Vous oubliez aussi de mentionner des paysages andins à couper le souffle, un dépaysement total, une diversité climatique (sécheresse du Chaco, humidité des plaines du Nord Est, froid de l’Altiplano, climat méditerranéen de Tarija), des produits agricoles sains et savoureux, une insécurité limitée par une justice populaire indigène parfois expéditive.
Pour la maximisation de la rente payée par les actifs, il y a plus proche. Le Maroc offre une défiscalisation totale sur les retraites françaises et le billet aller retour en low cost est 20 fois moins cher.
Les expatriés en Amérique du Sud sont moins des rentiers que des actifs en recherche d’opportunités de développement, le billet d’avion constituant une barrière relativement importante à l’entrée (ainsi que la barrière culturelle).
Les Français qui sont partis coloniser la moitié de l’Afrique au 19e siècle ne se sont en effet pas posés la question de leurs points de retraite.
L’occident stagne, le reste du monde progresse, l’humanité doit elle forcément s’en plaindre. Au moins, puisque notre histoire coloniale nous a donné les manettes des institutions internationales, nous limitons la casse durant nos crises avec des intérêts nuls, voire négatifs et le recours à la planche à billets sans dévalorisation drastique de nos monnaies. Ou en serions nous avec des taux à 10% et des produits importés au double des prix actuels ? La conséquence directe serait une relocalisation de nos industries certes, mais au prix d’une paupérisation à court terme extrêmement destructrice.
Le postulat de départ me semble faux. Avec une concentration par mètre carré 6 fois inférieure aux Pays Bas, nous ne sommes pas un pays densément peuplé.
Si les politiques d’aide au secteur pouvaient se comprendre face à un BTP déprimé au milieu des années 90, toutes les aides depuis le milieu des années 2000 lorsque les prix se sont décorellés des revenus, l’ont été pour des motivations financières et fiscales et non sociales. Nous sommes dans une situation où la solvabilité des entrants n’est pas plus enviable que celle des sub primes outre atlantique.
Le prochain volet de la crise occidentale viendra de la crise immobilière des pays méditerranéens, d’ici 2012. Les conséquences seront d’autant plus dévastatrices qu’il ne sera alors plus question de socialiser les pertes comme durant l’éclatement des bulles anglo saxonnes, les taux d’endettement des Etats n’étant plus extensibles. Ce sont les propriétaires qui cette fois paieront la facture (essentiellement les générations les plus âgées).