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Gérard Ayache

Gérard Ayache

Gérard Ayache a enseigné la communication et l’information à l’Université de Paris 1. Il est un spécialiste de l’étude de l’information et conseille depuis plusieurs années des entreprises, des organisations publiques, médiatiques ou politiques. Il dirige l’Institut Infométrie, dont la vocation est l’étude des comportements sociétaux, des systèmes informationnels et des technologies avancées de l’information.
Son dernier livre, Homo Sapiens 2.0 - Introduction à une histoire naturelle de l’hyperinformation, est publié par les éditions Max Milo. Il paraîtra en mai 2008 (blog : http://www.homosapiens2.com)
Il a aussi notamment publié, La grande confusion (France Europe Editions, 2006), L’image des multinationales (PUF), La bataille des images (Larousse).

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  • Premier article le 28/06/2006
  • Modérateur depuis le 04/07/2006
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Derniers commentaires



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 4 septembre 2006 14:03

    Je suis d’accord avec vous que cela n’a aucun sens philosophique. En revanche cela en a un pour les théoriciens de l’ultra-libéralisme contemporain, et la pensée dominante qu’ils nous infligent. C’est en cela qu’ils pervertissent les racines mêmes du concept de liberté.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 4 septembre 2006 12:53

    Bonjour Demian

    Vous n’avez pas tort, mais cela montre à quel point, cette démocratie, nous y tenons, et qu’elle nous donne bien du souci par ces temps de grande confusion.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 3 septembre 2006 10:47

    Votre commentaire va tout à fait dans le sens de ce que je pense et écrit. Il y a un vrai travail à faire sur les concepts de liberté, de juste, de bien, d’intérêts communs, de perspectives universelle des enjeux, de mise de l’humain (au sens général d’humanité dans sa diversité) au coeur des actions.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 1er septembre 2006 15:07

    @ Sylvain Reboul

    Dire que « le vote n’est en rien une procédure de décision » me paraît hâtif. Voter, jusqu’à nouvel ordre, c’est choisir ; donc participer d’un processus personnel de décision.

    « Nécessité de simplifier la complexité pour agir » Pour simplifier la complexité (donc pour la synthétiser) il faut déjà la comprendre. Ce n’est pas souvent le cas.

    Que le vote actuel soit un moindre mal, soit. Mais faut-il pour autant s’interdire de chercher à imaginer d’autres formes possibles de processus démocratiques ? Je ne le crois pas.

    @ Zen

    Pour ma part, je ne considère nullement la politique comme le pré-carré des experts. Au contraire puisque j’appelle à la mobilisation des intelligences de chacun pour influencer, contrôler et agir en politique.

    @ Marsupilami

    Je ne sais pas ce que c’est que « la vraie politique ». En revanche, ce que je sais, c’est que les recettes traditionnelles ne viendront jamais à bout des dérives et des désastres causés par l’« hypercapitalisme mondialisé ».Pour au moins une raison : la politique est ancrée sur un peuple et sur un territoire. Or l’hypermonde n’a plus de peuple mais des individus et n’a plus de territoire mais un espace de réseaux multidimensionnels.



  • Gérard Ayache Gérard Ayache 1er septembre 2006 11:52

    Bonjour Thierry

    Votre papier m’incite à provoquer la réflexion suivante :

    La démocratie a pour principe de restituer le pouvoir au peuple par le mécanisme du vote. Mais les difficultés de l’exercice électoral que vous soulignez dans votre article mènent à une question brutale : la démocratie est-elle simplement réalisable ? Rousseau lui-même se posait la question : « S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes » (Contrat Social, II, 4)

    Si l’on va au fond de l’idée on peut se demander si le concept de gouvernement démocratique veut dire quelque chose. En effet, la démocratie est la négation de toute forme de gouvernement, plus exactement, de tout principe transcendant de régulation des relations entre les hommes. De là à dire que la démocratie est de même nature que l’anarchie, il n’y a qu’un pas. L’expression fait peur, mais pourtant...L’anarchie est liée dans l’esprit commun au désordre puisqu’elle rejette l’ordre gouvernementaliste et ses diverses sources de légitimation. En réalité, l’anarchie pense l’ordre de la communauté dans l’immanence, c’est-à-dire comme institution du collectif dans un espace multidimensionnel, à géométrie variable.

    Cet espace commun n’est pas éloigné de celui que l’on appelle aujourd’hui cyberespace, intelligence collective, démocratie participative, etc. Un espace peut-être à inventer dans lequel les initiatives individuelles seraient questionnées, recoupées et connectées pour tenter de comprendre et d’agir sur les réalités et les enjeux complexes ; en bref, pour gouverner.

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