Vous vous trompez, Le Naif, je ne suis pas en faveur des bulles de capitaux, je soutient le plein emploi, seule garantie d’un bien être durable et d’une croissance saine.
Le fait que nos systèmes sociaux dépendent exclusivement de la valorisation de nos actifs a quelque chose de terriblement angoissant, puisqu’artificiel.
Je suis entièrement d’accord avec vous Mr Koutouzis.
La crise du crédit a été induite par les politiques laxistes de crédit du début des années 2000. Il fallait alors compenser la perte de liquidités suite à l’effondrement de la bulle internet par une autre, bien plus dangereuse, celle de l’immobilier, Dangereuse parce qu’elle touche cette fois la majorité de la population et concerne un besoin primaire de logement, obligeant les populations à s’engager dans la spirale du crédit pour pouvoir s’offrir un toit.
Mais les gouvernements naviguent à vue et parent au plus urgent. A chaque fois qu’une bulle d’actif menace de se dégonfler, ils sont obligés de produire encore plus de liquidités pour éviter une récession généralisée.
Une remontée des taux serait vertueuse, mais elle entraînerait un ajustement des valeurs mobilières et immobilières vers des niveaux réalistes. Or, notre économie est déconnectée du réel, puisque la croissance, les dépenses publiques et privées dont devenues exclusivement dépendantes des valorisations du capital.
Lorsque les syndicats opposent aux logiques d’équilibre budgétaire, l’actif de nos pays, ils adoptent une logique purement capitaliste, puisqu’ils lient automatiquement les dépenses sociales à la valorisation des actifs. En défendant des taux d’intérêts nuls afin de libérer des liqiudités, ils défendent une politique spéculative, en favorisant les bulles d’actifs , l’investissement en capital plutôt que sur le travail. Ils sont en complète contradiction avec leurs intérêts mais ne semblent pas en avoir conscience.
Cette fuite en avant ne peut avoir qu’une issue. Une implosion généralisée du système. Personne ne peut bien sur s’en réjouir, mais l’absence de courage et de bon sens mène inéluctablement au naufrage.
En tant qu’ingénieur, on aurait pu attendre un minimum de rigueur dans votre analyse.
L’emploi, la valorisation des entreprises et le niveau des dépenses sociales (dette) dépend avant tout de la croissance mondiale en économie ouverte.
Votre syllogisme aurait pu être divertissant s’il s’agissait d’une étourderie, mais à l’évidence, cette erreur d’interprétation est volontairement idéologique.
Il aurait été intéressant que vous mettiez en parallèle les résultats des Pays Bas et de la France sur la période, l’un choisissant le des options libérales et l’autre des options dirigistes. On aurait alors pu constater que les taux de chômage et d’endettement de nos voisins du Nord ont largement surperformé les nôtres.
Quant aux bulles mobilières et immobilières suite aux politiques de taux bas depuis 2003, sont elles le reflet de la bonne santé de nos économies ou au contraire caractérisent elles la nécessité du recours automatique à l’effet de levier du crédit pour compenser une désindustrialisation rapide.
L’honnêteté intellectuelle est décidément une ressource de plus en plus rare.
Et pourtant, il existe des professions qui manquent cruellement de main d’oeuvre en France, particulièrement dans les régions désertées.
Nous devons importer des infirmières de toute l’Europe pour faire face aux besoins et au déficit de formation. Dans les campagnes isolées, les populations sont plus agées que dans les métropoles. Les emplois d’aide à la personne vous sont ils interdits par votre handicap ?
Les agriculteurs dans ces régions aux paysages enchanteurs complètent leurs revenus en ouvrant leurs portes aux touristes. Le complément de revenu d’un « bed and breakfast » ne vous aiderait il pas à compléter vos revenus de manière efficiente ? Quid du télétravail, en suivant une formation en illustration numérique ? Une boutique ebay en tant avec un statut d’entrepreneur individuel.
Hier soir, je regardais une émission sur Paris. On y voyait des étrangers arrivés en France sans aucune maîtrise du français qui avaient su s’intégrer et développer un commerce lié à leur culture d’origine, en bénéficiant des outils d’aide à l’intégration...Pourquoi des français nés en France ne pourraient ils pas s’en sortir au moins aussi bien ?
La question de fond ne concerne pas les 1% du capital de l’héritière de l’Oréal délocalisés, mais les 99% qui produisent toujours de l’impôt en France malgré les nombreux appels du pied de coquilles fiscales frontalières totalement légales.
Cette campagne de lapidation médiatique la fera certainement réfléchir sur la justesse de son choix patriotique. Elle fera probablement le bonheur de nos voisins belges, luxembourgeois ou suisses.