Pour le mot « sacré », je ne faisais que reprendre la tournure de la constitution. Mais c’est vraie que cette tournure est bizarre. Personnellement, j’utiliserais plutôt le mot « nécessaire ».
La plupart des propriétés sont nécessaires, quelques unes ne le sont pas.
Et j’en conclus : la norme doit être le respect des propriétés ; Toute mise en cause, une exception.
Ne vous faites pas plus exigeant avec autrui que vous n’êtes avec vous-même...
Qui donc démontre la totalité des axiomes aux prémisses de sa réflexion ? Croyez-vous que vous-même vous le faites ? Non, point. Vous partez d’un postulat marxiste, auquel vous vous fiez totalement...
Quand vous dites : Seule la communauté des hommes, dans l’ espace et le temps, est amène de
décider ce qui est juste et bien pour le développement de cette
communauté. Le démontrez-vous ?
Je vous disais : Qu’y-a-t-il d’outrancier là-dedans ?
Vous me répondez : Tout ! Comme vous disiez, absence de nuance et le
manichéisme d’ une personne qui veut défendre le droit de massacrer pour
voler la propriété des peuples.
Mais où ai-je défendu le droit de massacrer pour voler la propriété des peuples ?
N’est-ce pas outrancier ?
Moi, je n’ai fait que défendre le droit à la propriété de chacun, en général, tout en envisageant quelques exceptions pour régler les injustices...
Au contraire, c’est vous qui souhaitez abolir la propriété en général (et donc défendez le droit de voler la propriété des peuples)...
Ensuite, vous me faites une belle collection de cas particuliers, ce qui montre que vous êtes toujours dans cette confusion entre le nécessaire et le contingent, entre l’essentiel et l’accidentel.
Vous m’affirmez, sans rire, que l’esquimau : offre sa femme au visiteur.
Mais l’esquimau fait ce qu’il veut, vous répondré-je. D’ailleurs, je doute fort que vous connaissiez un seul esquimau. A mon avis, c’est une grosse connerie que vous reprenez sans même avoir vérifié... Moi aussi je peux vous dire, les martiens font ceci. Qui ira vérifier ?
Comme si les états communistes n’avaient jamais produit d’injustice ni de guerre...
On peut en effet distinguer plusieurs choses au niveau des Biens concernés par la propriété.
D’une part, il est possible d’estimer que certaines catégories de Biens ne peuvent relever d’une propriété (l’eau, le génome, la vie d’autrui,...etc). En particulier toute chose peu abondante, et donc fort productrice en rivalités de toute sorte, se doit d’être régulée politiquement. Cependant, il est présomptueux d’estimer que ces distinctions seront valables de toute éternité.
D’autre part, on peut encore estimer, au-delà de ces catégories à priori, qu’il y a un maximum en quantité de Biens possédables. Par exemple, au XIIIème siècle, le nombre d’établissements possibles pour un artisan était limité à deux.
Mais on peut encore tirer ces distinctions des contingences de l’existant, avec l’idée d’en réguler les excès.
Vous prenez les excès manifestes (les multinationales) et vous vous faites une religion de combattre en bloc et à priori la propriété des Biens que vous classez productifs.
Mais, il faut aussi considérer le reste de l’existant, comme l’artisanat et les PME, où la propriété des biens de production reste tout à fait acceptable, normal et fondé.
L’ouvrier n’a-t-il pas le droit d’avoir la propriété de ses biens de productions selon vous ? Pour un tailleur de pierre, lequel n’a que son burin en sa possession, doit-on faire de son burin une copropriété ? Doit-on traiter ce tailleur de pierre artisanal à l’image d’une multinationale ?
La régulation de la propriété n’est pas un problème de loi universelle, elle est une question de pratique politique, laquelle vise à rendre l’existant acceptable pour tous.
Je ne crois pas qu’il s’agisse là d’un problème de QI, mais d’idéologie.
Vous êtes essentialiste et recherchez la recette universelle, la formule magique, pour que tout soit pour l’éternité dans le meilleur des mondes, indépendamment des inévitables contingences de l’existence. Vous cherchez à distinguer à priori des catégories universelles, puis imaginez de légiférer selon.
Je ne méconnais pas l’essentiel, mais je sais aussi considérer l’existant. Je connais la norme, en tant que loi nécessaire liée à l’essence des choses, autant que l’exception, en tant que loi contingente liée à l’existence des choses.
Remarquez, votre position est confortable : point n’est besoin d’ouvrir les yeux. Mais ce n’est que fuite en avant dans l’abstraction.
Prendre l’exception pour juger de la norme, c’est un bon gros sophisme. C’est confondre entre ces deux modalités philosophiques : le contingent et le nécessaire, l’accidentel et l’essentiel, le particulier et le général, ...etc
Donc je ne crois pas que vous ayez un QI moins élevé que le mien, je crois juste que vous avez laissé votre intellect en friche.
Mais c’est normal : poser une vérité abstraite et idéale en amont de toute réflexion, rabaisse l’intellect à forcer ses perceptions pour y faire coller l’existant : finalement, on n’utilise plus les idées pour comprendre le réel, mais on utilise le réel pour justifier ses idées, donc il devient inutile de former l’intellect.
Il ne faudrait pas croire non plus que la propriété n’existait pas avant la révolution. Les artisans des corporations étaient en général propriétaires de leur outil de travail.
Seul le secteur d’activité faisait l’objet d’une copropriété, c’est-à-dire que la communauté locale des artisans d’un lieu (leur université) avait un privilège dans l’accès au marché de leur activité.
L’outrance n’est pas de mon fait : l’outrance vient de l’absence de nuance et du manichéisme.
À la dialectique : toute propriété est sacrée (libéralisme) / aucune propriété n’est sacrée (marxisme), je réponds : la plupart des propriétés sont sacrées / quelques propriétés ne sont pas sacrées.
Et j’en conclus : la norme doit être le respect des propriétés ; Toute mise en cause, une exception.