"Dans nos systèmes classiques, ces structures de société ont toujours été des structures verticales, où le haut, c’est-à-dire le politique, imposait son point de vue au bas. Ce système ne peut plus fonctionner. D’une part en raison de l’abaissement du politique, qui est décrit plus haut, et d’autre part, et surtout, en raison de l’émergence du bas."
@ wesson
Vous pensez que je cautionne ce sinistre personnage, c’est un clin d’oeil à ses bras cassés qui se "repend" et dit tout le contraire d’il y a encore 6 mois.
Comprendra qui voudra.
Dans un constat courageux, Pierre-Antoine Delhommais prévoit, dans sa chronique Le poisson rouge et l’hyperinflation, parue dans Le Monde du 15 mars, ce que nous avons annoncé ici contre vents et marées et depuis longtemps : que le danger d’une hyperinflation « à la Weimar » est inscrite dans les gênes d’une bulle spéculative qui a prospéré au détriment de l’économie réelle et du bien-être des populations.
« En huit mois, écrit Delhommais, on a à peu près perdu confiance en tout. Dans les banques et leurs traders, mais aussi dans les Sicav monétaires, l’immobilier, les Bourses, Bernard Madoff, Alan Greenspan, la capacité des marchés à s’autoréguler, celle des autorités de contrôle à contrôler, des banques centrales à prévenir les crises ou les Etats à prévenir les crises ou des Etats à les enrayer ».
Cependant, « il reste au moins une chose dans laquelle on garde aujourd’hui une totale confiance : la monnaie papier... ». Pourtant, craint-t-il, « cette confiance dans la monnaie pourrait ne pas durer, commence-t-on à entendre ici et là » en se référant à quelques commentaires partielles de Patrick Artus et autres Warren Buffet.
Reconnaissant que cela puisse paraître étrange d’évoquer le danger d’hyperinflation à un moment où la planète est menacée de déflation, l’auteur note qu’« une phase d’hyperinflation serait une conséquence logique et ultime du jeu du mistigri que constitue la crise des subprimes », un jeu dans lequel chaque agent économique surendetté passe « le mistigri » auprès de l’agent économique suivant : les ménages auprès des banques, les banques auprès des Etats, et les Etats, enfin, auprès des banques centrales.
« Or pour faire face, ces dernières sont aujourd’hui contraintes d’utiliser ‘des outils non conventionnels’, à savoir des moyens que les lois de l’économie interdisent. Les banques centrales américaine, japonaise, britannique, suisse achètent directement les emprunts que leurs propres Etats lancent pour financer le sauvetage des banques et les plans de relance. En clair, elles monétisent les dettes publiques et privées. Pas de jaloux. L’expression savante de ‘quantitative easing’ dont on se sert pour désigner leur action ne doit tromper personne : les banques centrales font tourner la bonne vieille planche à billets. Jusqu’à quand cette monnaie créée en très grande quantité et assise sur des actifs de moindre qualité continuera-t-elle à inspirer confiance ? » (...)
D’ailleurs, « certains commencent à se demander sérieusement si l’Occident ne va pas connaître le sort du Zimbabwe ».
Avant d’en arriver là, disons qu’il est grand temps de donner la parole aux médecins qui ont fait le bon diagnostic et de permettre aux patients d’échapper à la maladie.
En gros pour faire plaisir au propriétaire, et donc du respect du droit de propriété, il faut absolument mettre les gens dans la rue ? Et le respect des gens d\\\’avoir un toit ? N\\\’est pas plus important que le droit de propriété ? La stabilité sociale n\\\’est pas plus important que le droit de propriété qui d\\\’ailleurs n\\\’est pas remise en cause car c\\\’est de l\\\’usufruit qui en est question en fait ...
Et si les propriétaires étaient moins cupide, à l\\\’image des spéculateurs, qui écrasent les gens ...
Quand vous aurez répondu à toutes ses questions, vous pourrez donner des leçon aux pauvres bougres qui a le choix soient de vivre dignement ou dans la rue pour vous faire plaisir ...
Quand les banques centrales se relâchent, ça sent l’hyperinflation...
Le 5 mars entrera comme une date historique dans l’histoire du XXIe siècle, celle du début de la plus grande hyperinflation des temps modernes.
Car ce jour, pour la première fois depuis sa longue existence de 315 ans, la Banque d’Angleterre, par la voix de son gouverneur Mervyn King et du Chancelier de l’échiquier Alistair Darling, a annoncé qu’elle mettait en route la planche à billets. Il s’agit d’imprimer 75 milliards de livres (environ 85 milliards d’euros), première tranche d’un total de 150 milliards de livres. Après avoir baissé son taux à 0,5%, le gouvernement Britannique estime qu’il s’agit de l’arme ultime capable d’empêcher que l’économie britannique sombre dans une grande dépression ou « souffre » d’un « excès de déflation ». En réalité, l’argent fraîchement imprimé servira à racheter des emprunts d’Etat et des obligations d’entreprise, en bref, à colmater les brèches d’un système bancaire agonisant.
Cependant, même en Angleterre, personne n’est assez niais pour ne pas y voir le spectre menaçant de la grande crise hyperinflationniste de l’Allemagne de Weimar ou celle qui a ruiné plus récemment le Zimbabwe. Un éditorialiste du Telegraph note que « créer de l’argent, après tout, est une illusion - et, en temps normaux, conduit à une hyperinflation du type Zimbabwe ».
Le fait que la mesure est qualifiée, en termes techniques, de « quantitative easing » (traduit en français comme « assouplissement », ou « relâchement » quantitatif), a réveillé le talent de plusieurs caricaturistes outre-Manche. Un dessin dans le quotidien The Independant montre Gordon Brown poussant une brouette remplie à raz bord avec des billets sous forme de rouleaux de papier hygiénique. Brown y annonce : « Je ne fais que sortir pour un peu de relâchement quantitatif »... En bref, Gordon Brown annonce la couleur, méfions-nous des odeurs !
De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a baissé jeudi ses taux d’intérêts d’un demi point à 1,50% et son président Jean-Claude Trichet a annoncé que la BCE n’exclut pas d’adopter à son tour des mesures d’assouplissement quantitatif pour stimuler l’économie. « Je ne veux pas en dire plus pour le moment », a-t-il indiqué, ajoutant que la BCE communiquerait à ce sujet en temps voulu.
En référence à ces propos, Christine Lagarde s’est félicitée que la BCE envisage des voies d’action « non conventionnelles » pour juguler la crise. « Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est de constater que, après la Fed, maintenant la Banque d’Angleterre, et peut-être la BCE -c’est en tout cas ce que laisse supposer les déclarations des uns et des autres- envisagent des mesures un petit peu alternatives et non conventionnelles », a-t-elle ajouté.