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France libre

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  • France libre 15 mars 2011 20:07


    ========== COMPARAISON 2007 - 2012 ===============

    Comme le rappelle l’Equipe UPR sur la page Facebook (http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau# !/upr.francoisasselineau/posts/200616689957329), le FN avait demandé l’interdiction des sondages en 2007.

    Cela mérite explication.

    A partir de 2006 et en vue de l’élection de 2007, les médias et les « instituts de sondage » :

    a)- avaient insisté sur le caractère extraordinaire de Nicolas Sarkozy : il était dynamique, volontaire, fonceur, compétent, il allait redresser la France, etc., etc.

    b)- avaient quasiment interdit d’antenne le FN (qui ne tarda pas à chuter, plus personne ne parlant de M. Le Pen),

    c)- avaient en revanche fait mousser des sondages très flatteurs en faveur de Ségolène Royal, à partir de mars 2006,,

    d)- avaient insisté sur les conflits internes au PS,

    e)- avaient également focalisé l’attention des Français sur Olivier Besancenot.

    L’objectif poursuivi à l’époque était de faire élire coûte que coûte Nicolas Sarkozy. Il fallait donc :
    - le présenter comme l’homme de la situation,
    - dégager la voie à sa droite (en neutralisant le FN),
    - promouvoir une candidate socialiste très discutée dans ses propres rangs,
    - et affliger cette dernière d’une extrême gauche embarrassante.

    Le FN, à l’époque l’une des victimes de la manipulation, avait en effet dénoncé une manipulation scandaleuse et réclamé l’interdiction des « sondages ». Mme Royal les trouvait en revanche remarquables.

    ---

    Le scénario se réédite cette fois-ci mais avec une permutation des rôles : il s’agit de faire élire coûte que coûte Dominique Strauss-Kahn. C’est pourquoi les médias et les « instituts de sondage » :

    a)- insistent sur le caractère extraordinaire de Dominique Strauss-Kahn : il est dynamique, volontaire, fonceur, compétent, il va redresser la France, etc., etc.

    b)- ont quasiment interdit d’antenne le NPA et l’extrême gauche (qui sont en train de chuter, plus personne ne parlant de M. Besancenot),

    c)- font en revanche mousser des sondages très flatteurs en faveur de Mme Le Pen, à partir de mars 2011, soit en suivant exactement la même chronologie qu’en 2006 avec Mme Royal (mais avec 20 à 25 points de moins que Mme Royal),

    d)- insistent sur les conflits internes à l’UMP.
    (On peut même imaginer comme assez vraisemblable que les dirigeants de l’UMP - pas les militants !- sont complices de l’opération visant à l’élection de Strauss-Kahn et qu’ils pourraient s’ingénier à présenter l’UMP de façon désunie, peut-être même avec 2 candidatures fratricides, dans l’objectif d’assurer la présence de Mme Le Pen au second tour).

    L’objectif poursuivi est de faire élire coûte que coûte Dominique Strauss-Kahn. Il faut donc :
    - le présenter comme l’homme de la situation,
    - dégager la voie à sa gauche (en neutralisant NPA et LO),
    - promouvoir un (voire 2) candidat(s) UMP très discuté(s) dans ses propres rangs,
    - et affliger celui-ci (ou ceux-ci) d’une extrême droite embarrassante et si possible présente au second tour.

    Le FN, cette fois-ci l’un des grands gagnants de la manipulation, exulte devant ces « sondages ». Mme Royal y voit en revanche une manipulation scandaleuse.

    -------------------------

    Mme Royal est en train de réaliser que le Système ne l’a utilisée, en 2006-2007, que dans le seul but de faire élire Nicolas Sarkozy. Maintenant, le Système a décidé de la jeter aux « poubelles de l’Histoire » : les médias se dérobent sous ses pas, les « sondages » ne la mentionnent plus, sa fin programmée est assez pathétique. Quant à ses partisans qui avaient imaginé, au soir du second tour de 2007, que Ségolène Royal serait élue en 2012, ils vont commencer eux aussi à réaliser l’ampleur de la manipulation.

    Le Système a prévu le même scénario pour Mme Le Pen en 2017.
    Il compte bien l’utiliser en 2012 pour faire élire Dominique Strauss-Kahn et la jeter aux « poubelles de l’Histoire » ensuite.
    En 2016, les médias se déroberont sous les pas du FN et de Mme Le Pen, comme ils se sont dérobés sous les pas de son père en 2006-2007 et comme ils se dérobent sous les pas de Ségolène Royal en ce moment. Les partisans de Mme Le Pen, qui imaginent qu’elle peut être présente au second tour en 2012 et être élue en 2017 tombent ainsi dans une illusion comparable (mais plus fantasmatique puisque cela se situe avec 20 à 25 points de moins que Mme Royal) à celle des partisans de Mme Royal qui tablaient sur 2012....

    -------------------------

    N’en déplaise aux militants enflammés de tel ou tel parti politique qui nous en veulent de les forcer à regarder la réalité en face, l’UPR ne « roule » ni pour ou contre le FN, ni pour ou contre l’UMP, ni pour ou contre le PS, ni pour ou contre qui que ce soit. L’UPR ne « roule » que pour le redressement de la France et la libération des Français.

    Or cette libération ne peut se réaliser qu’à une condition préalable : sortir la France de ces manipulations sordides qui vident de sens la démocratie et les élections. Et l’on ne sortira pas la France de ces manipulations à répétition sans en exposer clairement le mécanisme aux Français.

    C’est ce que fait l’UPR.

    =========================================



  • France libre 7 mai 2007 18:05

    A part me traiter d’« anti-européen de base », vous n’avez rien d’autre à me répondre ? Oui ou non, les points que j’évoque sont-ils exacts ? Peut-être ne savez-vous pas le rôle réel des Commissaires européens ? Ou alors peut-être trouvez-vous normal que ce sujet soit systématiquement censuré, et que ceux qui en parlent soient systématiquement tournés en ridicule, comme vous le faites vous-même avec mon long texte qui méritait mieux, me semble-t-il, que votre mépris.



  • France libre 7 mai 2007 14:13

    Il n’est en effet pas normal qu’un candidat ayant obtenu 18% des suffrages au premier tour ne puisse pas faire une déclaration à la télévision le soir du second.

    Mais il est assez curieux de voir M. Bayrou et ses partisans s’indigner soudain de cette censure, comme si le phénomène était d’une nouveauté renversante.

    Rappelons par exemple qu’en 2002, M. Le Pen était au second tour mais que le traditionnel débat télévisé entre les deux finalistes a été tout bonnement annulé par M. Chirac, avec l’approbation ulcérée de toutes les élites politiques et médiatiques, au motif que M. Le Pen était un danger pour la démocratie. A l’époque, tout le monde a trouvé cela très normal et très bien, y compris M. Bayrou.

    Nous ne sommes pas favorables à M. Le Pen. Mais, sauf erreur, le principe même de la démocratie, c’est justement d’accepter de débattre avec quiconque, sans exclusive, y compris et surtout avec ceux qui n’ont pas vos idées. Si l’on censure allègrement Le Pen en 2002, pourquoi se gêner de censurer Bayrou en 2007 ?

    Ajoutons que la censure des medias est d’une bien plus grave ampleur que celle qui touche les personnes de MM. Bayrou et Le Pen.

    Car c’est toute la campagne présidentielle qui a été manipulée. Depuis plus d’un an, les medias se sont ingéniés à faire croire aux Français qu’ils n’avaient pas d’autre choix qu’entre M. Sarkozy et Melle Royal. Tout a été fait pour que la question la plus imporante soit éludée. A savoir : QUI A LE POUVOIR DE DECIDER ENCORE DE QUOI EN FRANCE ?

    Poser cette question, c’est poser le problème du vol de démocratie consubstantiel à la « construction européenne ». Car la vérité, c’est que le président de la République française, quel qu’il soit, n’a pratiquement plus de pouvoir sur rien et que tous les grands choix politiques sont déjà verrouillés, à l’insu des Français, par cette fameuse « construction européenne » qu’il est, semble-t-il, sacrilège de remettre en cause.

    Ainsi :

    • toute politique monétaire est verrouillée par la Banque Centrale Européenne ,

    • toute politique de relance économique est verrouillée par le Pacte de stabilité et le Commissaire espagnol Almunia,

    • toute modification substantielle en matière d’immigration est verrouillée avec les Accords de Schengen et les décisions du Commissaire italien Frattini,

    • toute politique en matière d’environnement et de lutte contre les OGM est verrouillée par le Commissaire grec Dimas,

    • toute politique de lutte contre les délocalisations est empêchée par les Commissaires néerlandaise Kroes, britannique Mandelson, irlandais McCreevy, et polonaise Hubner,

    • toute politique de protection de notre industrie est rendue impossible par les Commissaires néerlandaise Kroes, britannique Mandelson et irlandais McCreevy,

    • toute politique d’harmonisation fiscale est empêchée par les commissaires hongrois Kovacs et polonaise Hubner,

    • tout refus d’entrée de la Turquie est verrouillé par le Commissaire finlandais Rehn,

    • tout projet d’Europe sociale est tué dans l’oeuf par une grande majorité de Commissaires avec la connivence du Commissaire tchèque Spidla,

    • tout projet de protection du modèle agricole français est mort-né puisque la fin de l’agriculture française est déjà programmée par les commissaires britannique Mandelson et danoise Fischer-Boel,

    • tout projet de réduction de notre contribution budgétaire colossale à l’UE est nul et non avenu car verrouillé par la Commissaire lithuanienne Grybauskaité

    • tout projet de politique internationale opposée à celle des Néo-Conservateurs américains est rendu impossible par le verrouillage organisé par la Commissaire autrichienne Ferreo-Waldner et surtout par le « Haut Responsable de la PESC » l’Espagnol Javier Solana,

    • etc.,

    CONCLUSION

    Que dit M. Bayrou de cette réalité-là ? RIEN. Au contraire, il est pour. Lui aussi pratique donc la censure vis-à-vis de tous ceux qui jugent que le problème central de la France réside bien dans la perte de notre souveraineté nationale.

    Dans ces conditions, la censure dont il a été victime à la télévision ne nous réjouit pas et nous la déplorons. Mais elle n’est pour nous que la toute petite partie émergée de l’iceberg sur lequel est en train de se fracasser la France.

    PS : Ceux que ces réflexions intéressent peuvent demander la Charte Fondatrice de l’Union Populaire Républicaine à [email protected] La Charte (7 pages) leur sera envoyée en format pdf et leur donnera peut-être matière à idées nouvelles.

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