1) Toute l’histoire de notre espèce Homo sapiens, depuis ses origines il y a 3,000 générations et cent cinquante millie ans, s’est déroulée dans le sens d’une différentiation de l’espèce, à l’image de toutes les espèces vivantes.
2) On ne voit pas pourquoi il ne continuerait pas d’en être ainsi dans le futur. On voit encore moins pourquoi l’histoire se déroulerait tout à coup à rebours pour en revenir à la situation d’homogénéïté qui prévalait il y a 150,000 ans lorsque l’humanité ne comptait que quelques centaines d’individus. Il y a cent cinquante mille ans tous les hommes étaient peut-être à peau noire, sans groupe sanguin différencié et tous "Duffy" négatif, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.
3) L’espèce humaine, par sa domination sur la Nature, est la seule qui soit capable de façonner son environnement au point de d’influencer indirectement les conditions de la pression sélective qui s’exerce sur elle-même, de même qu’elle influence, directement ou indirectement, les conditions de la pression sélective qui s’exerce sur toutes les autres espèces animales.
4) C’est l’environnement qui sélectionne les mutations les plus adaptées. En ce qui concerne plus particulièrement l’espèce humaine, l’environnement est constitué non seulement par l’environnement physique mais désormais aussi par l’environnement culturel.
Dans un certain nombre de milliers de générations, les dérives génétiques que l’on observe aboutiront à l’appartiton de nouvelles espèces d’hominidés, Homo sapiens ne sera pas le dernier de sa lignée.
Même un âne pourrait le comprendre, à condition qu’il n’obéisse pas à une idéologie qui le lui interdise et qui lui commande de croire et de proclamer le contraire !
Ce n’est pas le cas chez l’homme qui peut se reproduire avec tous ceux de son espèce.
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Et alors ? j’ai déja dit que l’argument de l’interfécondité n’était pas suffisant.
Un coyotte peut être croisé avec un chacal, un âne avec un cheval, un tigre avec un lion, certains de ses croisements peuvent se reproduire et d’autres non, il y a une progressivité dans la différentiation des espèces.
Les Chimpanzés et les Hommes sont sans doute interféconds, mais il est douteux que le produit de ce croisement puisse être lui-même fécond.
En revanche un Dobermann peurt se croiser avec un Malinois et leur produit sera fécond.
De même qu’Homo sapiens sapiens pouvait sans doute être croisé avec Homo sapiens néhandertalensis, et leur produit était sans doute fécond, il n’empêche que les deux races étaient bien distinctes et que l’une a disparu tandis que l’autre prospérait.
Pour ce qui est des races de chiens, il est vrai que l’Homme a joué un rôle dans la différentiation des différentes races de chiens domestiques : il a orienté et accéléré les effets de la sélection naturelle en fonction de ses propres choix esthétiques ou autres.
Encore un fois : Et alors ?
L’Homme interviendra peut-être de façon toute aussi directe et volontaire dans la sélection de l’espèce humaine, on appelle cela l’eugénisme, pour le condamner, mais il n’empêche que la thérapie génique et la lutte contre les maladies génétiques sont des formes d’eugénisme, qu’il sera très difficile d’empêcher.
Quoiqu’il en soit, et même sans aller jusqu’à des interventions eugénistes conscientes de l’Homme sur son propre génome, il n’en demeure pas moins que le pouvoir de modifier à sa guise son environnement et de le façonner à son désir, entraine ipso facto une intervention de l’Homme dans les conditions de formation de la pression sélective qui s’exerce sur sa propre espèce.
Il s’agit déja d’un asservissement de la Nature aux buts et aux désirs de l’espèce humaine, qui aura des conséquences sur sa propre évolution.
Une de ces conséquences sera l’accélération de l’évolution de l’espèce. Voila tout ce que je dis.
Quoi qu’il en soit du problème du racisme, on ne progressera pas dans la connaissance du phénomène tant qu’on refusera d’admettre que les difficultés ne reposent pas sur des questions de couleur de peau, mais bien sur des différences culturelles.
C’est si vrai que l’exode des "petits blancs" des "quartiers" qu’on n’appelait pas encore "banlieues sensibles" s’explique exclusivement par des incompatibilités de comportements, d’us, de coutumes, de moeurs, de manières, avec les nouveaux venus...