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Je suis ingénieur, libertarien, de l'école autrichienne d'économie.

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  • Premier article le 25/01/2008
  • Modérateur depuis le 23/01/2009
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Derniers commentaires



  • gdm gdm 20 décembre 2008 14:01
    @George Cake
    Vous évoquez le paradoxe que le banquier prête 100 et demande 110, en incluant les intérêts. Le paradoxe est de savoir ou trouver les 10 qui n’ont pas été créés. Vous voyez une contradiction, voire un mensonge, et même une insulte qui serait faite à votre bon sens dans ce paradoxe.

    Ce paradoxe n’est pas une contradiction, ni un mensonge. Ce paradoxe provient d’une erreur, fréquente, sur la nature de la monnaie, sur la nature d’un billet de banque. Je vais tenter de vous l’expliquer par une robinsonade, c’est à dire une fable de deux personnes sur une île déserte. Une robinsonade est un procédé de raisonnement qui tente de fabriquer un environnement artificiel pour isoler un problème théorique.

    Sur une île déserte, deux individus ont choisi des grammes d’or comme monnaie pour s’échanger leurs productions respectives. Un individu est pêcheur. L’autre est agriculteur. Le pêcheur de poissons a l’habitude de vendre son poisson fumé au prix de 1 gramme d’or pièce. Et l’agriculteur à l’habitude de vendre 1 gramme d’or chaque kilo de blé. Les deux habitants acceptent volontiers ces prix d’échange et les considèrent comme équilibrés.

    La quantité de grammes d’or est limitée sur l’île déserte à 100 grammes d’or. Un des deux individus prête 100 grammes d’or à son compagnon d’infortune de l’île déserte. Le prêteur, disons ici le banquier, demande à l’emprunteur de lui rembourser 110 grammes d’or.

    Nous sommes ici exactement dans le cas du paradoxe que vous évoquez. Et pourtant l’emprunteur va rembourser les 110 grammes d’or au banquier. Comment va-t-il faire ? Non, il n’y aura ni magie, ni escroquerie. Seulement une grande logique fondée sur la nature exacte du billet de banque.

    L’emprunteur est le pêcheur. L’agriculteur est le banquier. Le pêcheur produit des richesses et pêchant et en fumant ses poissons. Son client est le banquier-agriculteur. A chaque fois que le pêcheur-emprunteur vend un poisson fumé à l’agriculteur-banquier, le pêcheur reçoit 1 gramme d’or. Lorsqu’il a vendu 100 poissons, le pêcheur emprunteur possède 100 grammes d’or. Il rembourse le banquier-agriculteur des 100 grammes d’or de l’emprunt. Ensuite, le pêcheur continue a vendre 10 poissons au banquier et obtient ainsi 10 grammes d’or. Puis, il remet ces 10 grammes d’or au banquier en paiement des 10 grammes d’or des intérêts dus.
     
    Dans le monde, il existe 1000 fois moins de monnaie en circulation que la masse des produits à vendre. C’est une erreur fréquente de croire qu’il existerait autant de masse monétaire que de quantité de marchandises à vendre. La robinsonade des poissons témoigne que la quantité de monnaie importe peu pour assurer la possibilité des échanges.
     





  • gdm gdm 20 décembre 2008 12:40

    @dup
    vous posez la question de savoir ce qui se passe lorsque l’emprunteur ne rembourse pas le banquier. La réponse est simple. Le banquier perd une somme d’argent égale au montant du pret non remboursé. C’est une créance douteuse qui est une perte d’exploitation pour le banquier. Le banquier sait qu’un partie des creances sur les emprunteurs ne seront pas remboursées. Le savoir faire du banquier est de savoir choisir les emprunteurs qui rembourseront.

    Lorsque le montant total des creances douteuses est trop importante, la perte du banquier est trop importante. Le montant des actifs devient alors inférieur aux engagements. Le banquier se trouve alors en risque de faillite, comme n’importe quel autre entrepreneur.

    Les emprunteurs privés parviennent à rembourser les enprumpts, sauf un petit pourcentage. Sinon, la justice et la police viennent rapeller les emprunteurs a leur engagement contractuels. Mais les Etats ne remboursent pas toujours et ont tendance a augmenter leurs dettes indéfinement. Aucune police ne viendra saisir les biens appartenant à un Etat.

    Le problème est que la monnaie est fabriquée par l’Etat au travers de la Banque Centrale. La quelle Banque Centrale autorise sous certaines conditions les banques commerciales à émettre de la monnaie. Ainsi, les banques commerciales pretent à l’Etat, meme lorsqu’elles savent que l’Etat ne remboursera pas. Le niveau de l’endettement des Etats est une cause majeure du risque monétaire actuel.



  • gdm gdm 19 décembre 2008 02:43

    @quen_tin
    Le ton de votre propos ne me convient plus. merci. bonne continuation.



  • gdm gdm 18 décembre 2008 14:14

    @quen_tin

    Lorsque vous dites que je nierais la réalité du réchauffement, vous commettez deux erreurs. La première erreur est que je ne nie pas qu’un réchauffement existe peut-etre. Je dis que les preuves avancées n’ont pas réussi à me convaincre de la validité des theses réchauffistes.

    Votre deuxième erreur est de confondre l’analyse des faits et les faits eux-meme. Lorsque je constate que certains continuent à débattre, c’est un fait que vous ne contestez pas, que vous ne niez pas, puisque vous le rapellez justement. Alors, sans nier la realité, je peux avoir une analyse différente de la vôtre.

    Un avocat est payé pour défendre une cause. Le fait d’être payé pour défendre une cause ne suffit pas à invalider les arguments de celui qui défend cette cause. Le fait que les fonctionnaires sont payés pour soutenir les thèses étatistes de leur employeur, ne suffit pas à dire que ces fonctionnaires mentiraient.

    Tenter de disqualifier son aversaire pour disqualifier son discours est souvent un argument faible. Et cet argument peut se retourner facilement contre chacun des adversaires lors d’une discussion ou d’un débat. Le plus souvent, la paresse intellectuelle et l’habitude de croire sont les plus grands fondement des convictions individuelles. Mais la conviction politique peut influencer, à son insu, les convictions scientifiques de qq’un.

    Un mondialiste aura tendance à croire plus facilement qu’un libéral au réchauffisme. En effet, le libéral est un adversaire naturel du mondialisme. Le mondialiste accueillera avec moins de réticence une hypothese qui permettra d’instaurer un gouvernement mondial autoritaire, et infiniment sage, qui bridera enfin cette liberté humaine, qui est, selon lui, la source de tous les maux de la Terre.

    Un avocat aura tendance à épouser sincerement la cause de son client. C’est un processus d’autopersuasion habituel. Un intellectuel devra en avoir conscience s’il souhaite avancer dans la connaissance. En ce sens le militantisme a tendance à s’interdire ce doute méthodologique, doute nécessaire pour la méthode scientifique.

    Vous citez des liens vers des articles qui soutiennent les diverses theses des réchauffistes. J’aurai peut-etre assez de connaissances scientifiques pour arbitrer entre deux discours scientifiques. Je prefere donc écouter les deux thèses, écouter le débat. Tant que les réchauffistes n’auront pas invalidé les theses des anti-réchauffistes, je m’abstiens de croire aux thèses réchauffistes. J’ai lu le rapport du GIEC. Il contient suffisamment d’erreurs scientifiques majeures pour jeter un discredit sérieux sur la qualité des auteurs.

    Une erreur majeure des réchauffistes est leurs thèses économiques sur les conséquences d’un éventuel réchauffement. Ces thèses économiques sont contestables. S’il existe un réchauffement, il convient d’étudier les deux options : s’adapter ou dépenser des milliers de milliards de dollars chaque année supplémentaires. Gaspiller des milliards volées aux contribuables, c’est détruire des libertés, c’est détruire des vies humaines, c’est assassiner des milliers d’individus.



  • gdm gdm 18 décembre 2008 00:42

    @quen_tin
    il existe objectivement un débat entre des individus qui soutiennent des theses opposées. Ce n’est pas sérieusement constestable que ce débat existe. il suffit de lire internet pour vous en convaincre. Vous ne pouvez donc valablement dire que ce débat n’existerait pas.

    Le fait que vous soyez convaincu d’avoir choisi la thèse exacte, et non pas la thèse inexacte, peut vous persuader d’avoir raison. Mais il ne vous permet pas de nier la realité, laquelle est de constater que le débat scientifique continue, que le débat politique continue, que le débat économique continue.

    D’autres soutiennent la thèse inverse de la vôtre avec la même conviction que la vôtre.

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