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Geneste

Jean-François Geneste
Ancien représentant de la CFTC à fédération européenne de la métallurgie.
J'ai un vif intérêt pour la science en général, les maths et la physique en particulier.
Auteur de 5 ouvrages :
"Logique de défense : 30 idées en 200 pages" Bénévent mai 2008
"Ainsi marchait l'humanité" Bénévent janvier 2009
"Physique : de l'esprit des lois" Cépadues novembre 2010
"Politique industrielle : des idées neuves pour demain", CFTC, novembre 2010
"Petit traité de philosophie moderne du libre arbitre" 2011 disponible uniquement sur Kindle

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  • Premier article le 18/12/2008
  • Modérateur depuis le 10/01/2009
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Derniers commentaires



  • Geneste 11 janvier 2011 18:57

    J’étais au courant, mais je trouve utile de le rappeler. Merci pour cet article.



  • Geneste 11 janvier 2011 18:34

    La fabrication d’un véhicule à un endroit donné répond à des questions de rapports entre couts de transports et de frais salariaux : il est ainsi plus pratique et économique de faire fabriquer une voiture à faible prix dans un pays ou les couts salariaux sont moins élevés du fait du niveau de vie.

    Oui, mais seulement s’il n’y a pas de droits de douane. C’est d’ailleurs là le but de ces droits, protéger les populations locales.

    En plus, une telle localisation permet d’apporter un emploi stable à une population qui n’en n’est pas pourvue.

    Oui, mais avant de se préoccuper d’autrui, il vaudrait mieux se préoccuper des nôtres !

    Il faut aussi différencier les véritables délocalisations ( un produit fait en France le sera en Turquie par exemple ) d’un simple accroissement de production, qui ne coûte pas un emploi perdu. Les usines ouvertes au Brésil ne visent qu’à satisfaire la demande croissante du marché brésilien et sud-américain sans fermer de postes en France, mais sans en créer non plus.

    Même dans le cas du Brésil, le coût des investissements consentis est une forme de vol aux salariés qui n’ont pas eu ce retour d’investissement dans leur propre outil de travail, que ce soit pour augmenter la productivité, améliorer les conditions de travail ou faire de la R&D et donc garder un éventuel leadership dans le domaine.



  • Geneste 9 janvier 2011 22:12

    Pas du tout d’accord ! C’est d’ailleurs le problème majeur de notre pays qui n’a pas compris le lien irrémédiable entre conception et fabrication. Je vous renvoie à mon ouvrage « politique industrielle : des idées neuves pour demain » qui traite ce sujet en profondeur et disponible auprès de la CFTC www.cftc.fr. En deux mots, après la première vague de délocalisations des productions en Asie, nous verrons inéluctablement se concentrer dans cette zone les capacités de conception. C’est déjà bien commencé, mais le « tsunami » sera pour environ 2020 (opinion personnelle).



  • Geneste 9 janvier 2011 22:08

    OK sur les technologies moins performantes, mais reconnaissez que nous consommerons un produit unique. Néanmoins, pour l’automobile, parce que le coût de revient pour l’utilisateur est un élément essentiel, on peut raisonnablement penser que les technologies moins performantes disparaîtront...



  • Geneste 9 janvier 2011 13:20

    @JJ. Je reprends vos arguments un par un

    Je suis étonné par certains éléments de votre raisonnement.
    Vous dites que "si nous étions dans le stict cadre d’une compétion nationale les fuites industrielles n’auraient aucun impact concret, y compris dans le domaine de la défense."
    A ce que je sache avant la mondialisation, les différents blocs politico-industriels se livraient à une lutte ardante pour « voler » à leurs rivaux des secrets industriels ayant des impacts dans la défense. La lutte était infiniment plus farouche que de nos jours et les Etats y étaient directement impliqués.

    Vous êtes à côté de la plaque sur ce point. S’il n’y avait, disons, qu’une seule nation pour le monde entier, l’espionnage industriel ne produirait pas les mêmes méfaits. Dans votre réflexion, vous introduisez des pays tiers. Ce n’est pas le cas dans mon raisonnement. Par ailleurs, imaginer que la lutte est moins farouche aujourd’hui qu’avant prouve que vous vivez sur un nuage. C’est bien pis aujourd’hui et, sans révéler mes sources, le top 3 des pays qui espionnent le plus la France est, dans l’ordre, les USA, l’Allemagne et l’Espagne ! La Chine est dans le top 10 mais pas dans le top 3.

    Concernant votre argument sur la délocalisation : vous dites que c’est une trahison des salariés par les Directions, puisque cela permettrait des fuites de diverses technologies. Vous semblez ignorer, ou feignez d’ignorer que dans le cas des délocalisations les technologies concernéessont protégées par des brevets ou qu’elles sont à un niveau de partage sans risques.

    J’imagine, mais peut-être à tort, que vous ne travaillez pas dans l’industrie. Déposer un brevet est assez rapide, mais faire le développement correspondant peut prendre 5 à 10 ans. Les brevets ne sont protégés que 20 ans au total et des pays comme la Chine ou l’Inde ne respectent pas le droit international des brevets même s’ils clament l’inverse et l’Occident, comme toujours, se refuse à les sanctionner.

    Concernant les transferts de technologies vous tenez le même typede raisonnement : ce serait une trahison envers les personnels ! et semblez oublier que loin d’être une perte sèche pour l’entreprise cela est dans certains cas la condition pour lui ouvrir des marchés qui, sans ce transfert, lui resteraient fermés. Fermés veut dire pas de production supplémentaire, donc moins d’emploi.

    Cet argument fallacieux, servi régulièrement par les sphères patronales, me semble éculé. Je constate qu’avant la mondialisation il n’y avait pas de chômage. La rupture s’est faite semble-t-il, en 1974. C’est Maurice Allais prix Nobel d’économie qui le dit et le démontre dans de nombreux ouvrages (lisez celui de 1999 par exemple). Les faits sont donc là. Le reste est de la théorie qui ne marche pas. Néanmoins, vous avez raison sur un point. Moins de marché signifie une perte sèche pour les actionnaires. Mais les salariés ? Nos compatriotes dont aujourd’hui 4 millions sont au chômage officiellement et probablement le double officieusement ? Et il n’y a pas parmi eux, tant s’en faut, une majorité de fainéants qui souhaitent vivre de la charité publique !

    Bref votre argumentaire repose sur de la casuistique ou sur une réelle ignorance des différences qu’il y a entre une décision voulue, maîtrisée et controlée de communiquer un savoir faire, une technologie et celle, subie et donc sans bénéfices pour l’entreprise et ses personnels.

    Le problème de la décision voulue, au seul bénéfice des actionnaires et au détriment général des salariés est qu’elle ne peut en aucun cas être contrôlée (cf les trains à grande vitesse coréens ou les « maglevs » chinois ou encore le nucléaire coréen qui nous a ravi récemment des marchés au Moyent-Orient). Il est un leurre de penser pouvoir contrôler cela, car, sinon, c’est faire preuve d’un racisme invétéré en pensant que les autres peuples ne seront pas capables de faire ce que nous faisons. Les choses ne marchent, bien heureusement, pas comme cela. Je reprends néanmoins vos dernier mots. Quand vous êtes ouvrier, avec peu de qualification et que l’on transfère votre travail en Chine, quel est le bénéfice que vous obtenez ? Ceux qui fabriquaient des Renault Clio sont bien en peine aujourd’hui d’avoir du travail en France et que feront ceux qui restent sur ce que l’on appelle pompeusement le « haut de gamme » lorsque la dernière délocalisation sera achevée et qu’ils seront en concurrence avec des personnes payées un bol de riz par jour ?

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