Votre article vient malheureusement après une série d articles de même nature ce dernier mois. J ai peur que votre article ne se distingue pas suffisamment des articles précédents pour motiver de nombreuses nouvelles réactions.
L économie est faite de cycles où on distribue en période de vaches grasses et on se serre la ceinture en bas de cycle.
Si certains corporatismes refusent de s adapter à la réalité au nom de leur capacité de nuisance, c est l ensemble de la population qui est contrainte de s endetter pour financer leurs avantages acquis au prix d un chantage économique sur ceux qu ils sont censés servir.
Les avantages acquis sont censés contrebalancer la pénibilité du statut de fonctionnaire. Si le rapport de subordination est inversé, et que le public doit se mettre au service des corporatismes, c est le public qui doit être protégé.
Quel mandat avez vous obtenu pour utiliser le « nous » des jeunes générations d Européens dont vous désirez hypothéquer l avenir ?
Rappelons que la crise des subprimes est la conséquence d une bulle immobilière créée et entretenue par une politique de taux faibles.
Le retour à des taux d intérêts positifs hors prélèvements et inflation permettra non seulement aux prêteurs de rémunérer leur prise de risque mais aussi aux jeunes générations de pouvoir acquérir un logement à un prix déflaté de la spéculation à crédit.Bref, un retour à une situation normale.
Lorsque le coût du crédit devient sensible, les Etats sont aussi obligés d équilibrer leur budget, au profit pour les jeunes générations qui voient le poids de leurs dettes futures réduites d autant.
Le Chef de l Etat, comme son nom l indique, incarne l Etat. Il n est pas illogique, en conséquence, qu il prenne position à charge sur ce procès médiatique, où la victime est un représentant de l Etat.
On n attend pas, même au nom de la présomption d innocence, de la famille d une victime qu elle adopte une position neutre.