La base d’une bonne gestion reste la diversification. Tout miser sur BP serait comme tout miser sur l’Etat français pour sa retraite, une pure folie.
La répartition elle aussi a besoin des marchés pour pouvoir distribuer des revenus dans un contexte ou il y a plus de sortants que d’entrants. Les gains de capitaux sont essentiels aux Etats providence endettés. Il leur faut gonfler artificiellement toujours plus la valorisatoin de leurs actifs au fur et à mesure de l’accélération de leur dette. Les plus values générées dégagent de plus de l’impôt permettant de financer la répartition. L’Etat français n’échappe pas à ce Grand Casino. Lors de son intervention télévisée de Juillet, Sarkozy se vantait « de n’avoir pas fait perdre de capital aux Français », il admettait ouvertement la dépendance de l’Etat envers le bulles d’actifs et son interventionnisme pour les favoriser. Lorsque Baroin récemment confiait qu’il attendait « que le marché de l’immobilier remonte » pour céder les biens immobiliers de l’Etat, lui aussi affichait sans complexe la volonté de l’Etat d’intervenir dans un marché sous influence.
Nos économies occidentales se sont desindustrialisées, elles ont vendu leur avance technologique aux nouveaux pays industrialisés contre des promesses d’accès à leur marché domestique. Que nous reste t il, sinon le capital, pour créer de la richesse et garder un avantage compétitif sur nos anciens vassaux ?
Insultes, menaces, xénophobie...merci d’avoir enfin fait tomber le masque.
Il semble que l’auteur ait mis le doigt sur un point sensible. Les notions d’équilibre budgétaire sont trop vulgaires, ou trop complexes, pour les lobbyistes de la fonction publique, surtout si cela revient à remettre en cause leurs privilèges.
Le temps n’est plus aux écrans de fumée à coups de calomnie médiatique contre les réformateurs. Nous ne sommes plus en 1995. L’égoisme corporatiste à crédit a vécu faute de crédit.
Lorsque des pays aux ressources généreuses sont gérées avec rigueur et transparence, toute la population est bénéficiaire.
Venezuela, Argentine, Bolivie...
Lorsque des pays aux ressources généreuses sont gérés sur des principes idélogiques, la corruption maintien la population en état de dépendance alors que l’élite se constitue des rentes pérennes.
On voit bien que le bien être d’un pays dépend moins de la richesse de son sol que de la qualité de ses institutions.
Merci pour cette précision. Il semble donc que Mme Bettancourt ait choisi de faire confiance à l’administration fiscale. Sa bonne volonté, utilisée par certains politiques de manière abusive pour activer la machine à haine populiste, a été bien mal récompensée, tout comme son choix de conserver son domicile fiscal sur le territoire français.
C’était vrai il y a 30 ans, Claude, vous avez raison.
L’argument d’un « salaire visbile » inférieur a servi d’ailleurs aux différentes administrations pour négocier des privilèges non visibles. Mais au fur et à mesure du temps, l’écart s’est comblé, sous la double pression des corporatismes publics et du chômage structurel induit par les charges salariales dans le privé. L’effet de cliquet de l’avantage acquis leur a permis d’obtenir le beurre et l’argent du beurre. Mais cela ne leur suffit pas, ils voudraient aussi le sourire du contribuable.