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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 30 juillet 2014 00:32

    Relisez-moi :
    "La Hollande, l’Angleterre, la France, l’Italie, à chaque fois que des velléités anti-monarchistes pointent quelque part en Europe, les autres couronnes font corps par principe pour endiguer tout risque de contagion."
    Dans cet élan, je ne me suis pas limité à la Révolution française, j’ai englobé, entre autres, les premiers sursauts républicains modernes intervenus en Hollande, au XVIIe siècle. Ceci explique cela.
     
    Pour le reste :
    Ce que j’essaie de vous faire comprendre, c’est que vous donnez l’impression de quelqu’un qui idolâtre une époque tout en sachant qu’elle comporte son lot d’impuretés. Vous vous employez alors à montrer que ces impuretés ne sont qu’accidentelles, j’essaie quant à moi de vous porter la contradiction en vous montrant qu’elles lui sont au contraire consubstantielles. Ceci pose problème lorsqu’on a vocation à toujours discerner des héros et des salauds. Mais libre à vous, en effet, de faire stopper la Révolution où bon vous semble (c’est-à-dire en gros au point au-delà duquel il vous semble trop fastidieux de procéder au nettoyage desdites impuretés).



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 29 juillet 2014 23:55

    1. Exactement. La « Révolution » balaie les années de 1789 à 1815.
     
    2. Je parlais de la Hollande au XVIIe siècle. Les royaumes italiens, quant à eux, allaient au plus offrant. L’Espagne a quitté la coalition sous l’impulsion de Godoy, tout simplement parce qu’elle a perdu face à la France conquérante, la France armée du Directoire. Idem pour la Prusse, comme vous le dites.
    La France n’a pu fédérer autour d’elle et de ses nouveaux principes qu’à partir du moment où elle a pu donner des gages de sa puissance, et des gens comme Augereau, Bonaparte, Marceau, Hoche, Kléber, Masséna, Moreau ou encore Jourdan y sont pour davantage que des Fouché, des Robespierre, des Danton ou des Barras.
    La Révolution devait nécessairement tourner à l’effusion de sang, à l’intérieur comme à l’extérieur.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 29 juillet 2014 21:11

    @ R&S77 :
     
    En tout cas il faudra attendre la Paix d’Amiens, en 1802, pour que s’amorce une tentative de trêve entre la France et l’Angleterre. Comme quoi la guerre n’a pas attendu Bonaparte pour sévir. Et si ce dernier était la cible préférée des « quolibets » outre-Manche, ce n’était pas parce qu’il était petit, général ou corse, mais parce qu’il incarnait la Révolution française, vous ne pouvez le nier. Seulement vous semblez faire partie des gens qui, pétris d’idéaux, se complaisent à trier dans l’histoire entre ce qui sied à leurs attentes et ce qui y contrevient malencontreusement. Vous ne pouvez pas dissocier Napoléon de la Révolution ; ou vous assumez tout en bloc (quitte à en déplorer certains épisodes), ou vous récusez l’ensemble.
     
    Quant à Robespierre, les extraits - certes intéressants - que vous mentionnez font clairement état du besoin de conflit armé afin d’asseoir les nouveaux principes. C’est une évidence qui, elle aussi, doit être assumée jusqu’au bout lorsque l’on est attaché aux visées universalistes de la période. La Hollande, l’Angleterre, la France, l’Italie, à chaque fois que des velléités anti-monarchistes pointent quelque part en Europe, les autres couronnes font corps par principe pour endiguer tout risque de contagion.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 29 juillet 2014 16:34

    Écoutons Robespierre :
     
    « Plût au ciel que ces vérités salutaires, au lieu d’êtres renfermées dans cette étroite enceinte, pussent retentir en même temps à l’oreille de tous les peuples ! (...) Tous les peuples ne formeraient plus qu’un peuple de frères, et vous auriez autant d’amis qu’il existe d’hommes sur la terre ».
     

    Et plus loin, ceci :
     

    « Dût l’Europe entière se déclarer contre vous, vous êtes plus forts que l’Europe. La République française est invincible comme la raison ; elle est immortelle comme la vérité. Quand la liberté a fait une conquête telle que la France, nulle puissance humaine ne peut l’en chasser. »
     
    ------------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Ça c’est le lyrisme révolutionnaire, rien de concret là-dedans. C’est du même tonneau que le fameux « Soldats, du haut de ces pyramides... »
    Les peuples d’Europe, eux, n’ont pas voulu de l’universalisme français, et sans avoir à écouter la leçon des Rois. Le peuple espagnol était cul et chemise avec la prêtraille, le peuple russe approuvait l’incendie de Moscou pour préserver la féodalité ancestrale, le peuple italien n’existait même pas et les peuples allemands - Sturm und Drang !! - sont allés jusqu’à se forger une identité outrancière dans la défiance, non pas seulement des soldats de l’Empire, mais de tout élément culturel venu d’outre-Rhin. Quant au peuple anglais, il était l’âme de la haine marchande envers les nouveaux principes français.
     
    Et lorsque les Espagnols, cocufiés par le Roi le plus sot de l’histoire (Ferdinand VII) en viendront à plébisciter les cortes, lorsque les Polonais chanteront Napoléon (présent dans leur hymne actuel), lorsque les Allemands demanderont la libéralisation des Länders, et lorsque les Russes, derniers nés, deviendront « occidentalistes », tous le devront à un contact prolongé avec l’ennemi français, des soldats de la Grande Armée, portant les ferments d’un nouveau code civil dans leurs sabretaches.
     
    Les principes que vous voulez universels le sont devenus par la force des peuples en armes, pas par le lyrisme d’un parchemin prononcé dans une assemblée de poudrés.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 29 juillet 2014 14:49

    Le fait est que j’ai déjà suffisamment à faire avec ceux dont je suis aux antipodes - et qui en plus, trop souvent, ne me répondent pas et se contentent de « moinsser » - pour aller ergoter sur des virgules ailleurs.

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