B comme Bulle d’actifs. B comme Bureaucratie omniprésente. B comme Beugler avec les veaux.
La question de fond ne concerne pas les 1% du capital de l’héritière de l’Oréal délocalisés, mais les 99% qui produisent toujours de l’impôt en France malgré les nombreux appels du pied de coquilles fiscales étrangères totalement légales.
Cette campagne de lapidation médiatique la fera certainement réfléchir sur la justesse de son choix patriotique. Elle fera certainement le bonheur de nos voisins belges, luxembourgeois ou suisses.
Et pourtant on a du mal a faire le lien entre ces français qui quittaient tout pour aller développer des terres incultes loin de leur lieu de naissance et ceux qui aujourd’hui comptent leurs points de retraite et s’inquiètent pour l’avenir.
La confortable couette de l’Etat providence a transformé des populations conquérantes et aventurières en brebis gavées d’anxiolitiques.
Les tension communautaristes affichée ouvertement par les intervenants ne font qu’illustrer que la notion de peuple ne peut se baser que sur une certaine homogénéité, qu’elle soit ethnique, culturelle ou religieuse.
Ceux qui ont écrit la déclaration des droits de l’homme n’avaient pas d’ambition universelle. La meilleure illustration fut la colonisation de l’Afrique au 19e siècle par une population soit disant non esclavagiste.
De Gaulle avait bien compris que l’Islam n’était pas soluble dans les valeurs républicaines et cette réalité fut la raison principale de la décolonisation. Si l’Algérie était restée un département français, nous serions de fait aujourd’hui un pays de culture musulmane.
Ceux qui ici veulent parler au nom du « peuple français » ne comprennent cette réalité. Ils font de l’ethnocentrisme, ce qui les amène à de graves contresens.
La départementalisation de Mayotte constitue en ce sens une grave erreur. Intégrer au pré carré une ile aux antipodes n’ayant aucune cohérence ethnique, culturelle et religieuse avec la métropole porte les germes de futurs conflits et incompréhensions. Comment intégrer ces populations alors que la métropole n’a jamais été consultée, qu’aucun débat n’a été engagé. Comment refuser l’intégration de la Turquie à la communauté européenne sur des critères religieux alors que nous n’appliquons pas ces mêmes principes sur notre territoire...
Ce qui manque à nos politiques, c’est une ligne directrice vraiment cohérente.