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Forest Ent

Forest Ent

Catholique engagé, ingénieur et docteur ès sciences, j'exerce depuis 30ans des fonctions d'études, recherche et direction technique (ou call-girl, je ne sais plus).
Mon blog :
forestent.blogspot.fr
Vous y trouverez un livre à télécharger.

 

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  • Premier article le 18/04/2006
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Derniers commentaires



  • Forest Ent Forest Ent 26 octobre 2008 21:40

    J’ai cru comprendre qu’une partie au moins des LBO a été initiée par les hedge funds.

    La très grande majorité. Les hedge funds n’investissaient qu’un quart ou moins de la valeur, et les banques prêtaient le reste ... à l’entreprise elle même. D’où le L pour "leverage".

    Le but est de réorienter sa gouvernance pour maximiser à court terme sa rentabilité pour les actionnaires.

    Ca dépend des fonds. C’est vrai pour certains. Il y en a qui avaient des stratégies à plus long terme.

    Les moyens pour y parvenir sont évidents et classiques : tailler dans les coûts fixes et variables, vendre des actifs, délocaliser la production, au détriment du développement à moyen et long terme.

    Il y a là trois choses différentes. Essayer de diminuer ses coûts est une démarche normale de toute entreprise. Sacrifier l’investissement est une démarche plus suicidaire. Ca s’est effectivement vu. Délocaliser est un sujet plus politique.

    Ce qui vient de tuer les hedge funds est paradoxalement de n’avoir pas été les pires. Les banques d’invest et assurances ont fait faillite d’abord. Du coup, tout le monde a eu besoin de cash, et a retiré ses sous des hdege funds, ce qui a obligé ceux-ci à liquider dans des conditions catastrophiques.

    Ca reste quand même les banques d’invest qui ont le plus merdé. Et ce sont elles qui ont permis tous ces LBO en prêtant aux hedge funds. La manifestation principale d’une bulle de crédit, c’est le leverage, et ce sont bien les banques qui en sont à l’origine, pas les funds, qui n’investissaient presque rien. On peut dire que les hedge funds ont été un des nombreux outils par lesquels les banques ont caché leurs vices. Je ne suis pas sûr que cela serve d’incriminer en particulier tel ou tel acteur. Globalement, l’ingénierie financière a pété les plombs et causé un sinistre complet. C’est une corporation unique que l’on retrouve un peu partout et qui a ici été coupable d’endogamie. D’oligarchisme, quoi.

    Mais il y a un point qui me semble majeur dans la catastrophe actuelle, que vous n’avez pas mis en avant dans la description que vous faites de la gestion "tendue" des entreprises par les financiers. Ils ont poussé les entreprises à avoir le moins possible de capitaux et de trésorerie immobilisés, ce qui est entré dans le calcul de pas mal de LBO. Les économies étaient considérées comme un luxe coûteux et superflu. Maintenant, avec le credit crunch, nous allons voir un paquet d’entreprises couler, et pas des moindres, parce qu’il va leur manquer un peu de trésorerie pour finir le mois. Ca me semble l’effet le plus pervers de l’ingénierie financière sur l’économie réelle, c’est typique du LBO, et je trouve qu’on en parle bien peu. Pour l’instant...



  • Forest Ent Forest Ent 26 octobre 2008 19:21

    @ JPC45

    Je ne vois pas où est le souci, j’ai mis les deux. Pour la BNP, le ROE tournait autour de 20% et le E/P de 10%, donc un rapport de 2. Ca fait de toutes façons beaucoup trop dans les deux cas. Toutes les banques avaient un E/P de 10%. Sur un marché supposé concurrentiel, ça ne tient pas la route.

    Sinon, il n’y a pas de bonne mesure de "rentabilité". Les bénéfices de l’actionnaire sont les dividendes et les plus values. Ce sont des éléments très variables. Les résultats de l’entreprise donnent une idée des revenus futurs possibles, mais ils ne sont pas directement des éléments de valeur pour l’actionnaire. Il est normal de disposer de plusieurs indicateurs différents et plus ou moins concourants pour évaluer une entreprise.

    Le meilleur, comme on le voit pour les banques, c’est le temps. Mais si l’on pouvait prévoir les résultats de tous les placements, ce serait trop facile. Mon conseil pour novembre : jouer encore la volatilité, le mois pourrait être encore un peu agité.



  • Forest Ent Forest Ent 26 octobre 2008 18:14

    Selon des témoins, la seule chose que Jacques de Molay aurait dit lors de son exécution aurait été : "ouille, ouille, ouille".

    Il est exact que Philippe le Bel a procédé à des dévaluations, selon la méthode de l’époque : rajouter un peu de cuivre dans les pièces d’or.



  • Forest Ent Forest Ent 26 octobre 2008 18:07

    Oui, il vaut mieux revenir aux données de base :

    http://invest.bnpparibas.com/fr/pid541/donnees-clefs.html

    Ci-dessous les chiffres fin 2003 et fin 2006 pour la BNP, en milliards d’euros :

    Capitalisation boursière (P) : 45,1 et 76,9
    Résultat net : (E sauf dividendes) 3,76 et 7,31
    Rentabilité des capitaux propres selon normes françaises : 15,3% et 21,2%
    Résultat net/valeur boursière (E-/P) : 8,3% et 9,5%

    Quelle que soit l’unité de mesure, il y avait un truc qui n’allait pas. Les banques gagnaient trop de sous, tout au moins elles en avaient l’air. En fait, deux secteurs faisaient les 2/3 des bénéfs du CAC40 : banque et pétrole. Ce n’est pas faute de l’avoir dit ici.



  • Forest Ent Forest Ent 26 octobre 2008 16:57

    Peu probable. Leur richesse était surtout immobilière. Et ils venaient de claquer tout leur cash dans un débarquement raté au Liban.

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