ?



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 31 juillet 2014 12:17

    Ah, j’oubliais un détail, cher ami : je me suis déjà rendu aux Émirats Arabes Unis, et j’ai pu constater de mes yeux ce qu’était le VRAI racisme, le VRAI sexisme, l’absence de liberté, d’égalité, de dignité et de justice. Et il est certain que les esclaves pakistanais de là-bas, nos petites revendications égalitaires mesquines, ça doit bien les faire marrer.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 31 juillet 2014 11:00

    Me revoilà. Voyez au passage que je me suis employé à vous donner un exemple tout ce qu’il y a de plus concret, ne m’en tenant pas à vous dire « justice, justiiiiiice !! » comme d’autres crient « égalité, égalitééééé !! ».
     
    Et pour vous contenter, je vais d’une part vous donner un deuxième exemple bien concret d’égalité incongrue, d’autre part vous livrer la conclusion que j’en tire, d’après des principes classiques de philosophie politique (car j’ai beaucoup aimé le moment où vous avez fait votre petit pédant à ce sujet)...
     
    Alors voilà :
    Postulons l’égalité homme-femme. Plaçons-nous dans un cadre sportif. Sur une même ligne de départ, demandons à des hommes et des femmes de parcourir 2000 mètres le plus rapidement possible. Ils ont tous le même matériel à leur disposition et ont tous eu le même entraîneur et le même temps d’entraînement, c’est important de le signaler. Croyez-vous qu’une femme montera sur le podium ? Permettez-moi d’en douter. Pourtant on les a mis dans les mêmes conditions au départ, et l’on n’a fait entre eux aucune distinction sexiste, n’est-ce pas ? Alors quoi !! L’on fait des offrandes au Dieu Égalité et il nous boude ostensiblement, nous répondant par le mépris de la gent féminine ? Crotte alors !!
    Comment remédier à cela ? En fixant des catégories, c’est-à-dire en refusant de se voiler la face et en assumant le fait qu’une femme moyenne est physiquement moins avantagée qu’un homme moyen. C’est ainsi, nous n’y pouvons pas grand-chose. Mais ceci n’empêche nullement de reconnaître le mérite des uns et des autres et de faire, dans un même sport et sur l’ensemble de leur carrière, d’une femme un athlète plus mythique qu’un homme. Seulement là encore, la justice, consistant à rendre à chacun son dû, aura dû relever quelque peu son bandeau, l’espace d’une seconde, et, parce qu’elle voulait pouvoir reconnaître tous les talents en lice, elle aura dû constater et prendre en compte la diversité entre hommes et femmes (je n’ose pas dire l’« inégalité », vous frapperiez votre écran de colère...).
    Une fois de plus, traiter les gens de la même façon n’implique nullement, voyez-vous, de considérer tous les êtres comme interchangeables. Et ici encore, l’égalité est incongrue. Ce que nous a offert la justice, c’est l’équité, bien plus subtile.
     
    Où veux-je en venir ?...
    Au fait que vous négligez totalement une distinction très nette (et historique) à opérer dans notre appréhension de la justice. Il y a une justice commutative et une justice distributive. La première engendre une égalité stricte, de type arithmétique (1 = 1), la seconde une égalité de rapport, ou géométrique, ou bien encore proportionnelle (3/5 = 6/10). La première intervient typiquement dans le commerce (un prêté pour un rendu), donc dans les relations entre particuliers. La seconde intervient dans les rapports que chacun entretien avec le « commun », le collectif (politique à tenir, records sportifs, assiette fiscale, etc.). Or, cette partie de la justice est trop souvent négligée. Nous n’y avons recours que vis-à-vis des plus faibles, donc de tels ou tels individus, jamais du point de vue de la communauté. Ainsi ponctionner les plus riches n’est jamais entendu comme une pratique de bien commun, mais comme le moyen d’offrir un avantage particulier.
    Voilà ce que je déplore que nous masque l’égalité ubiquiste, voilà le type de justice dont je parle, et voilà- excusez-moi - le genre de rigueur que notre époque s’interdit, tout à ses rêves d’une humanité confraternelle et homogène.
     
    À vous lire, Maître...
    EG

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